Mutations économiques et amplification des contraintes règlementaires : face à ces défis de taille, quel est l’avenir d’un jeune financier attiré par le secteur mutualiste, un écosystème original qui a particulièrement bien résisté à la crise ?

© Jakub Jirsák - Fotolia

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LES VERTUS DU MODÈLE MUTUALISTE
Qu’ils soient bancaires ou assurantiels, les organismes mutualistes ont tous en commun un modèle qui se dessine comme une véritable alternative au traditionnel modèle capitalistique. Basée sur les principes de responsabilité, d’égalité, de transparence, de proximité, de solidarité et d’indépendance, la mutuelle ne poursuit pas un but lucratif. Sans actionnaire, elle rassemble des sociétaires qui sont à la fois bénéficiaires des offres et services proposés et décisionnaires des orientations stratégiques. Une structure démocratique à la gestion prudente qui permet au secteur mutualiste de mieux résister à la crise économique et financière.

 

LES OPPORTUNITÉS POUR LES JEUNES FINANCIERS
Mais si elles tirent leur épingle du jeu dans des périodes économiques incertaines, l’accroissement des systèmes de régulation européens (Solvabilité II en tête) fait craindre un affaiblissement de leur modèle. Ces nouvelles règles applicables au secteur assurantiel risquent en effet d’entrer en conflit avec les spécificités mutualistes. Les profils financiers qui s’y intéressent ont donc tout intérêt à se diriger vers le risk management. Souvent oubliés, voire même délaissés par les jeunes diplômés, les métiers en lien avec le contrôle et la gestion des risques s’avèrent en effet passionnants dans ce contexte règlementaire accru. Professionnels des chiffres, ils devront aussi savoir se muer en communicants pour expliquer la gestion des risques et y faire adhérer les sociétaires. Alors que 38 millions de Français sont protégés par une société d’assurance mutuelle aujourd’hui, les challenges qui s’ouvrent à eux sont aussi nombreux qu’ambitieux.

 

CW