Dans un secteur en pleine mutation comme la cancérologie, marquée par la pluridisciplinarité et la transdisciplinarité, les portes du laboratoire biopharmaceutique AstraZeneca sont ouvertes aux jeunes talents issus des formations commerciales, ingénieurs et scientifiques. La preuve avec Nathalie Varoqueaux (UPMC 2001), VP Europe Oncology Medical Head.

 

Depuis plus de quarante ans, AstraZeneca est engagé dans la lutte contre le cancer. Dans ce domaine de l’oncologie en plein essor mais ultra-compétitif, le groupe anglo-suédois explore plusieurs approches scientifiques pour développer des médicaments innovants contre le cancer. « L’oncologie est devenue une priorité chez AstraZeneca, explique Nathalie Varoqueaux. Nous consacrons près d’un quart de notre chiffre d’affaires à la R&D et la cancérologie en absorbe la moitié. Notre pipeline s’est enrichi avec 28 molécules à des stades de développement différents ! »

 Un virage stratégique vers l’oncologie

Le paysage de l’oncologie est en mutation profonde, à l’image de la société AstraZeneca. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois a pendant très longtemps été un laboratoire principalement tourné vers la médecine générale. Il a opéré un virage stratégique et propose désormais des médicaments de médecine personnalisée pour des traitements ciblés et innovants dans l’univers hospitalier.
« Voir et vivre la transformation d’une entreprise qui renoue avec la croissance, c’est vraiment intéressant. AstraZeneca est une société très agile, très lean en terme d’organisation. Les nouveaux collaborateurs peuvent rapidement avoir une vue d’ensemble sur les activités, progresser via des mobilités fonctionnelles, sans oublier la dimension internationale que peut offrir une entreprise comme AstraZeneca France à une personne qui a envie d’une expérience à l’étranger.
De nombreuses passerelles existent entre les carrières scientifiques et commerciales. AstraZeneca recrute aussi des collaborateurs issus d’écoles de commerce et d’ingénieurs. « Dans les organisations Business Analyse de type Commercial Excellence, on trouve des centraliens et polytechniciens pour modéliser et évaluer les besoins des réseaux promotionnels sur le terrain.»

Doubles profils et métiers de demain

Il existe de nombreuses portes d’entrée offertes aux jeunes diplômés dans les métiers « traditionnels » de la pharma comme ceux du marketing ou de la promotion pour les formations commerciales et ceux de chercheur, médecin, chef de projet, responsable d’études cliniques pour les scientifiques. « Mais il ne faut pas oublier que nous sommes dans un secteur en pleine mutation marquée par la pluridisciplinarité et la transdisciplinarité. Nous ne connaissons pas encore tous les métiers de demain. Les big data, l’e-santé et la télémédecine sont en train de révolutionner tout un pan de notre activité. Nous aurons donc besoin de personnes qui savent les appréhender. Les doubles profils avec formation de type biostatisticiens, bio informaticiens seront très certainement de plus en plus recherchés. Ce sera le cas aussi des gens capables de comprendre la biologie des systèmes pour essayer de mieux prédire la réponse aux traitements. »

Partir d’une feuille blanche…

Nathalie Varoqueaux est médecin de formation, spécialisée en hématologie, essentiellement la prise en charge de leucémies aigues et de maladies du sang. Après sa thèse de sciences à Jussieu (UPMC-Sorbonne Université) qui l’orientait vers la recherche, elle a finalement choisi de débuter sa carrière dans l’industrie pharmaceutique. Elle a d’abord travaillé en pharmacovigilance, un métier très médical ; avant de s’orienter vers les affaires médicales, une fonction plus globale qui concerne l’expertise, l’évaluation puis le support médical et scientifique d’un médicament tout au long de son cycle de vie. Elle a exercé durant 10 ans ce métier transverse en interaction avec de nombreux départements. Elle a également fait du in-licencing chez Roche en allant voir les biotech pour leur acheter de nouvelles molécules à intégrer dans le portefeuille.

Nathalie Varoqueaux rejoint AstraZeneca France en 2014 pour créer le département médical en oncologie. « C’était une nouvelle aventure. Je suis partie d’une feuille blanche. Il y avait seulement trois personnes en oncologie lorsque j’ai rejoint la filiale et aujourd’hui nous sommes près de 50 ! Ce qui est vraiment très valorisant en cancérologie, c’est de pouvoir donner aux patients accès à des molécules qui peuvent sauver leurs vies, et cela le plus tôt possible ! L’annonce de résultats positifs d’une étude clinique, c’est une chance supplémentaire pour les patients de vaincre leur cancer. Repousser toujours plus loin nos connaissances, allier des compétences et des expertises dans un même but, soigner. C’est tout cela qui me fait vibrer chaque jour ! »

Multiplier les approches scientifiques

« Notre stratégie repose sur le développement d’un portefeuille diversifié de thérapies ciblées et d’anticorps monoclonaux, selon une approche innovante, agile et intégrée, fondée sur la biologie des tumeurs, explique Nathalie Varoqueaux. Au travers de programmes translationnels, nous cherchons à identifier les biomarqueurs qui permettront de sélectionner les patients qui ont la meilleure réponse au traitement. C’est ce que nous appelons la médecine de précision, c’est-à-dire proposer une stratégie thérapeutique adaptée au profil de la tumeur du patient. »

AstraZeneca combine ainsi plusieurs approches scientifiques pour développer des médicaments innovants contre le cancer. La première s’attaque aux mécanismes des voies de réparation de l’ADN. La deuxième est l’immuno-oncologie. La troisième consiste à cibler les mécanismes de prolifération et les mutations de résistance des cellules cancéreuses. Enfin la dernière approche, ce sont les anticorps conjugués qui allient l’efficacité des petites molécules cytotoxiques à l’action ciblée des anticorps monoclonaux. Ces 4 plateformes se traduisent par 28 molécules en développement à des stades de développement clinique différents. « Bien sûr, nous cherchons à démultiplier le potentiel de ces approches scientifiques en les associant afin de proposer le maximum de chances de vaincre le cancer et à terme de guérir. L’extraordinaire intérêt de ces approches scientifiques est qu’au fur et à mesure que nous les explorons, nous détectons un potentiel qui vient bien au-delà de l’approche initiale. »

 

Faire collaborer les startups avec la big pharma ! AstraZeneca France vient de lancer REALIZE, un programme d’accompagnement personnalisé de startups françaises spécialisées en oncologie. C’est une initiative tout à fait inédite pour AstraZeneca France et même AstraZeneca qui va permettre d’« acculturer » les collaborateurs de la big pharma, avec ceux des startups et inversement. « Nous connaissons l’excellence et la qualité de la recherche académique en France, nous avons aussi à cœur de contribuer au développement d’entreprises qui deviendront des actrices performantes de l’écosystème de l’innovation français en santé. Ce seront peut-être nos partenaires de demain ! ».

 AstraZeneca France : 1re filiale européenne du groupe anglo-suédois / 4e filiale mondiale après les Etats-Unis, le Japon et la Chine / 1 390 collaborateurs  / 250 personnes au siège de Courbevoie-La Défense / 400 personnes sur le site industriel de Dunkerque, référence mondiale pour la production de dispositifs inhalés / 767 M€ de CA / 993 M€ à l’exportation (au 31 décembre 2016)

http://www.startup-realize.com/

 

 

 

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