Spécialisé dans le traitement acoustique et thermique pour le secteur automobile, AUTONEUM emploie plus de 12 000 personnes dans 25 pays. Actuellement en pleine croissance, le groupe Suisse a fait de la culture de la performance sa marque de fabrique, comme nous l’explique Pascal Boll, Directeur des Ressources Humaines pour la France.

 

Comment AUTONEUM est-il devenu leader sur un marché très concurrentiel ?

L’automobile et l’équipement automobile sont effectivement des secteurs où la concurrence est forte. Néanmoins, AUTONEUM a fait dès le début le choix de rester dans son domaine d’expertise, en se spécialisant sur la conception et la fabrication de systèmes de protection acoustique et thermique : encapsulage du moteur, tapis acoustique absorbant les vibrations… Devenu leader sur ce segment, le Groupe est aujourd’hui reconnu pour son expertise et compte parmi ses clients tous les constructeurs automobiles à l’échelle mondiale.

Sur quels axes de développement s’appuie la stratégie du Groupe pour les années à venir?

Tout d’abord, pour soutenir notre forte croissance en Asie et accompagner nos clients, nous souhaitons développer de nouveaux sites de production sur ce continent portant leur nombre à 11 dont 4 toutes nouvelles usines mises en place en 2017. En parallèle, la stratégie du Groupe s’oriente très clairement vers la numérisation et l’automatisation pour améliorer sa performance. Après avoir équipé ses usines du logiciel SAP sur une grande partie de ses sites de production, le Groupe lance plusieurs projets simultanés comme le premier robot collaboratif (« Cobot ») qui vient tout juste d’être mis en place sur notre site en Suisse. A terme, il vise à remplacer les tâches pénibles et répétitives des collaborateurs en production.

Et concernant le véhicule électrique ?

Nous développons des solutions innovantes pour accompagner le développement de ce mode de transport plus propre, qui représentera un fort potentiel sur le marché d’ici à 2025. Dans les véhicules électriques il n’y a plus de bruit émanant des moteurs thermiques et une plus grande attention est nécessaire sur les sources sonores qui sont nouvelles ou ont été auparavant cachées, tels que les ventilateurs, les pompes ou encore les composants d’entraînement électroniques. En raison de batteries relativement lourdes à bord, les véhicules électriques exigent également une réduction du poids grâce à l’utilisation de composants légers. C’est un gros challenge pour les innovations développées dans notre centre de recherches et développement à Winterthur en Suisse. Par ailleurs, une collaboration entre Autoneum et les constructeurs vient de se mettre en place sur de nouvelles tendances ; un nouveau centre de développement Autoneum «Competence Center New Mobility» a ouvert ses portes en 2017à Silicon Valley en Californie pour accompagner ce changement technologique.

Quelles sont les valeurs qui caractérisent la culture AUTONEUM ?

La recherche de performance est présente à tous les niveaux, que ce soit au siège en Suisse ou dans toutes les entités du Groupe à travers le monde. Les valeurs du Groupe sont au nombre de six, et incarnent au quotidien nos pratiques managériales :

– Simplicité : elle permet de travailler avec efficacité
– Amélioration continue : en utilisant le lean-management notamment
– Global Spirit : le multiculturalisme est présent au quotidien
– Innovation : elle est au cœur de notre stratégie
– Responsabilité : elle représente le respect et la rigueur
– Passion : elle est nécessaire pour suivre les besoins des clients
Ces valeurs forment le pilier de notre culture de la haute performance (High Performance Culture).

Comment les jeunes diplômés qui rejoignent AUTONEUM sont-ils accueillis et accompagnés dans leur évolution de carrière ?

Chaque nouvel arrivant bénéficie d’un « On-boarding », une journée d’intégration, de visite et de rencontres avec les membres du Top Management qui présentent de façon ludique et concrète leur activité. Chaque manager a ensuite à cœur de développer les compétences de ses collaborateurs, en s’appuyant sur une politique globale d’accompagnement et un plan de formation solide. Au bout de 2 à 5 ans d’expérience, les collaborateurs ont la possibilité de faire partie de la vingtaine de talents sélectionnés chaque année en interne pour participer à notre « International Learning Program » (ILP).

Que comprend cet « International Learning Program » ?

Il s’agit d’un programme de formation de 3 semaines à l’étranger où le collaborateur travaille sur lui-même, sur la conduite de projets en équipes et sur le leadership et le management. A l’issue de ce programme, il sort diplômé de « l’école ILP », propose un projet à notre « board » et pourra bénéficier de rapides opportunités de carrière. Il y a 2 conditions pour bénéficier de ce programme : parler anglais et accepter la mobilité. En complément, pour les collaborateurs ayant un réel potentiel et déjà une belle expérience chez nous, le Groupe propose durant 15 jours le programme « High Performance Leadership » (HPL), afin de développer le management multiculturel et travailler sur son rôle de futur leader.

Parlez-nous précisément de cette « pépinière » que vous venez de créer ?

Les jeunes diplômés à fort potentiel peuvent postuler directement pour intégrer notre pépinière européenne de jeunes ingénieurs, où ils vont suivre pendant 18 mois un parcours d’intégration (dont 3 mois à l’étranger) et évoluer dans les domaines développement de produits, de la gestion de programmes, de l’outillage et de l’ingénierie des procédés. Suivis par un mentor, ces jeunes talents « pépinière » seront sélectionnés et recrutés en CDI à partir de juin 2018.

