Si les Français plébiscitent la qualité des formations dispensées dans les grandes écoles, 66% d’entre eux se disent mal informés au sujet de l’enseignement supérieur. Alors comment jeunes, parents, entreprises perçoivent-ils ces pépinières pour les talents de demain ? C’est la question à laquelle la Conférence des Grandes Ecoles répond dans une grande enquête CGE / TNS Sofres publiée cette semaine.

 

Les grands enseignements de l’enquête

 

8 français sur 10 ont une bonne opinion des grandes écoles. Contrairement aux idées reçues, ils plébiscitent majoritairement le caractère sélectif de ces formations. Ainsi 72% des Français pensent qu’une formation qui sélectionne ses étudiants offre un diplôme mieux reconnu sur le marché du travail. Les jeunes de 16 à 20 ans font d’ailleurs confiance aux BTS (38%) et aux grandes écoles (36%) pour leur assurer un emploi. Ils en attendent assez logiquement des formations toujours plus professionnalisantes, 60% d’entre eux voyant en effet en l’insertion professionnelle une priorité pour l’enseignement supérieur.

 

Et du côté des entreprises, 9 recruteurs sur 10 ont une bonne opinion des grandes écoles.

 

 

 

Des écoles et des diplômés pleins de qualités !

 

 

Des freins qui font écho aux priorités de la CGE

 

Malgré une reconnaissance des qualités des formations et des diplômés des grandes écoles, ce sondage pointe du doigt l’autocensure intellectuelle persistante qu’ont encore 6 Français sur 10 vis-à-vis de ces établissements. D’abord parce qu’ils les connaissent mal. Lorsqu’on leur demande de citer des grandes écoles, l’ENA, Polytechnique, Sciences Po, St Cyr, Centrale, les Mines et autres ESSEC sortent en effet très nettement du lot, occultant ainsi toute la diversité qui caractérise pourtant les grandes écoles françaises. Les questions du coût des études et de la mixité sociale restent également très prégnantes. Ainsi 49% des personnes interrogées pensent que la différence principale entre grandes écoles et universités est le coût, alors même que 63% de ces écoles et que 90% des prépas sont publiques. En parallèle, ce sondage révèle aussi que 75% pensent qu’un passage dans une grande école constitue un investissement financier rentable.

 

Un réel besoin de renforcer l’information auprès des Français

 

Spécialités, voies d’accès, possibilités d’aides, de bourses… autant de thématiques au cœur des réalités des grandes écoles et sur lesquelles les Français ont donc besoin d’information. Un travail de sensibilisation qui constitue une des priorités de la CGE dans une optique de renforcement de l’ouverture sociale des Grandes Ecoles. « Notre objectif est de faire en sorte que sur l’ensemble du territoire, dans chaque famille, aucune jeune femme, aucun jeune homme, ne puisse écarter les grandes écoles de son choix par manque d’informations, par autocensure intellectuelle, ou par méconnaissance des différentes voies d’accès, du coût réel de la formation et des dispositifs d’aide » indique Anne-Lucie Wack, Présidente de la CGE.

 

C’est pourquoi la CGE organise une grande journée de débats le 12 mai prochain à Paris. Etudiants, parents, entreprises, tous sont conviés pour mieux comprendre le modèle grande école et échanger sur les thématiques qui intéressent les jeunes talents et qui comptent parmi les principaux chantiers de la CGE : mixité sociale, financement de l’enseignement supérieur et performance des dispositifs de formation.

 

Le saviez-vous ?

Plus de 8 jeunes diplômés d’une grande école sur 10 trouvent un emploi moins de 6 mois après leur sortie d’école et 92.7% entre 12 et 15 mois après leur sortie d’école.

 

Le panel de l’enquête