La nomination de Jean-Luc Bélingard (HEC 71, MBA Cornell) à la présidence de bioMérieux traduit une double volonté : poursuivre la stratégie d’Alain Mérieux dans son coeur de métier et déployer une politique d’innovation et de recherche en multipliant les partenariats avec le monde académique.

Jean-Luc Bélingard (HEC 71, MBA Cornell)

Jean-Luc Bélingard (HEC 71, MBA Cornell)

Répondre aux grands défis de la médecine de demain et de la santé publique à travers le monde, tel est l’engagement de bioMérieux, l’innovation en ligne de mire.
Un objectif stratégique que va porter son nouveau Président Directeur Général, Jean-Luc Bélingard, arrivé à la tête du groupe en janvier de cette année. Une nomination qui s’inscrit dans la continuité, comme l’affirme le nouveau PDG : « C’est tout sauf une rupture ! Je connais bien l’entreprise car j’étais déjà membre depuis cinq ans du Conseil d’administration au sein duquel je présidais le Comité stratégique, explique Jean-Luc Bélingard. J’ai à coeur de travailler en harmonie étroite avec Alexandre Mérieux, un des cadres clés de l’entreprise, comme avec son père, Alain Mérieux, qui siège toujours au Conseil d’administration. Nous sommes en complète affinité sur la stratégie du groupe ».

Un groupe au service de la santé publique
« L’objectif premier du groupe bioMérieux, sa raison d’être même, c’est la santé publique. Nous ne devons jamais oublier que nous oeuvrons au service de la prise en charge des patients », rappelle avec force Jean-Luc Bélingard. Pour remplir cette mission, bioMérieux offre des solutions de diagnostic (réactifs, instruments, logiciels, services) qui permettent de détecter l’origine d’une maladie ou d’une contamination pour « améliorer la santé des patients et assurer la sécurité des consommateurs ».
Des tests non seulement utilisés dans la prise en charge des maladies infectieuses, des cancers et des pathologies cardiovasculaires mais également pour la détection de micro-organismes dans les produits alimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques.

Acteur mondial du diagnostic in vitro
Le secteur du diagnostic in vitro, en pleine mutation, joue un rôle croissant dans l’amélioration de la gestion des soins donc de la maîtrise des dépenses de santé. Vieillissement de la population, apparition de nouvelles maladies, essor rapide des pays émergents sont des facteurs qui contribuent au développement de ce marché. « C’est également un domaine marqué par de profondes évolutions technologiques, par l’émergence connexe de nouvelles disciplines. Aussi, une de nos ambitions clairement affirmée est de maintenir notre leadership sur ce marché en innovant, en développant de nouveaux tests encore plus performants. Pour cela, nous allons renforcer nos partenariats et davantage nous rapprocher du monde académique », explique Jean-Luc Bélingard.
bioMérieux entend renforcer son savoir-faire et son développement commercial autour de ses deux grandes activités : le diagnostic clinique et le contrôle microbiologique industriel. « La microbiologie clinique, l’immunologie et les applications industrielles pour des tests de qualité des produits alimentaires et biopharmaceutiques, sont non seulement les fondamentaux de notre activité d’aujourd’hui, mais ils sont aussi les piliers de notre futur », confirme Jean-Luc Bélingard.

Encore plus de recherche et de développement
L’innovation biologique et technologique tient une place privilégiée dans la stratégie que le Président entend poursuivre et même renforcer. Cela devrait se traduire par de plus en plus de partenariats avec des laboratoires de recherche universitaires un peu partout dans le monde (Japon, Etats-Unis, Chine…). « Nous allons également continuer d’investir de façon significative en recherche et développement », souligne Jean-Luc Bélingard. Une R&D qui représente actuellement environ 11 % de son chiffre d’affaires ! Implantée depuis 20 ans en Chine, 13 ans en Inde et 38 ans au Brésil, bioMérieux ambitionne de poursuivre son développement dans les pays émergents.
« Ces pays sont en pleine croissance économique mais aussi développent activement une politique générale de santé. Sous ce double effet, nous avons à coeur d’optimiser notre réseau commercial international, d’installer de nouveaux sites, comme en Chine, de soutenir l’activité de nos filiales à l’étranger ».

Recrutement et formation très actifs
Toute cette stratégie à court et moyen terme, bioMérieux la conduira aussi en renforçant ses équipes, en recrutant des jeunes diplômés et chercheurs pour les domaines de l’innovation et de la distribution internationale. Et le bon profil pour intégrer bioMérieux pourrait se résumer en trois points : « bosseur », « mobile » et « humble ». Et dans un contexte à vive concurrence, le groupe sait valoriser ses collaborateurs en mettant l’accent sur la formation avec « bioMérieux University » qui propose des formations spécifiques à chaque métier et des parcours destinés à l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise.

S.G.

Chiffres clés
Chiffre d’affaires 2010 : 1,357 milliard d’euros
(+ 10,9 % ou + 4,9 % à devises et périmètre constants)
plus de 6 300 collaborateurs
87 % du CA réalisés à l’international
39 filiales et présence dans plus de 150 pays 18 sites bio-industriels et 11 sites de R&D

Passionné par la voile :
La grande passion de Jean-Luc Bélingard, c’est la voile. A telle enseigne qu’à une lointaine époque, il avait même pensé en faire son métier ! Ce fils d’officier de Marine navigue depuis son plus jeune âge et a ainsi enchaîné les régates. Même s’il en parle avec modestie, il est quand même devenu Champion du monde Junior et deux fois vice-champion de France… Et bien sûr, il a participé aux grandes courses au large parmi les plus prestigieuses dans le monde de la voile, telle la Fastnet où il occupait le plus souvent le poste de tacticien. « C’est un sport formidable qui développe des valeurs que l’on porte ensuite dans la vie professionnelle. Travail en équipe, choix stratégiques, anticipation ».

Souvenir
Diplômé d’HEC en 1971, Jean-Luc Bélingard a poursuivi pendant deux ans ses études aux Etats-Unis où il a obtenu un MBA à Cornell University. Et 40 ans après, il reste toujours très attaché à HEC : « Je suis très reconnaissant à cette école pour une chose : l’ouverture sur le monde qu’elle nous offrait. En 1971, quand vous aviez ce diplôme en poche, le monde vous accueillait à bras ouverts et on était disponible pour le monde. C’était formidable ! »