Florence Darmon a engagé un développement express de son école. Les projets sont nombreux et structurants avec l’ouverture d’antennes en région, de nouveaux programmes ou encore la rénovation du campus historique. Avec des Si, la directrice nous dit comment elle mènerait l’ESTP Paris encore plus loin !

 

©ESTP Paris

Si l’ESTP Paris bénéficiait de la même considération qu’un établissement public

Mon premier Si est presque incongru ! En tant qu’établissement privé et EESPIG, autonome et indépendant, l’ESTP Paris est dans les faits très contraint. Cela, alors même que nous avons la confiance pour nos diplômes : de la CTI avec la durée maximale pour notre titre d’ingénieur, la reconnaissance de l’Etat pour notre bac+2 en conduite de travaux, notre licence est réalisée avec le CNAM. Nous n’avons toujours pas le droit de délivrer une licence en propre.

Si nous avions plus d’espaces d’expansion …

Nous avons ouvert deux antennes en région, en collaboration avec les collectivités et des partenaires. Avec nos campus à Troyes (pour former des ingénieurs designers avec l’école de design de Y Schools), et à Dijon (autour des smart cities), notre objectif est double. D’abord répondre aux besoins des entreprises et territoires qui par cette proximité vont faire connaître leurs métiers et opportunités à nos élèves ; et ouvrir le champ des possibles de nos étudiants (nouvelles options, coût de la vie moins élevé).

… l’ESTP Paris investirait plus dans l’avenir

Si nous pouvions nous développer plus largement, ce serait au profit au profit de la France, de son économie, de ses territoires, d’un domaine en croissance, le BTP. Mon objectif est de passer à 5 campus d’ici à 2025 ! J’ai noué de bons contacts vers l’Ouest… Nous avons déjà 100 élèves à Troyes, et nous ouvrons le campus de Dijon à la rentrée 2019. Nous sommes installés dans des technopoles et à proximité d’autres établissements. Lorsque j’ai visité Troyes avec la CTI, les élèves nous avaient préparé des crêpes, et nous avons joué au ping-pong ensemble ! Je suis très heureuse qu’ils s’approprient ainsi leur école.

Si nous avions plus de moyens…

Lorsque je regarde ce qui attire les étudiants et professeurs à l’étranger, ce sont les manifestations de plus de moyens : des campus aux standards internationaux, des installations scientifiques de premier plan, des lieux de vie et d’études conviviaux, confortable, pratiques. Pour être performant, il faut être épanoui, bien dans son corps, avoir des moyens de s’exprimer dans l’art, la musique, le sport … La richesse d’un pays, c’est sa jeunesse, nous devons bien la former, lui permettre de s’épanouir. Quand nous raisonnons en millions, les Américains et les Chinois comptent en milliards ! Nos campus ne sont pas à la hauteur d’un pays comme la France.

… nous ferions mieux le poids face à nos concurrents étrangers…

L’ESTP Paris a beaucoup investi sur son campus de Cachan depuis son rachat en  2010. Nous avons emprunté 46 M€ sachant que notre budget s’élève à 30 M€/an. Les laboratoires ont été modernisés, notre nouveau bâtiment comprend des espaces pédagogiques, de recherche et communes, une agora et est durable. Une résidence de 87 chambres ouvrira à l’été 2020.

… nous développerions le bien-être

Une dimension très importante à mes yeux, qu’elle concerne les élèves comme les équipes. Je suis très chanceuse car j’ai une équipe investie et attachée à l’école. Nous pourrions être plus dans l’accompagnement de chacun.

 Pourquoi une entreprise want un jeune dip’ de l’ESTP ? « Parce qu’ils sont adaptés aux besoins des entreprises ! Nos formations évoluent et anticipent ces besoins et les compétences attendues, préparent à de nouveaux métiers, car elles sont très en prise et à l’écoute de notre secteur. Nous avons 1 000 entreprises partenaires. »