2E GROUPE BANCAIRE EN FRANCE, LE GROUPE BPCE INTÈGRE TOUS LES MÉTIERS DE LA BANQUE ET DE L’ASSURANCE. AVEC UNE AMBITION PHARE DANS UN MONDE QUI ÉVOLUE EN PERMANENCE : « GRANDIR AUTREMENT ». PRÉSENTATION AVEC DANIEL KARYOTIS (SCIENCES PO 88), DIRECTEUR GÉNÉRAL EN CHARGE DU PÔLE FINANCES, RISQUES ET INFORMATIQUE (IT).

 

La particularité du Groupe ? Sa jeunesse ! Créé en 2009 en pleine crise économique et financière, il est toutefois déjà l’un des leaders sur son marché domestique (22 % de parts de marché) avec une forte assise historique : les Caisse d’Épargne d’un côté, fondées en 1818, et les Banques Populaires de l’autre, créées en 1878. Un socle solide, des racines profondes : un précieux ADN dans un contexte mouvant.

DANIEL KARYOTIS, (SCIENCES PO 88), DIRECTEUR GÉNÉRAL EN CHARGE DES PÔLES FINANCES, RISQUES ET OPÉRATIONS © T. Gogny/BPCE

DANIEL KARYOTIS, (SCIENCES PO 88), DIRECTEUR GÉNÉRAL EN CHARGE DES PÔLES FINANCES, RISQUES ET OPÉRATIONS © T. Gogny/BPCE

 

UNE FONCTION TECHNIQUE ET STRATÉGIQUE
Directeur général en charge du pôle Finances, Risques et Informatique (IT) : une triple fonction aux confins de la technique et de la stratégie. « La finance constitue la colonne vertébrale d’une entreprise d’aujourd’hui. En outre, la matière bancaire reste l’une des plus compliquées à gérer. Mais ces trois domaines ont de fortes interactions entre eux car les risques sont étroitement liés à l’IT et la Finance aux Risques. » Un pôle qui réunit 780 collaborateurs (sur 1 750 collaborateurs au siège du Groupe) qui permet d’avoir une vision globale et transversal du Groupe.

 

DES ENJEUX DE TRANSFORMATION CLÉS
Le secteur bancaire se trouve confronté à l’heure actuelle à un alignement d’enjeux très forts. Parmi eux, cinq challenges principaux apparaissent. La régulation tout d’abord qui implique certaines règles contradictoires : « Les règles ne sont toujours pas stabilisées ce qui nous oblige à avancer parfois à l’aveugle et rend difficile la définition européen, qui, « oblige à s’adapter très rapidement à ces nouvelles exigences en termes de volume d’informations. Par ailleurs, un régulateur européen basé à Francfort impose l’anglais comme langue de référence ». Troisièmement, la digitalisation qui se révèle autant une menace qu’une opportunité pour le secteur : « Le numérique, et les nouvelles technologies mobiles et de paiement sans fil bouleversent la relation des banques avec tous leurs clients. Désormais, les fournisseurs de technologies mobiles comme Apple ou Orange deviendront potentiellement de nouveaux concurrents. » Quatrième point : l’accélération de la désintermédiation qui n’est pas sans poser problème en France, pays fortement « inter médié ». Comment faire face alors aux tendances de type crowdfunding ? Enfin, comment exercer son activité dans un contexte aussi mouvant et face à des taux d’intérêt historiquement bas ? « Tous ces challenges arrivent au même moment et remettent en cause profondément notre business model car ces menaces sont autant structurelles que conjoncturelles. À nous de nous adapter et de démontrer que les banques auront toujours un rôle économique majeur à jouer dans les dix années à venir. »

 

“ BPCE est un jeune Groupe bancaire
qui dispose d’un formidable potentiel
de croissance, et donc d’opportunités pour ceux et celles qui veulent « grandir autrement »…. “

LA ROBUSTESSE FINANCIÈRE, MEILLEUR LEVIER DE PERFORMANCE
Face à un environnement en mouvement perpétuel, BPCE peut s’appuyer sur une assise financière solide et des fonds propres très élevés. « À l’image de nos nouveaux concurrents, nous investissons aussi dans les nouvelles technologies… Les technologies, si elles sont bien apprivoisées, peuvent s’avérer des leviers d’efficacité importants et générer des leviers de productivités mais aussi de revenus ». Des investissements en France comme à l’international où le Groupe est déjà très présent. « Le monde est devenu notre terrain de jeu donc il est important d’aller chercher des revenus en dehors de notre marché domestique. Grâce à notre filiale Natixis et à ses métiers de Banque de Grande Clientèle ou d’Asset Management, nous sommes très présents sur le marché américain et en conquête sur les marchés asiatiques » Des opportunités de développement… et d’évolution en interne.

