Depuis maintenant une décennie, BNP PARIBAS œuvre pour le recrutement et l’inclusion de collaborateurs en situation de handicap. Entrant dans la dernière ligne droite de son 3è Accord Handicap 2016-2019, le groupe fait pour nous le point sur ses actions en cours, avec Sandra Manec, Chargée de recrutement à la Mission Handicap de BNP Paribas.

 

« Il y a 10 ans, BNP Paribas inscrivait déjà le risque de discrimination dans ses 30 risques opérationnels majeurs. Et en 2006, nous avons été l’un des premiers groupes bancaires à s’engager dans une politique de prévention des discriminations et de promotion de la diversité » indique Sandra Manec, chargée de recrutement à la Mission Handicap de BNP Paribas, qui a vu le jour en 2006 c’est le début du 1er accord. Depuis, l’égalité des chances et l’inclusion font partie intégrante de la politique de Diversité du groupe.

Des recrutements qui suivent la digitalisation de la profession

« Nos engagements chiffrés et nos actions évoluent d’année en année en fonction de l’activité du secteur bancaire. Nos métiers connaissent actuellement de profondes mutations » explique Sandra Manec, avant de préciser : « Il y a une dizaine d’années, nous recherchions des métiers d’accueil avec un bac +1. Avec la digitalisation et la spécialisation des métiers, nous cherchons désormais des conseillers clientèle avec un bac +2 ou 3. Et sur les fonctions supports (informatique, RH), nous cherchons toujours des experts avec un bac +5 ». Une gageure quand on sait que seules 25 % des personnes en situation de handicap ont un niveau d’études supérieur ou égal au bac.

HandiFormaBanques Sup : former les jeunes aux métiers bancaires

C’est pourquoi dès sa création en 2007, l’association HandiFormaBanques (HFB) a pu compter sur la participation active du groupe BNP Paribas. En mutualisant les moyens des entreprises du secteur bancaire, HFB œuvre pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, en formant les candidats aux métiers de conseillers clientèle, sans limite d’âge. BNP Paribas accueille ainsi chaque année, en alternance, des candidats de niveau bac ou bac+2, et les accompagne vers l’obtention d’un BTS Banque ou d’une licence professionnelle Banque. « Lorsqu’un étudiant a besoin de matériel spécifique, nous pouvons débloquer des fonds pour que cet équipement soit fourni rapidement. C’est par exemple le cas avec une jeune alternante très impliquée avec qui je travaille actuellement. Les logiciels mis à sa disposition lui permettent de compenser son handicap et par conséquent de gagner en efficacité. »

Faciliter les réorientations de carrière

« Parce que les personnes en situation de handicap ont souvent connu des ruptures de formation ou de carrière, et n’ont pas toujours choisi en priorité la voie qu’elles souhaitaient, la Mission Handicap participe au programme d’alternance dédié de BNP Paribas en IDF. » Accessible à des candidats non-issus du secteur bancaire et souhaitant réaliser une réorientation professionnelle, ce programme forme des conseillers clientèles juniors et des conseillers patrimoniaux juniors, à partir d’un niveau bac ou bac+3, avec un minimum de 2 ans d’expérience acquis dans un autre secteur. « L’alternance est chez nous un levier majeur d’intégration car elle constitue une vraie expérience professionnelle et permet de détecter les potentiels. »

Le défi ? Former et sensibiliser les collaborateurs

La Mission Handicap de BNP Paribas lutte au quotidien contre les stéréotypes sur le handicap. « La connaissance générale en France dans ce domaine est très faible, or 80 % des handicaps sont invisibles. Nous actualisons régulièrement nos actions de sensibilisation et de formation pour répondre à l’apparition de nouvelles situations ». Actuellement, l’accent est mis sur les troubles DYS (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie…) et sur les maladies invalidantes.

« Notre taux d’emploi est de 3,75 %, mais de nombreux collaborateurs ne se déclarent pas, par peur d’être stigmatisés ou parce qu’ils considèrent que cette information est d’ordre privé. Agir contre cette forme d’autocensure fait aussi partie de nos missions» précise Sandra Manec, avant d’ajouter : « Permettre à toute les personnes handicapées de se sentir suffisamment en confiance pour parler naturellement est une des clés d’une politique d’inclusion réussie ». Ainsi, toute personne qui intègre le département RH Recrutement, la direction des achats ainsi que des managers, sont formés sur ce thème, car ils représentent les futurs contributeurs actifs de la politique handicap.

Un robot innovant avec « Sciences Po Accessible » : afin de soutenir les étudiants en situation de handicap dans la poursuite de leurs études, BNP Paribas s’est associé au programme Sciences Po Accessible et finance la mise à disposition du robot Awobot, pour les contacts avec les étudiants absents à cause de leur état de santé (hospitalisation régulière par exemple). Physiquement absent, l’étudiant peut interagir à distance, au travers du robot, avec les autres étudiants ou ses professeurs, zoomer sur le tableau et se déplacer dans le campus !

Les 4 axes de l’accord d’entreprise (2016-2019)
Augmenter le volume d’embauches directes avec un objectif de 200 recrutements sur 4 ans, complétées de 50 transformations de CDD en CDI
Adapter les postes de travail et contribuer à la conception d’outils innovants pour favoriser le maintien dans l’emploi
Accroître le volume des prestations réalisées par le secteur protégé et adapté (ESAT) en lien avec la politique d’achats du groupe. Objectif : 1,8M€ de CA à horizon 2019
Informer et sensibiliser les managers et salariés pour améliorer la connaissance et faire évoluer les stéréotypes

Le message de Sandra Manec aux étudiants : « Il n’y a aucune obligation à parler de son handicap au recruteur, mais j’invite les candidats à être le plus transparent possible, sans rentrer dans le détail du dossier médical. Ce qui nous importe, pour nous employeurs, c’est de connaître les incidences éventuelles du handicap sur la réalisation des missions liées au poste et les aménagements nécessaires. »

CONTACT : missionhandicap@bnpparibas.com

Innover avec le handicap, cap ou pas cap ?