Fiche d’identité : Clara Wright, 22 ans, Née à Paris, Ecole de Journalisme de Sciences Po Paris – master 1

 

LES LIVRES ET LES VOYAGES ACCOMPAGNENT CLARA DEPUIS SON ENFANCE. AVIDE DE CURIOSITÉ, SENSIBLE AU DESTIN DES AUTRES ET L’ESPRIT TOUJOURS EN ÉBULLITION, CETTE JEUNE FEMME N’EST PAS DU GENRE À S’ENNUYER. TELLE UNE FUTURE JOURNALISTE AU SOMMET DE SON « ART », ELLE RÊVE DE PARCOURIR LE MONDE ET DE MULTIPLIER LES COLLABORATIONS MÉDIATIQUES. FONDATRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF DU SITE CROSSWORLDS, ELLE S’ENVOLE CET ÉTÉ À CUBA POUR UN STAGE À L’AFP. RENCONTRE AVEC UNE ÉTUDIANTE PASSIONNÉE ET PASSIONNANTE !

CLARA EN SEPTEMBRE 2014 © Jean-Félix Dealberto

CLARA EN SEPTEMBRE 2014 © Jean-Félix Dealberto

L’expression des sentiments par l’écriture
Dans la famille Wright, les cultures s’unissent depuis des générations. « Du côté de mon père, ma grand-mère est kabyle et mon grand-père anglais. Du côté de ma mère, ma grand-mère est française et mon grand-père corse ! » Une savoureux mélange qui participe à l’émulation intellectuelle et créative de la jeune fille. « Mes parents sont de grands voyageurs. Petite, j’ai longtemps tenu des carnets intimes, je rêvais de devenir écrivain. Je me sens très proche de ce mode d’expression. » Sa mère, grande lectrice, lui a transmis cet amour des mots. « J’ai lu toute sa bibliothèque ! Des ouvrages ancrés dans la réalité, je n’ai pas grandi dans une bulle. » Une réalité à laquelle Clara se confronte lors d’un voyage humanitaire en Guinée-Conakry. « Mon rapport aux autres a changé depuis, j’étais désarçonnée. L’écriture m’a permis de mettre les mots sur cette expérience forte, qui peut se révéler être comme un acte purement égoïste. » Un travail sur soi courageux que Clara n’hésite pas à faire au fil du temps. « Plus on grandit, moins le travail d’écriture devient facile. Je suis devenue plus sage, j’utilise moins de mots à vérité générale qui peuvent déplaire. J’ai aussi appris à être moins égocentrée, l’un de mes professeurs m’a fait grandir en critiquant beaucoup mon écriture. »

 

CrossWorlds, une aventure humaine au quatre coin du monde
C’est dans un taxi parisien que l’étudiante imagine CrossWorlds. Alors qu’elle s’apprête à partir à Vancouver dans quelques mois, elle s’interroge sur les taxis canadiens… l’idée est née ! Partager chaque mois, le regard de 8 correspondants étrangers sur un sujet du quotidien. Déterminée, elle dessine les maquettes, contacte un codeur, cherche des partenaires de jeu avant de partir et dès octobre 2013 la première actualité de CrossWorlds voit le jour ! « Je pensais que ce projet durerait un an ! Cela fait déjà 2 ans et l’équipe grandit encore. Nous comptons 16 correspondants, 2 rédacteurs en chef et une illustratrice. » Véritable chef d’orchestre, elle gère ses camarades avec énergie et dans cette perspective d’émulation permanente. « Grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons débattre alors que nous sommes à des milliers de km, c’est formidable. J’ai à coeur de créer des échanges et de tisser un lien social au sein de l’équipe. » Pour son plus grand bonheur, les thèmes choisis sont très éclectiques : du ballon, à la jupe, en passant par les poubelles tout y passe ! « Les objets du quotidien décrivent le mieux une société. Je veux surprendre et tendre vers une approche « sociologique » du sujet. C’est un défi incroyable ! » Jamais à court d’idées nouvelles, l’aventure CrossWorlds n’est pas prête de se terminer. « Nous pouvons être meilleurs au niveau de la mise en forme web en intégrant davantage de vidéo et du son. » Avec l’ambition de devenir Correspondante d’un média francophone à l’étranger, soyons certains que Clara ira aux bout de ses rêves comme le fredonne son cher « Jean Jacques » !

 

PORTRAIT CHINOIS :
Ton credo : « Si quelqu’un te ferme la porte, passe par la fenêtre »
Une gourmandise : La vache qui rit !
Un souvenir d’enfance : Mes soeurs qui chantent Goldman dans la voiture en Corse. Parfois c’est Claude François, mais notre vrai amour, c’est notre cher Jean-Jacques
Une ville : Jérusalem me fascine, les 3 religions monothéistes coexistent comme dans ma famille
Un livre : Je m’appelle Asher Lev de Chaim Potok

 

Audrey Froitier