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LES BTS ET DUT : LES VÉLOCIRAPTORS DU MONDE DU TRAVAIL
Au lieu de passer les 10 prochaines années de votre vie après le Bac (car faisons le calcul ; vous avez déjà fait 12 ans d’études ! le Bac ne vous donnant qu’un accès à continuer… jusqu’à votre carte vermeil…) à poursuivre vos études, vous avez la possibilité de choisir une filière courte ; courte comment ? Les BTS et DUT ! Des diplômes très bien considérés par les entreprises.
Ces choix qui appellent à pénétrer plus rapidement dans le monde du travail
En premier lieu il y a quelques « règles » de bon sens à respecter ; faire le choix des études, courtes de surcroît, demande une conscience à la réalité de son environnement (quelles sont les entreprises qui embauchent et les besoins du marché du travail ?), de ses capacités (inutile d’aller vers une filière comptable si on ne souhaite pas passer sa vie dans un bureau) et de ce dont on est capable de faire dans la filière académique mais aussi en dehors (toutes vos compétences comptent pour un employeur) ; ce choix ne peut pas être parental ou décidé parce que « rentable » en termes de salaire. Par ailleurs et pour exemple, les BTS ou les DUT sont si prisés qu’il n’est pas rare que vous vous retrouviez non pas sur la liste des admis mais sur la liste d’attente : l’entrée se fait sur dossier.
Qu’en pensent les entreprises ?
La finalité d’une entreprise ne se réduit pas à la maximisation de ses profits, elle reflète les aspirations de la communauté humaine qui constitue l’entreprise et s’énonce aussi dans les services qu’elle propose à ses clients (que ce soit une PME ou un grand groupe). De plus les ressources humaines participent pleinement à la création des valeurs de l’entreprise, c’est pourquoi des diplômes comme le BTS, le DUT ont plus que leur place : ils sont une nécessité ! De par leur flexibilité, leur savoir-faire et leurs qualifications (immédiatement opérationnelles), les étudiants possédant ces diplômes représentent une richesse pour toute société car ils sont une capacité d’agir et de produire.
Finalement, vous avez le poste ?
Le BTS et le DUT sont précisément des filières courtes qui ont pour but unique une insertion professionnelle rapide. Choisir cette voie, c’est mettre toutes les chances de son côté pour une certitude d’embauche. Dans un premier temps cet accès à l’emploi se fait sur un statut « intermédiaire », mais les chances de progression au sein de l’entreprise choisie sont réelles et voire plus importantes que pour un Bac +5.

 

POURQUOI UN BTS, UN DUT, UNE LICENCE PROFESSIONNELLE OU UN BACHELOR SONT-ILS LES PIÈCES MAÎTRESSES DES ENTREPRISES ?
Pour les entreprises, les Bac +2/3 sont des formations non seulement attractives, mais recherchées. Dans le contexte actuel, une entrée précoce dans le marché du travail donne la possibilité à l’étudiant, de développer très tôt des aptitudes complémentaires à celles qui lui ont été enseignées. Aptitudes qui sont plus adaptées à la mobilité de l’environnement professionnel tel qu’il se développe aujourd’hui et donc très demandées par les entreprises.
Les filières courtes en quelques chiffres :
Ces filières courtes permettent d’être immédiatement adapté, adaptable et performant dans le monde professionnel. A titre d’exemple : plus de 70 % d’étudiants sortant d’un DUT trouvent un emploi stable, pour les licences pro les chiffres sont de l’ordre de 80 %. Le taux d’insertion des diplômés en DUT est de près de 90 %, et il le dépasse pour les licences professionnelles, selon les chiffres du gouvernement. (cf : annexe)
Au-delà de ces constats statistiques, cette réorganisation de la main d’oeuvre rend compte d’une transformation profonde des représentations sociales de la qualification et de la compétence des métiers eux-mêmes.
La mutualisation des besoins entre étudiants et entreprises
La valeur ajoutée d’un étudiant muni d’un Bac +2/3 est clairement perçue par les recruteurs comme la caution d’un employé préparé pour être immédiatement opérationnel ; la valeur du diplôme est donc très largement considérée et assimilée comme un gage de maturité et de compétences ; aptitudes et attitudes indispensables à une intégration qualitative et pérenne dans le monde de l’entreprise.
De par leur formation, les apprentis ont déjà un pied dans le monde du travail, pour ne pas dire de la vie « active ». Ils sont mieux préparés que les scolaires (les étudiants qui font des études plus longues). Et dans la plupart des cas, le contrat d’apprentissage qui les relie à leur entreprise d’accueil fonctionne comme une « pré-embauche ». En conclusion, les pratiques de gestion des ressources humaines, et par voie de conséquence, les perspectives professionnelles des actifs en sont modifiées. Cette évolution de la relation emploi-formation a non seulement une incidence positive sur l’insertion des jeunes qui sortent de BTS, de DUT de Bachelor ou de Licence Professionnelle, mais également sur leurs perspectives de carrière.

