Dans un contexte économique difficile, le taux d’employabilité de l’ingénieur Supélec reste à un très haut niveau à près de 96 %. Témoin de la qualité de l’enseignement et de l’adéquation entre la formation proposée et les enjeux actuels rencontrés par les entreprises. Patrick Aldebert, Directeur du Cursus Ingénieur Supélec, présente les compétences clés des jeunes ingénieurs sur lesquelles reposeront le nouveau cursus commun CentraleSupélec proposé dès 2018. Violaine Cherrier

 

Ces dernières années, les secteurs et fonctions occupées par les jeunes diplômés ont connu quelques fluctuations. Les domaines de la banque et de la finance ainsi que la fonction de chef de projet ont vu leur attractivité augmenter. Toutefois, les secteurs traditionnels de l’ingénieur Supélec restent inchangés et majoritairement choisis par les jeunes diplômés. Le monde des entreprises évolue, leurs besoins aussi. En réponse, l’École proposera un nouveau cursus commun à l’horizon 2018 : « Ce nouveau cursus sera construit autour d’une approche compétences et positionnera l’élève comme acteur de son cursus et de son projet professionnel. »

Un enseignement structuré autour de neuf macro-compétences

  1. Ingénierie des systèmes complexes: établie sur un large socle scientifique et technique transdisciplinaire permettant d’aborder l’analyse, la gestion et la conception de systèmes complexes dans leur globalité en intégrant toutes leurs composantes (scientifiques, technologiques, économiques, humaines…)
  2. Expertise dans un domaine particulier: en ayant approfondi ses connaissances dans une des disciplines des sciences de l’ingénieur tout en maîtrisant les autres.
  3. Innovation et créativité: pour innover et s’adapter rapidement aux changements technologiques et socio-économiques.
  4. Création de valeur: pour savoir comprendre les besoins des clients, discerner et saisir les opportunités et agir au bon moment.
  5. Multiculturel: pour évoluer avec aisance dans un environnement international et multiculturel au sens large (autres nationalités, autres profils…)
  6. Numérique: pour tirer tous les partis des technologies numériques, évoluer avec elles, innover et « disrupter ».
  7. Capacité à convaincre : en sachant communiquer, fédérer les équipes et susciter l’adhésion à ses projets
  8. Faire preuve de leadership: au sein de ses projets et de son équipe.
  9. Sensible aux enjeux de la société, respectueux d’autrui et conscient de ses responsabilités.

 

L’école affiche une ambition claire : « Se positionner comme leader dans le domaine de l’ingénierie des systèmes complexes. »

Préparer l’ingénieur de demain

Pour Patrick Aldebert, « il doit tout d’abord être un scientifique de haut niveau doté des capacités d’analyse et d’abstraction qui font la force des ingénieurs « à la française », maîtrisant les sciences et les technologies pour analyser, concevoir et réaliser des systèmes complexes. Il doit également être capable d’imaginer des solutions nouvelles et innovantes et savoir les mettre en œuvre en faisant preuve de leadership et d’une attitude d’intrapreneur. Il doit enfin être capable d’évoluer dans un contexte international pour être un acteur des grandes mutations technologiques qui s’annoncent, notamment dans le domaine du numérique. »

L’ingénieur innovateur

Les sciences de l’information, de l’énergie et des systèmes sont au cœur des grands enjeux sociétaux actuels : biotechnologies, énergie, cybersécurité, réalité augmentée, super calculateur, big data, nanotechnologies, objets connectés, réseaux informatiques et électriques, Smart Grids… L’exigence de l’innovation dans ces domaines doit être transmise très tôt dans le cursus via des pédagogies adaptées et orientées vers l’action. Ainsi, les études de laboratoire et les projets, qui ont toujours occupé une place importante dans le cursus ingénieur Supélec, contribuent à développer l’esprit d’initiative, de fortes capacités créatives, le sens de l’efficacité et la confiance dans son savoir-faire.

Fonctionner en mode projet : « Une très grande variété de projets est proposée aux élèves, permettant de stimuler leurs capacités d’innovation. Pour des acquis pédagogiques identiques, chacun peut trouver la forme pédagogique qui lui convient et même, proposer des projets personnalisés. Pour les plus ambitieux, des projets longs à caractère recherche ou innovation, s’étalant sur une année et faisant intervenir des élèves de 1re et 2e années ont été mis en place autour de thématiques d’actualité (drones, sécurité des réseaux  par exemple). En 3e année, les élèves consacrent une part importante du premier semestre à des projets sur des sujets à la pointe de la recherche ou de l’innovation, proposés par des partenaires industriels. » Dans le futur cursus, les étudiants auront toujours de nombreuses opportunités de travailler sur des problématiques pluridisciplinaires proposées par les entreprises.  À la clé : donner du sens grâce à des problèmes issus du monde réel et habituer les élèves à travailler en réponse aux besoins d’un client.

« Doter les élèves-ingénieurs de toutes les compétences, aptitudes et valeurs pour concevoir et gérer des systèmes complexes, conduire des projets de transformation et relever les défis du 21e siècle. » Patrick Aldebert, Directeur du Cursus Ingénieur Supélec

CentraleSupélec, cap sur l’école qui prépare aujourd’hui les ingénieurs de demain