Communiqué de presse:

Jeunes adultes nés à la fin du siècle dernier, les millennials, qui nourrissent tous les fantasmes, représenteront 50 % de la population active mondiale dans moins de cinq ans. Afin de comprendre, au-delà des stéréotypes, qui ils sont réellement et quelles sont leurs attentes, notamment dans leur rapport au travail, CBRE a lancé, à l’échelle internationale et avec Ipsos, l’une des enquêtes les plus importantes auprès de 13 000 millennials âgés de 22 à 29 ans, répartis sur 12 pays.

 

CBRE France en a extrait les résultats à l’échelle française. Dans un contexte où les entreprises françaises se livrent une compétition acharnée pour attirer les meilleurs talents, il leur est nécessaire de connaître ce qui motive les millennials afin d’identifier les leviers à actionner pour adapter l’environnement de travail pour mieux les attirer.

 

LA QUALITÉ DE L’ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL, UN FACTEUR DE FIDÉLISATION DES MILLENNIALS ?

La réponse est sans équivoque : 72 % d’entre eux sont prêts à envisager des concessions pour bénéficier d’un meilleur environnement de travail. La taille et la renommée de l’entreprise n’apparaissent plus comme les seuls critères d’attractivité : près d’un tiers des répondants affirme être prêt à partir pour une entreprise de dimension plus modeste et moins renommée, en contrepartie d’une amélioration de leur environnement de travail.

QU’ENTENDENT-ILS RÉELLEMENT PAR « AMÉLIORATION DE LEUR ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL » ?

À la question de savoir quels services ou équipements offerts seraient susceptibles d’influencer leur décision de changer de travail : les services traditionnels comme la restauration (40 %) ou l’espace café (27 %) sont plébiscités. Transparaît également une attention nouvelle aux problématiques de bien-être au travail : les espaces et services de repos (35 %), de relaxation (28 %) ou encore la présence d’espaces verts sont aujourd’hui largement mis en avant (27 %).

Aussi, l’idée selon laquelle l’espace de travail type d’un millennial serait le croisement entre une cafétéria et une chambre d’adolescent, coloré et ludique, relève plus du mythe que de la réalité : seuls 14 % des sondés souhaitent, en effet, la présence de salles de jeux dans leur environnement de travail.

Concernant la typologie des bureaux, 25 % des millennials français estiment préférer les différentes formes d’open space ou espace collaboratifs, avec ou sans bureau fixe ou dans n’importe quelle partie du bâtiment, alors que 66 % d’entre eux privilégient le bureau fermé, seul ou à plusieurs : le caractère statutaire du bureau n’est peut-être pas mort…

 

LES MILLENNIALS, DES HYPER-URBAINS ?

Lorsqu’on s’intéresse à leur localisation de travail privilégiée, les millennials se montrent beaucoup plus ouverts qu’attendu. Pour 73 % d’entre eux les petites et moyennes villes sont plus attractives que les centres des grandes villes (53 %). Les localisations rurales apparaissent même pour 46 % des répondants comme attrayantes. Les raisons possibles de cet intérêt pour ces localisations « alternatives » ? : leur difficulté à se loger compte tenu des loyers trop chers dans les hyper-centres des grandes métropoles.

Autre fait marquant : 39 % souhaitent un temps de trajet domicile-travail de 30 minutes maximum, le plus faible taux de tolérance parmi l’ensemble des pays interrogés.

 

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