 

BANQUES / ASSURANCES OU L’EXPLORATION D’UNE TENDANCE EN DÉVELOPPEMENT
Banques et Assurances : un secteur bouillonnant
Les structures appartenant au domaine des banques et des assurances ont fait émerger de nouvelles formes organisationnelles. Le monde change et les banques et assurances changent avec lui. Les nouveaux enjeux d’une économie globalisée imposent des formes d’organisation plus souples. En raison d’un environnement extrêmement compétitif, la nature même des besoins salariaux en ont été modifiée. Cette filière est en grande re-cherche d’employés munis de diplômes spécialisés. C’est la simple ob-servation du monde de ces entreprises qui en atteste. La flexibilité d’un salarié muni d’un DUT, d’un BTS, d’un Bachelor ou encore d’une Licence Professionnelle fait la différence ; il constitue un enjeu majeur car immédiatement efficace et adapté pour une très grande diversité d’organisations intégrants également des invariants structuraux.
Une intense activité commerciale
Les Bac +2/3 sont des sources d’avantages concurrentiels qui contribuent à la satisfaction des clients, à l’épanouissement de l’entreprise et de ma-nière plus générale au développement des compétences de l’ensemble des acteurs économiques ; la présence de ces différents « experts » – car ils le sont de facto de par leur formation – dans des entreprises aussi particulières que les banques ou les assurances développe le partage des savoirs et des compétences, qui peut viser, à réputation voire d’une popularité de ces entreprises en participant durablement à leur compétitivité. Le salarié qui possède un diplôme équivalent à deux ou trois ans d’études après le Bac est au coeur de l’entreprise. Il prend des décisions, agit, innove et produit. Ses compétences constituent une ressource stratégique clé, une source d’avantages concurrentiels durables. Le secteur des assurances et de la banque, toutes deux en particuliers, gèrent cette ressource afin qu’elle contribue à la réalisation des objectifs et projets de l’entreprise. Valoriser le client en lui offrant le meilleur service. Le travail d’un Bac +2/3 sur ce terrain d’activité, prend en compte aujourd’hui non seulement la gestion des clients et mais aussi celle des savoir-faire que ces post-diplômés développent nécessairement en adéquation avec leur entreprise.
La banque et les assurances, un secteur en plein essor
Ce secteur embauche et mobilise des BTS, des DUT, des Licences Professionnelles, des Bachelors et plus encore. Il n’embauche sûrement pas par centaines mais par milliers ! Non seulement des alternants venant du commerce mais des alternants venant de tous secteurs (comptabilité, droit, marketing, informatique… et ce ne sont que des exemples). Pour résumer en une phrase : Ce secteur se déploie tel un aigle royal avec la plus grosse demande en personnel de l’hexagone.

 

LA DIGITALISATION : L’ÉCLOSION D’UNE NOUVELLE ÈRE POUR LES BAC +2/3
Après le Big-Data, la digitalisation
L’an dernier, nous étions à la mode du « Big Data », aujourd’hui nous sommes à celle du « digital » (ou « numérique » en français), quelles différences ? Aucune ! En cette période de collection Automne/Hiver 2015/2016, toutes les entreprises veulent du digital, notamment dans les grandes DSI (Distribution Service Industriel) où l’on entend parler de digital marketing ou de SI digital (dans les banques). La digitalisation qu’est-ce que c’est ? C’est l’impact sur les entreprises de l’interconnexion permanente des individus en tout lieu et à tout moment. Mais ce mouvement n’est pas nouveau puisqu’il est né au milieu du XXe siècle avec internet ; ce qui est nouveau c’est la massification de ce phénomène.
Quelles conséquences pour les diplômés de Bac +2/3 ?
La technologie est un facteur de compétitivité pour les entreprises ce qui implique une augmentation des besoins de spécialistes compétents que sont les post-étudiants possédant un diplôme équivalent à 2 ou 3 années après le Bac – car les bases techniques, mais aussi créatives sont essentielles ; c’est une des caractéristiques de ces formations courtes que de développer ces talents. Ces interfaces entre les unités internes (les entreprises) et externes (les salariés) sont fondamentales pour créer de la valeur et être en adéquation avec ce que l’on appelle aujourd’hui son « éco-système ».
Un aperçu des postes naissants de ce nouvel Eldorado et s’adressant aux Bac + 2/3
– La première étape de la digitalisation concerne les métiers qui tournent autour des réseaux sociaux.
– Le Digital Officer ou administrateur réseaux est un poste au centre stratégique dédié à la transformation digitale d’une entreprise.
– Le Reverse mentoring permet de faire mentorer le management par de jeunes digital natives. La nature même de cet environnement de la digitalisation fait appel à des technologies peu maîtrisées car généralement émergentes cependant, elle existe, et évolue dans un processus continu.
A Bac +2/3, la digitalisation pourquoi pas moi ?
C’est un secteur où les postes sont à pourvoir ; on peut parler de pénurie car c’est un domaine qui évolue extrêmement vite ; les profils recherchés sont typiquement des profils spécialisés et des compétences pointues. Le savoir-faire et le savoir-être sont les deux qualités à avoir. L’adaptabilité et la curiosité sont une nécessité.

