Spécial Handicap

 

 

Depuis sa création en 1998, l’association Starting Block « a pour but de faire s’engager des jeunes sur des thématiques de solidarité », parmi lesquelles le handicap. Ces mots, ce sont ceux de Tomas Graff, responsable de la campagne Handivalides qui, chaque année depuis 2002, se manifeste par l’organisation dans plusieurs écoles de France d’une journée dédiée au handicap. L’objectif de cette campagne est double :

1. Sensibiliser au handicap, en encourageant l’échange entre personnes handicapées et valides (étudiants mais aussi administratifs) via des cours d’initiation à la langue des signes, des repas dans le noir,… « Cette idée de sensibilisation est importante parce que les étudiants vont être amenés à avoir des fonctions dirigeantes et à traiter ce problème », remarque Hervé Laborne, responsable du groupe de travail Handicap de la Commission Diversité de la Conférence des Grandes Ecoles.

2. Mobiliser les élèves, grâce à l’aide des associations étudiantes qui co-organisent avec Starting Block les journées Handivalides dans leur établissement. « Quand la journée Handivalides est terminée, on fait en sorte que la dynamique continue. La vocation de Starting Block, c’est que les étudiants continuent de s’engager en dehors de la campagne Handivalides, en prenant en compte le handicap dans leur école, parce qu’on est convaincus que sans les étudiants, l’intégration des personnes handicapées ne peut se faire », explique Tomas Graff.

 

Et de toute évidence, cela fonctionne ! Le responsable de la campagne se félicite de voir que « les associations étudiantes se montrent de plus en plus pertinentes sur la question du handicap » , ayant notamment compris que, pour être efficaces, elles doivent non pas faire « cavalier seul » mais davantage travailler en synergie avec d’autres acteurs.

Pour 2011-2012, la nouveauté ne réside pas dans le nombre d’écoles concernées (45 comme l’année précédente), mais dans le mot d’ordre que les organisateurs se sont donnés : « aller encore plus loin dans la mobilisation et encourager l’implication étudiante », selon les termes de Tomas Graff. L’un des outils pour atteindre cet objectif, c’est une charte dont la vocation est d’engager les associations étudiantes (quelles qu’elles soient, du BDE au club d’échec) à se sensibiliser sur cette problématique du handicap. « L’accessibilité doit être moins perçue comme une norme que comme une normalité », lance joliment Toma Graff pour conclure.

 

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau