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PRÉSIDENT, VOILÀ UNE FONCTION QUE CONNAÎT BIEN BRUNO ANGLES (X84), ÉLU RÉCEMMENT À LA TÊTE DE L’ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ET DIPLÔMÉS DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE. UN ENGAGEMENT « NATUREL » POUR CET ANCIEN PRÉSIDENT DE LA FONDATION DE L’ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES ET DE L’ASSOCIATION DES INGÉNIEURS DES PONTS ET CHAUSSÉES.

 

BRUNO ANGLES (X84)

BRUNO ANGLES (X84)

« Rendre ce que l’on a reçu », voilà l’un des moteurs de motivation qui pousse ce président d’un fonds d’investissement dans les infrastructures à s’investir au sein de l’association des anciens de l’X. Encore une histoire de président !

 

Contribuer à la communauté et à l’intérêt général
Élu à la tête de l’association en juillet 2015, Bruno Angles ne manque pas de projets. Et Polytechnique non plus ! Entre les recommandations formulées dans le rapport Attali et la révision du plan stratégique de l’école lancée par le ministère de la Défense, Bruno Angles se veut « très mobilisé autour de propositions constructives. » Comment donc appréhender son rôle de président dans un tel contexte ? « Mon rôle est triple : je donne l’impulsion de la direction à la collectivité, je mobilise les énergies et je représente l’association à l’extérieur. On apprend toujours de ses expériences passées mais il faut aussi trouver l’alchimie collective pour travailler ensemble sur les projets à mener. »

 

« J’aime diriger et réaliser des projets collectivement pour aboutir à un résultat »

L’excellence comme ambition collective
Voilà l’ambition affichée par Bruno Angles. Comment y parvenir ? À travers trois piliers. Le premier, une contribution très forte à l’exercice de révision du plan stratégique : « Une démarche tournée vers le futur, l’entrepreneuriat et l’extérieur. » Le deuxième, l’animation de la communauté polytechnicienne : « Développer les groupes thématiques et régionaux, organiser le traditionnel Bal de l’X mais aussi des rencontres mensuelles à la Maison des Polytechniciens… » Troisième point, renforcer la contribution de la communauté au débat public et prouver que les élites sont toujours forces de proposition. « Le rôle que l’on peut jouer repose sur notre expérience pédagogique et professionnelle : donc en combinant les deux, on capitalise sur les forces de l’école tout en la préparant aux évolutions nécessaires pour relever les défis du futur. » Être président, c’est réussir la synthèse entre force historique et capacité à créer des projets pour les mutations à venir.

 

Quelles qualités pour être un bon dirigeant ?
« Il faut travailler beaucoup car c’est du boulot ! Il faut donc beaucoup d’énergie et se montrer efficace dans l’action. » Où réside la force d’un dirigeant ? Dans sa capacité à entraîner les autres et à travailler en équipe pour mobiliser les énergies. Des qualités développées à Polytechnique, d’une part, grâce à la qualité de son recrutement, très sélectif, et, d’autre part, grâce à la qualité de sa formation, scientifique notamment, préparation idéale à une très grande rigueur. L’occasion également de faire ses gammes en tant que futur responsable : « J’étais trésorier du point Gamma qui organise une des plus grandes soirées étudiantes : ma première expérience de compte de résultat et de bénéfices ! » Les binets – associations des élèves polytechniciens – aussi préparent à la fonction de dirigeant. Et ils sont de plus une belle occasion de lier l’utile à l’agréable : « Le binet Gastronomie nous permettait de bénéficier de 40 % de réduction dans les grands restaurants si on y allait en uniforme. »

 

Message aux futurs dirigeants
Avec son expérience, Bruno Angles a deux conseils à prodiguer à la jeune génération. Le premier : ‘’La vie est une chance, saisissez-là’’. Transformez l’essai car personne ne le fera à votre place ! » Le second : « Ne passez pas à côté de votre vie et évitez ce qu’on peut appeler la Near Life Experience, en référence à la Near Death Experience. Donc faites tout pour vivre vos passions. » Ce grand amateur de golf sait de quoi il parle : « Je joue chaque week-end. L’équilibre physique est essentiel et ça permet de penser à autre chose pendant 4h. Ça fait du bien. » Un bien-être qu’il éprouvait lors de ses années d’études au sein de l’équipe de rugby : « Il y a avait une vraie cohésion dans chacune des équipes de sport. Dans le rugby, on rassemble des profils et des gabarits très différents qui font la performance. Comme en entreprise. »

 

VC

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