Qu’en est-il de la mobilité internationale ?

De par notre organisation « cross-country » chaque collaborateur est en contact régulier avec des collègues du monde entier. Il n’est pas rare qu’un ingénieur basé en France ait son responsable direct basé en Pologne, en Suisse ou au Royaume-Uni. Le détachement à l’étranger en tant que tel n’est pas un passage obligé. Les collaborateurs ont à leur disposition un « Job Market » qui propose des opportunités professionnelles dans l’ensemble des 25 pays où nous sommes présents, sur tous les continents. Il est également possible de changer de métier en profitant de ces opportunités, en passant par exemple du développement, au projet ou au commercial. J’en suis un exemple vivant puisque j’ai pu évoluer du poste d’ingénieur sécurité à la Direction des Ressources Humaines. Et je ne suis pas une exception !

En tant que DRH, qu’attendez-vous de la nouvelle génération de femmes et d’hommes qui vous rejoignent ?

Avant tout des personnes à l’aise dans un environnement international et familier avec les nouvelles technologies, capables d’accompagner nos défis liés aux nouvelles tendances telles que l’e-mobilité, la numérisation et la conduite des véhicules autonomes. Nous accordons également une grande attention à la créativité des collaborateurs qui nous rejoignent : cela est essentiel pour apporter à nos clients des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement. Enfin, la maîtrise de l’anglais reste un atout pour accéder à des postes à forte responsabilité, elle est indispensable pour nous rejoindre.

Chiffres clés : CA : 2,2M de Francs Suisses (1,9 M€) / +de 12 000 employés, dont 650 en France / 55 sites de production / Répartis dans 25 pays

Instant RH : AUTONEUM recrute un jeune diplômé issu d’une école d’ingénieurs avec de préférence une sensibilité « développement » ou « matériaux » pour son centre de développement d’Aubergenville (78), situé à 40 min de Paris en train ou par l’A13. Doté d’un esprit d’équipe et de bonnes capacités de synthès

e et d’analyse, il bénéficiera du parcours d’intégration « pépinière » de 18 mois mis en place par le Groupe.
Son conseil aux étudiants : J’aime beaucoup la citation de Jean Piaget, psychologue suisse, pour qui « l’intelligence n’est pas ce que l’on sait, mais ce qu’on fait quand on ne sait pas ». En tant que DRH, j’ai des responsabilités très larges touchant plusieurs domaines de compétences (Paie, Juridique, Formations, Sirh,..) ? Généraliste RH avec une formation initiale d’ingénieur sécurité, je me suis entouré de personnes compétentes dans chaque domaine et mon rôle est de faire travailler mon équipe avec efficience, dans un environnement riche et motivant. C’est mon quotidien. Donc mon conseil : savoir prendre des risques pour provoquer des opportunités et savoir bien s’entourer pour travailler en équipe !

********

Contacts : pascal.boll@autoneum.com

brigitte.bride@autoneum.com

 

 

 

Top 3 des livres pour la rentrée

Découvrez notre sélection de livres d’été, à la fois chiil et utiles, pour être au top à la rentrée.

Le tourisme a la tête dans les étoiles

Un petit weekend au-dessus de la stratosphère ça vous tente ? 50 ans après le premier pas de l’homme sur la Lune, le tourisme de l’espace met en ébullition les plus grands milliardaires américains. Mais si le pique-nique sur la Voie Lactée n’est pas encore d’actualité, l’espace s’impose pourtant déjà comme le meilleur allié de vos vacances. Explications.

Handicap sans frontières

La CGE et MHA ont remis à 13 étudiants en situation de handicap des bourses en présence de Richard Ferrand et Sophie Cluzel à l’Assemblée nationale.

[ÉPISODE 5] Pourquoi NEOMA BS transforme-t-il ses spécialités en MSc ?

Focus sur NEOMA Business School qui transforment les spécialisations de son PGE en MSc. Pour quoi faire ? La réponse d’Anne-Sophie Courtier !

[ÉPISODE 4] Comment faire rimer formation et passion ?

Vous voulez vous spécialiser dans une discipline très pointue qui colle avec votre passion et ne savez pas dans quelle école aller ? Zoom sur les Masters originaux

[ÉPISODE 3] Zoom sur les diplômés de Bachelor

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de ceux qui décident d’arrêter après un bachelor à l’heure où de nombreux étudiants poursuivent leurs études sur un PGE.

Éco-ingénierie : quand l’ingénieur se met au vert

Recyclage, économie circulaire, développement durable. Quelles réalités se cachent sous la nouvelle approche en éco-ingénierie ? Éléments de réponse.

[ÉPISODE 2] Bachelor / PGE : le match !

Bachelor, PGE, que choisir ? Denis Lescop, (Montpellier Business School), et Béatrice Rabet, (Rennes School of Business) dévoilent les forces de leur formation.

[Episode 1] BBA, Bachelor, PGE, MSc, MS©, MBA… quésaco ?

Bachelor, BBA, PGE, que choisir ? Vous êtes perdus face à tant de choix ? On vous comprend ! On décrypte pour vous ces termes enigmatiques.

Imaginez le futur avec le handicap – les écoles s’engagent pour l’inclusion !

Comment les grandes écoles et leurs élèves nouveaux ambassadeurs de l’inclusion du handicap ? Zoom sur, la Rochelle Tourism & Hospitality School et l’ISIT.