La madeleine de Proust de Camille Mansouri ? La pâtisserie. Tombée dans le moule toute petite, elle a fait de sa passion un métier. Formée au Cordon Bleu, elle est aujourd’hui Chef de partie en pâtisserie à l’hôtel de Crillon. Attrait pour la cuisine, féminisation du secteur, aspirations… Portrait d’une chef complètement food !

 

D’où vous vient votre passion de la pâtisserie ?

J’ai grandi en voyant ma grand-mère cuisiner et préparer de nombreux gâteaux. Très vite, ma mère m’a appris à utiliser les ustensiles de la cuisine. Dès quatre ans, je savais utiliser le four à micro-ondes, les plaques… La cuisine est la pièce de la maison où je me sens le mieux. Elle m’a toujours fascinée. Aujourd’hui, quand je ne travaille pas, je suis incapable de couper entre ma vie pro et ma vie perso. Je n’ai qu’une hâte, c’est de rentrer chez moi et d’imaginer le prochain gâteau que je vais faire.

Pourquoi avoir choisi Le Cordon Bleu ?

Mon Bac S en poche, je me suis renseignée sur les écoles et leurs formations en pâtisserie. Je me suis donc orientée vers Le Cordon Bleu, l’établissement qui proposait l’apprentissage le plus complet. Cette formation m’a permis de me confronter à une grande variété de techniques et gâteaux : entremets, chocolaterie, sucre d’art…

« Mon plus grand rêve aujourd’hui est de devenir chef ! »

Votre parcours après l’école ?

Le Cordon Bleu m’a permis de décrocher les meilleurs stages dans Paris. J’ai eu la chance de travailler à l’Hôtel de Crillon où on m’a proposé de rester à la suite de mon stage en tant que commis, ce que j’ai accepté. Lors de sa fermeture pour travaux, j’ai intégré des établissements prestigieux : Le Fouquet’s en qualité de Demi-Chef de partie, le Four Season de Saint-Jean-Cap Ferrat en tant que Chef de partie. Et aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir retrouvé l’Hôtel de Crillon comme Chef de partie au restaurant gastronomique l’Écrin.

Comment imaginiez-vous votre métier avant vos études ?

Je ne voulais pas d’un travail où je suis assise pendant huit heures à un bureau. J’aime ce que je fais. Je vis même à 100m de mon travail pour être le plus proche possible de l’hôtel. Mon plus grand rêve aujourd’hui est de devenir chef !

« D’ici 5 à 10 ans, la plupart des pâtissiers seront des femmes »

Comment appréhendiez-vous cet univers masculin ?

C’est un aspect qui ne m’a jamais posé de problème. J’ai toujours fait des rencontres extraordinaires. Au Fouquet’s, j’ai rencontré deux hommes qui m’ont tout appris. Aujourd’hui ils sont devenus mes meilleurs amis. En outre, la pâtisserie se féminise beaucoup. Les demandes de stages que l’Hôtel de Crillon reçoit émanent principalement de jeunes femmes. D’ici 5 à 10 ans, la plupart des pâtissiers sera des femmes.

Aujourd’hui, quel est le moment de votre job que vous préférez ?

J’aime me préparer au service, mettre en place mon poste et ressentir cette petite anxiété avant que tout commence. Les moments sont tous différents !

Quelle est la suite ? Lancer votre propre pâtisserie ?

Non. Depuis que je suis sortie de l’école, ce que j’aime le plus, c’est évoluer au sein d’établissements prestigieux comme l‘Hôtel de Crillon. J’ai la chance de pratiquer au sein de ces laboratoires de pâtisserie qui sont super !

Les créations de Camille Mansouri

La pâtisserie que vous préférez préparer ?

J’aime énormément faire la pâte à chou, mais c’est une question difficile. Il n’y a pas de dessert que je n’aime pas préparer. En revanche, la pâtisserie que je préfère déguster, c’est le Kouign-amann.

Un dessert que vous avez créé récemment ?

Il s’agissait d’un avant-dessert, proposé pendant 4 mois au restaurant, composé d’une panna cotta à l’amande, un granité au vinaigre, un petit gel pectiné à l’alcool.