« Le centenaire du centre de formation de Paris des Arts et Métiers ParisTech s’accompagne de nombreux travaux de réaménagement et de modernisation. Ce réaménagement et cette modernisation s’effectuent dans le but de conserver la vocation des lieux : l’apprentissage des techniques industrielles. »

 

Alex Rémy directeur du Centre de Paris Arts et Métiers ParisTech

Alex Rémy directeur du Centre de Paris Arts et Métiers ParisTech

L’internationalisation du Centre
Depuis cent ans, le Centre de Paris a fortement évolué, avec la préconisation européenne « Licence Master Doctorat ». Cette dernière nous a donné la volonté d’accueillir, dans le centre, les étudiants à partir du niveau « Master 1 » et ainsi attirer un maximum d’étudiants étrangers. Nous tendons vers une large ouverture à l’international avec 21 universités partenaires, la ville de Paris étant très attractive. D’ailleurs, cette année, nous avons ouvert un M1 international et avons intégré le dispositif N+i de CampusFrance.

 

Quelques chiffres significatifs
Le Centre de Paris, qui possède aujourd’hui 4 laboratoires très structurés, va bientôt compter 80 % d’enseignants chercheurs sur une centaine. 60 % de nos 1600 étudiants préparent le diplôme d’ingénieur Grande Ecole. D’autre part, nous développons des relations contractuelles avec les entreprises, en accueillant 35 chercheurs et doctorants financés par l’industrie.

 

« L’optimisation de la parcelle de plus de deux hectares entraînera le partenariat entre les équipes de recherche.

Sur les parties arrière latérales de l’école qui accueillaient les ateliers au début du XXie siècle, nous allons disposer nos 4 laboratoires de manière à pouvoir faire un travail de recherches transversales, avec l’installation de salles communes pour favoriser les échanges et la communication entre chercheurs et doctorants de différentes spécialités. Nous souhaitons également développer des plates-formes technologiques dont deux sont actuellement reconnues par le conseil scientifique de l’Ecole. Dans le cadre du PRES HESAM, nous collaborons avec le CNAM pour le rapprochement d’équipes de recherche de même thématique afin de rendre plus visibles les laboratoires concernés.

 

Les quatre fonctions du projet de construction de la partie centrale
Cette partie sera composée en sous-sol de deux amphithéâtres (700 places ce qui porte à 2100 places d’amphis en tout) et de salles de réunion et de travail pour devenir, à terme, un centre de diffusion des sciences et techniques. Ces infrastructures devront nous permettre de recevoir dignement des chercheurs étrangers pour des colloques internationaux et d’y assurer nos différentes formations. Au rez-de-chaussée, sur plus de 5000 m², prendront place plusieurs plates-formes technologiques. Nous citerons pour exemple la plate-forme « les procédés laser » de puissance pour lequel le centre investit dans du matériel très performant, ceci avec l’aide de la région Ile de France. Au premier étage, des salles seront installées pour les travaux en groupes effectués lors des colloques, une partie des locaux étant destinée à la restauration des participants et des étudiants. Aux étages supérieurs, 150 chambres seront dédiées aux étudiants étrangers. Les étudiants Arts et Métiers sont logés dans deux résidences à la Cité universitaire.

 

Un super incubateur
Nous avons prévu de porter notre surface d’incubation à 2400 m² pour pousser notamment des doctorants à créer leur entreprise. Cet incubateur, ouvert à des étudiants en provenance d’écoles d’ingénieurs ou d’écoles de management, crée une synergie formidable.

 

Coût du projet : 71 millions d’euros
La Ville de Paris, propriétaire des locaux, est spécialement intéressée par la mise en place de logements étudiants. Et le maintien de formations dans Paris « intra-muros ». Une demande de financement fera l’objet d’un projet lors du prochain contrat de programme état région. Pendant les travaux qui seront terminés en 2017, toutes les formations dispensées actuellement, seront maintenues dans Paris intra-muros.

 

Une nouvelle chaire
Il s’agit de placer sur Paris tout ce qui touche à l’organisation de la production. Cette chaire, soutenue principalement par Peugeot, va permettre aux responsables des PME de bien comprendre le fonctionnement logistique et les enseignements dispensés.

 

Patrick Simon