 

LES MÉTIERS DE LA RELATION-CLIENT : ENTRE RIGUEUR ET BIENVEILLANCE
La dernière-née des métiers de la relation-client : la CRM
Avec les nouvelles technologies, la demande des clients change ce qui appelle nécessairement à de nouveaux produits et de nouveaux services, ajouté à cela, la diversification des missions. Les métiers de la relation-client se transforment et occupent une place croissante dans la stratégie des entreprises. Une évolution qui se manifeste par des correspondances avec les autres départements au sein de l’entreprise, mais aussi par la multiplication des demandes d’employés possédant des formations spécialisées et actualisées, la mise en place de normes valorisant le secteur et la professionnalisation c’est-à-dire l’embauche. La CRM (Customer Relationship Management, ou en français, Gestion de la relation client) est un ensemble d’outils et techniques de gestion qui permettent de gérer la relation avec la clientèle en automatisant les différentes composantes de la relation- client ; cela permet de collecter et de structurer l’information pour améliorer la productivité des équipes commerciales, markéting et tous les services impliqués dans le cycle de vente. La CRM permet de catégoriser ses clients afin de leur proposer des produits et services adaptés à leur âge, leur catégorie socioprofessionnelle, leur fidélité ainsi que leur rentabilité.
Les nouveaux métiers de la relation client
Modérateur, planificateur, acheteur de prestations, Directeur Multi-canal, Directeur Relation Client… A quels métiers correspondent exactement ces titres qui sont entrés récemment dans le vocabulaire de la relation client ?
– Pour exemple, le Directeur de la relation client est le chef d’orchestre d’équipes spécialisées : pendant des années, la Relation Client a été considérée comme un service subalterne dépendant de la direction commerciale. Aujourd’hui, elle rejoint le comité de direction des entreprises et apporte sa vision et ses compétences aux autres décideurs. Une place stratégique qui engendre de nouvelles missions, donc de nouveaux métiers.
– Pour exemple encore : les directeurs marketing doivent sans cesse s’adapter aux mutations, trouver leur place dans de nouvelles structures et répondre à de nouvelles stratégies.
Ces nouvelles fonctions s’inscrivent-elles dans la durée ou traduisent-elles au contraire l’évolution fulgurante et incessante du secteur ?
– L’essor du web crée également dans ce secteur des métiers pérennes. Sous l’effet de la montée en puissance d’Internet, une ribambelle de nouvelles fonctions sont apparues. Un web prégnant au point de concerner aujourd’hui une offre d’emploi marketing et/ou communication sur quatre.

 

PROLONGER SES ÉTUDES APRÈS UN BAC + 2/3 : L’ACCÈS À L’OLYMPE
Pour les mercenaires ou les chercheurs d’or
Les conditions d’accès à l’emploi avantagent les étudiants qui ont fait le choix des études courtes comme les DUT, les BTS, les Bachelors ou les Licences Pro car la spécialisation et la qualité de leur formation en fait des salariés immédiatement opérationnels. Cependant, même si le niveau de diplôme joue un rôle clé sur l’insertion professionnelle en début de carrière, l’accès à l’emploi et les conditions d’inser-tion dépendent aussi du niveau d’études choisi. Si le poids des emplois intermédiaires a augmenté, celui des cadres a augmenté avec lui. Cependant, la poursuite des études dans le second cycle ne peut pas être considérée comme une simple continuité automatique du cursus entamé, ni comme un moyen de retarder l’entrée dans le monde du travail ; elle nécessite une motivation renouvelée, après celle qu’il a fallu pour achever ce premier cycle, elle nécessite de se sentir prêt à s’investir encore quelques années dans une logique d’apprentissage/d’examens et d’accepter de patienter encore quelques années avant de percevoir son premier salaire.
Le diplôme se pose en protecteur
Généralement, plus le diplôme est élevé, plus le risque de chômage est faible et plus les salaires sont élevés ; c’est en cela qu’il est un totem ! Pourquoi ? Parce que le niveau élevé de diplôme est vu au niveau individuel comme un gage de connaissance ou de compétence, le diplôme est alors l’indice d’un potentiel productif utilisable par l’entreprise, en favorisant l’accès aux emplois les mieux rémunérés.
Toutes les filières ne sont pas porteuses
Les diplômés M2, en règle générale – les filières Lettres, Sciences Humaines, Gestion et Droit sont celles qui sont le plus impactées –, subissent les effets de la conjoncture, plus que les ingénieurs, les étudiants ayant fait des écoles de commerce ou les docteurs. Il faut ajouter, pour conclure, que plus le contexte conjoncturel est dégradé, par exemple en temps de crise, plus l’accès à l’emploi entre les niveaux de diplômes se creuse. Ainsi s’être d’abord formé par un cursus court et professionalisant puis poursuivre ses facilite l’entrée sur le marché du travail car c’est la combinaison gagnante entre technique et théorie ce qui pour une entreprise est Le modèle d’excellence qu’elle recherche.

 

Par Marga Lemoyne, Présidente Directrice Générale Au Premier Concours
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