 

LES TROPHÉES DE L’INNOVATION
BPCE organise cette année ses 5e Trophées de l’Innovation interne. Le concept : permettre à toutes les entreprises du Groupe de proposer des projets porteurs d’innovation. « Certaines entreprises n’hésitent pas à nous envoyer un grand nombre de projets internes. Chacun d’entre eux est porté par des collaborateurs de nos entreprises car la transformation d’une entreprise doit aussi venir des collaborateurs eux-mêmes. Un jury récompense les projets les plus innovants. C’est très mobilisateur et valorisant pour les équipes. »

 

DES PROFILS ORIENTÉS VAR : VOLATILITÉ – AGILITÉ – RAPIDITÉ
BPCE recrute environ 3 500 jeunes diplômés chaque année à tous les postes. Parmi eux, les profils souples, flexibles, adaptables et internationaux sont les plus à même de pouvoir faire face à la volatilité de l’environnement actuel. « La volatilité est devenue la règle donc il est nécessaire de se montrer particulièrement flexible. Aujourd’hui, il est impossible d’avoir une vision pertinente de l’économie à plus de 6 mois alors qu’en cours d’économie, on nous parlait des cycles hallucinante. Par conséquent, nous avons besoin d’intelligences mobiles capables de comprendre et de s’adapter à ce nouveau paradigme d’autant que je suis convaincu que nous sommes au coeur d’une nouvelle révolution économique et industrielle. » Des jeunes talents formés sans être formatés ! Ce sont eux qui accompagneront la nécessaire évolution du Groupe BPCE dont la dimension internationale sera croissante. La linéarité dans les parcours n’est plus la norme, comme en témoigne la diversité des parcours offerts au sein de BPCE : « Notre intérêt est le leur : investir sur nos meilleurs talents demeure notre meilleur investissement. Dans un environnement en mouvement, décomplexé (tous les pays veulent jouer dans la cour des « grands »), toutes les évolutions de carrière sont possibles, envisageables et…souhaitables… »

 

« L’ÉLOGE DE LA LENTEUR »
… pour ceux qui osent prendre des risques. « Comme l’affirmait Steve Jobs devant des étudiants de Stanford en 2004 (et sachant qu’il avait un cancer), vous rappeler que vous ne faites que passer sur terre est la meilleure façon de ne pas tomber dans le piège que vous avez quelque chose à perdre : soyez fous, ayez faim ! ». Un principe mis en pratique par les plus grands entrepreneurs et qui résonne comme une ligne de conduite pour Daniel Karyotis. « Celui qui n’a pas échoué n’a jamais essayé ! » Toutefois, dans un monde en évolution constante, la résistance à la pression s’avère une des clés de la réussite professionnelle et personnelle. « Il est donc important de se mettre soimême le bon niveau de pression car la pression de votre environnement sera elle toujours très élevée ». Un éloge de la lenteur que n’aurait pas renié Kundera.

 

DE CHARLIE À « TIPI »
Daniel Karyotis tient son propre blog, consacré à l’actualité financière et à l’économie… mais pas seulement…. « L’un de mes derniers billets parle du 1 000e match de Tony Parker en NBA. Un grand sportif mais aussi un porteur de valeurs et qui n’hésite pas à afficher son amour du maillot bleu. Le parfait anti-French Bashing. Derrière cet exemple, j’aime tout simplement écrire et jouer avec les mots. Coucher ses idées sur papier est beaucoup plus engageant et impliquant. C’est une belle manière de se challenger. L’écriture oblige à aller au bout de ses idées. Aujourd’hui, chacun doit prendre la parole et se montrer acteur car la situation économique et sociale de notre pays est critique »
Son billet le plus lu : un article sur Daft Punk ! Un dirigeant atypique qui a su prendre la balle au bond.
http://www.daniel-karyotis.fr

 

VC

 

Contact : daniel.kar yotis@bpce.fr