Portrait : bryan corbion vice-président d’aiesec france

 

Lorsque AIESEC France nous a contacté en septembre dernier pour établir un nouveau partenariat média, je m’attendais comme il est d’usage à une collaboration dite « classique ». Mais c’était sans connaître son vice-président, Bryan Corbion. Rencontre avec un étudiant passionné de voyages, dont l’engagement se révèle être comme une seconde nature.

 

Première conférence, première prise de parole devant 250 personnes

Première conférence, première prise de parole devant 250 personnes

Pourquoi avoir choisi d’intégrer AIESEC France ?
« J’ai entendu parler de l’association lors de la tournée des écoles après mes concours. J’ai tout de suite aimé sa forte dimension internationale. Arrivé à RMS, j’ai eu la surprise de voir que le bureau était fermé. Avec quelques camarades, nous avons alors décidé de constituer une équipe qui reprendrait l’activité ». Après la réalisation d’une étude de faisabilité avec un plan d’action à un an et un entretien oral devant l’ensemble des bureaux de France, Bryan atteint son objectif. AIESEC France rouvre ses portes à RMS. L’ambition de l’association est de développer le leadership des étudiants via des programmes d’échanges internationaux, des conférences, des formations (vente, communication…) et un investissement personnel fort dans le projet (stratégie à un an, conférences, bilan à un comité de conseil…). Dans le cadre des échanges internationaux, l’une des missions est de trouver des entreprises volontaires pour accueillir des stagiaires via l’organisation AIESEC France. « Ce n’est pas une tâche facile, témoigne Bryan, d’autant que l’association n’est pas très connue en France. En un an et demi à Reims, nous avons réussi à faire venir 7 stagiaires, originaires essentiellement de l’Europe de l’Est ».

 

Comment devient-on vice-président ?
« C’est comme un vote de député ! La présidente – élue par l’assemblée générale – choisit personnellement son équipe, c’est une grande fierté. Pour moi la dimension professionnelle du poste prend aujourd’hui le pas sur la dimension internationale. Je suis d’une certaine façon gardien de l’image de l’organisation, lespartenariats doivent être établis pour de bonnes raisons. Je dois faire preuve d’un grand sens de l’écoute et d’analyse, mais aussi de self control ! »

 

« On n’a qu’une seule vie, il ne faut pas toujours choisir la solution de facilité.
Une mer calme n’a jamais fait un marin expérimenté »

Comment te définirais-tu ?
« Je suis quelqu’un de calme et loyal, et quand je m’engage c’est à fond ! Et j’ai un certain sens de l’humour », ajoute-t-il le sourire en coin.

 

Un voyage marquant
Dès l’âge de 4 ans, Bryan est habitué à prendre seul l’avion pour rejoindre son père au Japon ou en Corée du Sud. « Je garde peu de souvenirs visuels mais je me rappelle de certaines odeurs, celle des larves d’abeilles que l’on cuisine dans la rue par exemple ». « Je n’aime pas trop Paris, c’est trop grand… mais j’adore Shangaï ! » lance t’il amusé conscient du paradoxe. « J’apprends le chinois, cela prend beaucoup, beaucoup de temps. Dans la vie pour ne pas s’ennuyer deux choix s’offrent à nous : varier de postes ou garder le même et varier de pays ! »

 

Une réussite
Au-delà de sa nomination au poste de vice-président, Bryan évoque une anecdote plus personnelle. « En classe de 3ème, j’ai compris pour la 1ère fois de ma vie ce que signifiait le terme de ‘projet’. Avec mes parents, j’ai en effet participé pendant un an à la construction de la maison familiale. Un vrai challenge ! Chacun avait des responsabilités, ma famille était une vraie équipe, c’était très instructif ».

 

AIESEC c’est quoi ?
2400 universités dans le monde
113 pays
10 écoles françaises (IAE Grenoble, Université de Strasbourg, BEM, SKEMA BS…)
1 bureau international à Rotterdam

 

A.F.