Communiqué de presse :

Arts et Métiers, grand établissement technologique résolument orienté vers le monde industriel, s’associe à la Semaine de l’Industrie. Pour la 7e année consécutive, Arts et Métiers dévoile les résultats de son baromètre « Les jeunes et l’industrie » réalisé avec OpinionWay*. Ses campus et ses instituts se sont mobilisés pendant toute la Semaine pour porter haut les couleurs de l’industrie 4.0 et proposer des rencontres avec des personnalités inspirantes, des industriels, des élèves de l’École.

 

7e vague de l’observatoire « Les jeunes et l’industrie » : l’image de l’industrie progresse fortement chez les jeunes, tirée par l’innovation et le made in France

 

En 2019, l’opinion à l’égard de l’industrie atteint un pic inédit : 80% des lycéens en série S ou technologique ont une bonne opinion de l’industrie, soit une hausse de 5 points en un an. Les lycéens ayant une bonne opinion du secteur industriel soulignent sa contribution à l’économie, au progrès et à l’innovation (42%). À l’inverse, les lycéens ayant une mauvaise opinion de l’industrie voient leurs arguments évoluer par rapport à l’an dernier : les fermetures d’usines et les licenciements chutent à la troisième place (44%, -17 points), désormais précédés de la pollution qui devient la préoccupation prioritaire (47%, +1 point) avec les conditions de travail (46%, -10 points).

 

La confiance dans l’avenir de l’industrie en France confirme la tendance positive observée. 66% des lycéens déclarent être confiants dans ses perspectives, une évolution qui enregistre une hausse continue depuis 2014 (+28 points). Ce sont désormais les filles qui se montrent les plus optimistes quant à l’avenir de l’industrie (71% contre 62% pour les garçons). Le sentiment qu’il est facile pour un jeune en France de trouver un emploi dans la filière technologique continue d’augmenter et devient pour la première fois majoritaire avec 53%, soit +9 points depuis 2018 (+17 points depuis deux ans).

 

L’attractivité du secteur industriel augmente. 61% des lycéens interrogés aimeraient travailler dans la filière technologique, un chiffre qui enregistre une hausse de 4 points en un an, après un creux observé au cours des trois dernières années. Cet intérêt demeure nettement plus important parmi les lycéens en série technologique (81%), que parmi ceux en série scientifique (55%). Pour la première année, la part des lycéens souhaitant travailler dans l’industrie passe la barre des 50%. Outre le contact avec des technologies de pointe (88%), les lycéens continuent de louer les possibilités d’évolution au sein du secteur industriel : 82% considèrent que les entreprises industrielles proposent des emplois dans une large diversité de métiers, 76% qu’elles donnent la possibilité de se former et d’évoluer professionnellement tout au long de sa carrière (+4 points) et 73% qu’elles offrent des perspectives de carrière à l’international (+2 points). Pourtant moins d’un lycéen sur deux déclare que ses parents (48%) ou ses professeurs (46%) leur propose cette voie. Et c’est encore plus vrai pour les filles : sept lycéens sur dix, tous sexes confondus, considèrent que l’on encourage moins les filles que les garçons à faire ce choix.

 

Pour les lycéens, l’industrie française n’est ni en retard ni en avance par rapport aux autres pays (48%). 44% des jeunes interrogés plébiscitent le prestige du « Made in France » comme étant le principal atout de l’industrie française -rejoignant en cela l’opinion de l’ensemble des Français (51%, +8 points en deux ans), suivi du niveau de qualification de la main d’œuvre (37%), point de vue également partagé par les Français dans leur ensemble (53%). Le prestige français interpelle les jeunes interrogés : 84% des lycéens – en particulier les filles (+10 points par rapport aux garçons) – déclarent qu’ils seraient fiers de travailler dans une entreprise industrielle produisant du « Made in France ».

 

Interrogés sur les métiers qui les intéresseraient le plus, les lycéens souhaitant travailler dans l’industrie ont des aspirations variées : 48% d’entre eux déclarent vouloir devenir ingénieurs. Ce recul de 12 points par rapport à 2018 est peut-être la conséquence du nombre croissant de lycéens souhaitant travailler dans l’industrie, et donc d’une diversification des profils, s’imaginant chercheurs (25%, +3 points), techniciens supérieurs (25%, +2 points), dessinateurs industriels (13%, +2 points) ou encore électroniciens (12%, +8 points). Ils veulent avant tout travailler dans le secteur des énergies renouvelables (40%) ou des équipements numériques (39). Le souhait de suivre des études d’ingénieur reste stable 56% (+ 1 point), signe d’une décorrélation entre industrie et métier d’ingénieur.

 

Le sentiment d’être bien informés sur les métiers de l’industrie, bien qu’encore minoritaire, évolue à la hausse (48% vs 39% en 2013). Plébiscités, les forums d’orientation arrivent en tête (68%, +5 points), suivis des écoles d’ingénieurs avec 67% (+2 points en un an et +6 points en deux ans). L’ONISEP, passé troisième avec 63% (+11 points) et les professeurs (54%, +10 points) sont les acteurs enregistrant la hausse la plus importante, tandis que les parents reculent de 3 points (52%). Nouvel item, les médias contribuent positivement pour un tiers seulement des sondés (33%).

 

« Il y a une réelle envie d’industrie chez les jeunes, il nous appartient dorénavant en tant qu’établissement de technologie de favoriser, autour de nos formations, la rencontre entre les étudiants et les industriels », déclare Alexandre Rigal, Directeur général délégué des Arts et Métiers

 

 

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 505 lycéens représentatif de la population des lycéens en série S et Technologique et auprès d’un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitués selon la méthode des quotas. Interviews réalisées par questionnaire auto-administré en ligne par système Cawi du 7 au 25 février 2019. Toute publication totale ou partielle du baromètre doit utiliser la mention complète suivante : « Sondage OpinionWay pour Arts et Métiers » et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.