Depuis leur création au 19è siècle, les business schools françaises ont constamment cherché à « faire bouger les lignes » afin de se réinventer. L’objectif ? Se démarquer mais aussi faire face aux défis auxquels elles étaient confrontées. Décryptage d’une stratégie qui n’a pas pris une ride, avec Christophe Germain, Directeur Général d’Audencia Business School.

 

Missionnées au départ pour former des managers de « niveau intermédiaire », les business schools ont tout d’abord su élever la qualité académique de leur formation tout en préservant leur vocation originelle professionnalisante, pour se positionner sur la formation de cadres de niveau supérieur. Pionnières en la matière en France, elles ont par la suite, à la fin des années 80, su étendre leurs frontières géographiques en s’ouvrant à l’international. Cela s’est matérialisé par la signature de partenariats avec des établissements à l’étranger dans le but de faciliter l’échange d’étudiants et de professeurs. De façon quasi concomitante, sous l’effet de la compétition internationale et de l’apparition des accréditations, elles se sont engagées dans la voie de la recherche considérant qu’il était de leur devoir, en complément de leur mission initiale, de produire des savoirs. Depuis, bien que soumises à un environnement (classements, accréditations, etc…) qui les contraint à s’institutionnaliser, les business schools n’ont cessé d’innover.

C’est portée par cette volonté d’être avant-gardiste que l’Ecole Supérieure Nantes Atlantique est devenue Audencia au début des années 2000, une marque « osée » à l’heure où la quasi-totalité des business schools françaises se rangeaient sous l’acronyme ESC. Depuis, l’école a constamment cherché à créer, se singulariser, ou étonner. Dès 2001, elle a inscrit la Responsabilité Sociale de l’Entreprise au cœur de sa stratégie. Audencia est devenue la première Institution d’enseignement supérieur en France à signer le Global Compact. Elle s’associait ainsi à l’initiative des Nations Unies qui rassemble des entreprises, le monde du travail et la société civile autour de dix principes universels relatifs aux droits de l’homme, aux normes du travail et à l’environnement.

Autre grand pari, pris il y a déjà 20 ans, celui de développer des programmes de formation en lien avec le sport et la culture, des secteurs d’activités en émergence à ce moment-là. Plus récemment, le choix précurseur de bâtir une Alliance avec Centrale Nantes et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes a ouvert la voie à des parcours hybrides et à la formation de diplômés dont les compétences sont très prisées par les entreprises. L’école a ensuite renforcé et élargi cet axe de différenciation basé sur la diversification des compétences via le développement de doubles diplômes mixant le management avec le droit, les sciences politiques, les arts, l’agronomie, les lettres, etc. Enfin, il y a deux ans, Audencia a créé en Chine une école avec sa marque propre, la Shenzhen Audencia Business School. En partenariat avec l’Université de Shenzhen, l’établissement créé forme à la fois des étudiants locaux et français, en s’appuyant sur un modèle de gouvernance innovant au sein d’un des écosystèmes les plus dynamiques du monde, souvent comparé à la Silicon Valley. L’université chinoise met à disposition ses locaux et son écosystème académique et économique (entreprises partenaires, services aux étudiants, etc.), et Audencia se charge, avec une équipe dédiée sur place, de l’ingénierie pédagogique et du développement des formations, ainsi que du recrutement académique.

Portée par l’ADN attaché à sa marque, Audencia entend bien ne pas en rester là. Les projets en cours et à venir seront empreints de cette détermination à être toujours plus audacieux afin que l’école accomplisse sa mission : former et accompagner des créateurs de valeurs innovants et responsables, ainsi que produire et diffuser des connaissances conçues pour faire évoluer l’enseignement et inspirer de nouvelles pratiques en entreprise.

Le + de la rédac’

Pour un leadership humaniste