Le leader mondial sur le marché des avions turbopropulseurs régionaux de moins de 90 places recherche des jeunes talents pour accompagner son développement dans un marché en plein essor. Explications de Christian Scherer (ESCP Europe 84), Président Executif d’ATR depuis novembre 2016 après plus de trente ans passés au sein du Groupe Airbus.

 

ATR est aujourd’hui à l’aube de son futur, avec une nouvelle ambition humaine, technologique et commerciale qui se dessine. C’est donc à travers tous les spectres des métiers que l’avionneur franco-italien qui a triplé ses ventes en 2017 cherche des jeunes diplômés pour accompagner ses nouveaux produits et services, qu’il s‘agisse de commerciaux de haute volée ou de l’élite des ingénieurs pour rejoindre le bureau d’étude de Toulouse. Si les métiers classiques du développement à la production d’avions restent majoritaires – ingénieurs, compagnons, techniciens… – de nouveaux besoins émergent avec des demandes de spécialistes en cybersécurité, en analyses de la donnée et en simulation numérique.

crédits Pierre Barthe

Les atouts environnementaux du turbopropulseur

Avec ses hélices, le turbopropulseur a longtemps souffert d’une certaine stigmatisation et peut-être encore perçu par certains comme un avion lent ou « diesel » comparé au jet. « Pourtant il faut savoir que l’hélice reste la forme de propulsion d’un avion la plus efficiente, donc la plus écologique, précise Christian Scherer. Si vous prenez 75 passagers transportés sur une route régionale typique, l’ATR va consommer 40 % de kérosène en moins comparé à un jet régional qui certes arrivera un peu plus tôt, mais à peine. Si l’on rajoute que l’avion est plus silencieux pour les passagers en cabine et au sol pour les riverains des aéroports, cette signature économique et écologique justifie le regain de popularité de ce mode de propulsion auprès du consommateur averti. »

 Des appareils tout terrains !

Les avions turbopropulseurs régionaux ATR sont extrêmement flexibles et peuvent atterrir sur des pistes courtes, des surfaces en gravier, en terre battue ou en herbe, donc à des endroits inaccessibles aux jets. Loin de l’image vieillote véhiculée autrefois, le turbopropulseur est un produit contemporain, moderne et plein d’avenir ! Les appareils ATR offrent désormais une nouvelle suite avionique, c’est-à-dire une technologie digitale de dernier cri pour l’électronique de navigation. Leur plateforme se prête même à certaines études sur des technologies de rupture comme la propulsion des moteurs hybrides ou le pilotage à équipage réduit avant même que celles-ci ne puissent être entreprises sur les gros jets.

Le grand groupe préféré des étudiants ingénieurs 

Le baromètre Trendence 2016 confirme que le groupe Airbus attire fortement les jeunes diplômés et reste l’entreprise préférée des étudiants ingénieurs. Cela s’explique par la diversité des gens qui y travaillent, le produit emblématique bien entendu et le caractère international du groupe qui doit vous offrir le monde entier par vocation ! Ensuite à l’intérieur du monde Airbus, il y a ATR, cet « Airbus à taille humaine en quelque sorte » qui est détenu pour moitié par Airbus et pour moitié par la grande firme aérospatiale italienne Leonardo. « Cet actionnariat 50/50 nous procure une certaine indépendance, concède Christian Scherer. De par la taille de l’entreprise (1 350 collaborateurs directs à Toulouse et 7 000 au total avec les industries sous-traitantes), l’individu a une action plus directe sur la marche de la société. A fortiori, quand vous en êtes le patron et dès que vous donnez un petit coup de volant, les choses évoluent avec beaucoup moins d’inertie organisationnelle que dans une très grande société où tout est dilué par l’effet de taille. »

crédits Pierre Barthe

De nouveaux métiers 

Selon le CORAC (1), 50 % des projets d’innovation en aéronautique sont liés au développement durable. L’équation économique d’un avion est assez simple, résume Christian Scherer. Elle se réduit à essayer d’obtenir une différence positive entre les recettes des billets passagers et les dépenses importantes de carburant, le coût de main d’oeuvre et d’entretien de l’appareil. « Avec les avancées de l’automatisation, on peut ainsi imaginer que le pilote devienne le gestionnaire d’un actif de plus en plus complexe plutôt qu’une personne qui conduit d’un point A à un point B. Accompagner cette mutation par la technologie, c’est le grand défi que nous avons. Réduire les coûts d’entretien passe aussi par des équipements plus efficients notamment par la récolte et l’exploitation des données pour faire de la maintenance prédictive. »

 

Une aviation pionnière, voire missionaire !

Christian Scherer a débuté sa carrière en 1984 chez Airbus. Détaché aux Etats-Unis de 1987 à 1994, il a eu le privilège d’accompagner très jeune l’essor commercial pionnier des avions Airbus auprès des compagnies américaines aux côtés du super vendeur John Leahy avant de développer ensuite une très riche expertise commerciale, une vision stratégique et de solides compétences managériales. « Je redécouvre avec l’aviation régionale d’ATR une aviation pionnière, voire « missionnaire », un esprit de famille exceptionnel et une proximité toute particulière avec les clients. Plutôt que de commercialiser un enième A320, il est plus excitant de livrer un ATR à une compagnie qui va enfin pouvoir aller desservir une petite île exotique. » En 2017, la flotte des 1 100 ATR en service à travers le monde a ainsi ouvert 155 nouvelles destinations qui contribuent souvent au désenclavement de certains territoires. « J’ai occupé des postes passionnants dans le groupe Airbus, également dans la division « Défense et Spatial », mais cela était tout de même différent des joies, des peines, de la pression (et du côté jubilatoire parfois ! ) qu’il y a à diriger une entreprise. Cette perspective de pouvoir influencer, véritablement sculpter et façonner le nouvel ATR est extrêmement motivante.»

Ce qui m’anime le plus ? « C’est lorsque l’équipe pluridisciplinaire réunie autour de la table trouve enfin la solution pour le client, parfois à à l’aube ou tard dans la nuit! Tout cela grâce aux efforts conjugués de l’ingénieur, du négociateur de contrats, du directeur financier ou encore les équipes des chaines d’assemblage à qui vous faites des « high five » lorsqu’elles ont été capables de livrer un avion pour le vendredi 29 décembre à minuit moins une C’est le plaisir, après avoir mis la pression, de pouvoir féliciter les cadres de production d’avoir sorti un avion nickel en deux fois moins de temps que prévu. Cet esprit d’équipe caractérise ATR , l’engagement extraordinaire de tous autour du produit, de sa qualité et de la satisfaction du client. »

Quel manager est Christian Scherer ? « Ce que j’ai appris, c’est la rigueur et une certaine obsession de la qualité… au point où certains me traiteront de ʺpinailleur ʺ. Avant de demander un engagement total et du sacrifice chez les autres, il faut l’exiger de soi-même en se posant chaque matin la question : « qu’est-ce que moi, Christian, individu, peut faire immédiatement pour faire avancer le schmilblick ? « . C’est cet autochallenge permanent que j’ai envie de mettre en avant… »

 

Contact : http://www.atraircraft.com/careers/vacancies.html

 

(1) Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile.

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