Passionnée de géosciences, titulaire d’un doctorat en géologie, géophysique et géodynamique de l’Ecole Normale Supérieure, Paris 5, 1992, Catherine Truffert rejoint le BRGM, établissement public de référence dans les applications des sciences de la terre, dès la fin de ses études. Directrice de la recherche, manager de proximité, elle pilote aujourd’hui l’ensemble de la programmation recherche de l’EPIC, avec une vision connectée aux dossiers.

 

Catherine Truffert (doctorat en géologie, géophysique et géodynamique à l’Ecole Normale Supérieure 92), directrice de la recherche du BRGM

Catherine Truffert (doctorat en géologie, géophysique et géodynamique à l’Ecole Normale Supérieure 92), directrice de la recherche du BRGM

Une grande variété de thématiques
« Ce qui m’a attirée au BRGM, c’est l’aspect pluridisciplinaire de l’établissement, un espace où se côtoient des spécialités très diverses, où la recherche a plus vocation à être finalisée. » Catherine Truffert travaille dans un premier temps sur un programme de recherche national, GéoFrance3D, puis pour le compte de projets internationaux. « Ce qui me fait avancer c’est la diversité des questions qui nous sont posées, la richesse des rencontres, la stimulation intellectuelle et le relationnel avec les équipes, avec les plus jeunes comme avec les plus anciens. »

 

Dans certaines civilisations, la femme est l’avenir de l’homme
Mère de 4 enfants, elle reconnaît avoir évolué rapidement grâce aux hommes et femmes qui l’ont entourée, qui lui ont fait confiance et qu’elle remercie. « Il est essentiel de ne pas se laisser enfermer dans une case, de connaître ses priorités, d’être battante, de rester soi-même sans chercher à ressembler à un homme, de garder son cap. Les femmes ont de l’ambition et se remettent sans arrêt en question. Dans certains secteurs et civilisations elles voient beaucoup plus loin que les hommes, sont moins entravées par leurs codes de fonctionnement. J’encourage les jeunes femmes à choisir des métiers qui amènent à aller sur le terrain, à ne pas se laisser déstabiliser, à ne pas être aigries, à être toujours dans la mêlée, sans pour autant renoncer à leur vie personnelle. »

 

Un message d’espoir
et d’encouragement… … aux jeunes, s’investir dans sa carrière, être nourri d’un point de vue intellectuel, ne pas se laisser coincer
dans des postes où on est démotivé, ne pas
se laisser envahir
par la morosité,
savoir rebondir.

Dynamiser la recherche en région
Manager de proximité, avec une vision connectée aux dossiers, Catherine Truffert gère l’ensemble de la programmation recherche du BRGM. Elle accompagne les équipes pour leur donner des clés, les aider en matière d’ingénierie financière, dialogue avec l’ensemble du tissu de la recherche nationale et européenne du secteur. A la tête d’une petite équipe, elle gère un budget annuel de 45 à 47 M€, dont 29 M€ de subventions auxquels s’ajoutent les contrats. Un rôle d’animation, de coordination, de relai des directions opérationnelles, de réflexion stratégique sur des secteurs d’activité, de recherche de nouvelles perspectives, de nouveaux projets depuis 2 ans est d’amplifier et de dynamiser la recherche en région, de fédérer un continuum de la recherche vers l’appui aux politiques publiques et vers l’activité commerciale, trois missions prépondérantes.

 

Valeur première, le développement durable
Le Développement Durable, dans le sens respect de l’environnement, durabilité des ressources naturelles, recyclage, est prépondérant pour le BRGM. « Cette belle maison rassemble des gens passionnés et fidèles, où le rapport au travail est différent. » La culture de dialogue, de réseau, l’ambiance conviviale et la proximité naturelle des gens facilitent la transmission des valeurs. On reste sur des métiers où il y a peu de renouvellement. L’accueil de stagiaires de grandes écoles d’ingénieurs ou d’universités, de niveau master ou licence fait partie des missions du BRGM et constitue une forme de rayonnement. « Nous avons une soixantaine de doctorants par an. Nous avons embauché beaucoup d’ingénieurs de grandes écoles ces dernières années et nous mettons en place les moyens de leur permettre de soutenir une thèse s’ils en éprouvent le besoin. »

 

Chiffres clés :
1 100 personnes dont plus de 700 chercheurs et ingénieurs – Budget annuel recherche : 45 à 47 M€ 35 implantations en région.

 

A.M.O.

 

Contact : c.truffert@brgm.fr