Un directeur heureux ! Jean-Philippe Ammeux, directeur de l’IÉSEG Business School depuis près de 25 ans affirme détenir les leviers du développement de son institution. Et les faits en témoignent : 10 nouveaux programmes en 3 ans (MSc, MS, MBA, BIB), un bâtiment de 6 000 m2 ouvert à La Défense ou encore un budget multiplié par 16 en 17 ans. Que peut-il vouloir de plus ? La fin de la discrimination institutionnelle envers l’IÉSEG ! Explications.

 

Quelles contraintes vous freinent dans la mise en œuvre de vos projets ?

credits Barbara Grossmann

Notre environnement nous freine ! C’est le cas pour le développement de nos capacités immobilières. Il nous aura fallu 4 ans entre le moment où nous avons pensé notre bâtiment à La Défense et sa réalisation.  Nous rencontrons ces mêmes freins administratifs et légaux à Lille pour notre projet de rénovation et d’agrandissement. Ils retardent les projets et les rendent plus coûteux.

Il en va de même pour l’ouverture de programmes ?

Nous pensons et montons nos programmes bien plus vite que le temps pour les faire reconnaître ou autoriser. Je constate néanmoins que la CEFDG  progresse. Autre point, pour recruter des professeurs internationaux les démarches sont complexes et longues. Or, l’international est une marque de fabrique de l’IÉSEG et surtout un incontournable dans un environnement où tout se jauge à l’échelle mondiale.

Comment se manifeste la discrimination institutionnelle dont vous dites souffrir ?

Par exemple impossible de délivrer un doctorat car nous sommes une structure privée. Or, forts de leur légitimité scientifique, nos chercheurs HDR supervisent 15 doctorants au sein du laboratoire Lille Economics Management (LEM). Mais le nom de l’IÉSEG ne figure pas sur leur doctorat !

Qu’en est-il des autres grades ?

Notre diplôme grande école est visé par le ministère et revêtu du grade de Master. Mais nous ne pouvons délivrer un diplôme national de Master (DNM). Un comble pour une institution qui porte la triple couronne EQUIS, AACSB et AMBA, a l’image de seulement 1 % des business schools mondiales. Ayant la qualification d’EESPIG, j’ai demandé à ce que l’IÉSEG soit évaluée par l’HCERES. Nous souhaitons être comparés selon les mêmes critères que les établissements publics.

Quel apport du label EESPIG dans cette optique ?

La création des EESPIG en 2014 avec Pierre Tapie a un peu changé la perception de nos établissements. Ce n’est pas une reconnaissance formelle par l’Etat, mais un label pour les établissements privés d’enseignement supérieur, à but non lucratif, en contrat avec l’Etat.  Nous sommes ainsi considérés comme à but non lucratif et opérant une mission d’utilité publique.

Vous ne demandez pour autant pas d’argent ?

Notre indépendance et notre autonomie représentent un énorme atout dans la compétition internationale ! Je me réjouis que notre business model soit soutenable. Il est évident que si j’avais deux fois plus de ressources je pourrais recruter des professeurs encore plus qualifiés. Mais force est de constater avec notre triple accréditation et notre rang dans les classements, que la qualité et l’excellence de notre faculté sont déjà reconnues !

Quel serait votre Si pour l’enseignement supérieur français ?

Il serait un hub de référence à l’international Si l’on mettait en place des prêts à remboursement contingent. A l’instar de la GB ou de l’Australie, où les étudiants remboursent leurs prêts étudiants une fois en activité et uniquement à partir d’un certain niveau de revenus. Ces prêts seraient aussi un formidable outil d’ouverture sociale pour nos formations. D’ailleurs, je suis en négociation avec des banques à ce sujet pour l’IÉSEG.

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