Lancée il y a deux ans, la nouvelle maquette pédagogique d’Arts et Métiers ParisTech réaffirme l’ambition de l’école : former des ingénieurs et cadres aux enjeux technologiques de demain. Face aux progrès techniques, l’école a su adapter ses modalités d’enseignement. Xavier Kestelyn, directeur général adjoint en charge des formations, nous en dit plus.

 

© Nikola Krtolica

L’école se présente comme « un accélérateur de talents pour l’industrie du futur », pouvez-vous nous en dire plus ?

Notre école souhaite être au cœur d’un écosystème permettant aux entreprises de trouver à notre contact les compétences (via la formation initiale et continue) et l’innovation au travers de nos laboratoires de recherche.  A l’échelle de la formation, cela signifie former des ingénieurs et des cadres capables d’accompagner les industries dans leur transition technologique avec une culture d’entrepreneur et d’innovateur. Grâce à notre formation généraliste en ingénierie, les étudiants maîtrisent toutes les étapes du cycle du produit, de sa conception à son recyclage. Ces complémentarités permettent aussi d’appréhender les défis du numérique. Un enjeu de plus en plus fort pour le tissu industriel.

Comment se concrétise cette ambition ?

Pour assurer la prise en main des nouvelles technologies par nos étudiants, des équipements de pointe sont mis à leur disposition : robots industriels, logiciels PLM et métiers, procédés innovants … Ces ressources leur permettent de se mettre en contexte. Cette mise en pratique des compétences transparait aussi à travers une nouvelle démarche pédagogique. Notre cursus ingénieur permet à chaque étudiant d’envisager un parcours cohérent avec ses aspirations. Nous les accompagnons individuellement pour répondre au mieux à leurs attentes.

Comment le cursus ingénieur a-t-il été réformé lors de la mise en place de la nouvelle maquette pédagogique ?

La nouvelle offre pédagogique d’« ingénieur généraliste » est plus flexible. Dès la première année, les élèves sont confortés ou aidés dans leur choix d’orientation. L’année suivante, ils choisissent une spécialité parmi les trois que nous proposons : ingénieur de terrain, ingénieur de bureau d’études et ingénieur-entrepreneur. En initial, en alternance ou motivée par un projet personnel, la troisième année est une année d’expertise : les acquis sont mis en œuvre. Cette nouvelle approche pédagogique permet de multiplier les profils transversaux, très recherchés aujourd’hui sur le marché du travail.

La famille des « Gadzarts » est l’une des plus soudée parmi les diplômes des grandes écoles. Quelle est la valeur pédagogique de ces liens à vos yeux ?

Notre réseau d’alumni rassemble près de 35 000 membres ; c’est le plus important en Europe. Les anciens élèves sont un levier fondamental dans notre fonctionnement : leurs témoignages identifient les mises à jour nécessaires dans notre programme pour l’adapter aux besoins des entreprises.  Enfin, ils font rayonner les valeurs humanistes de l’école : le respect des enjeux RSE. En collaboration avec les anciens étudiants, les nouveaux apprennent à faciliter les actions RSE dans une entreprise.

Les jeunes et l’industrie

47 % des lycéens en série S ou Technologique souhaitent travailler dans l’industrie. Un pourcentage qui augmente lorsqu’ils entrevoient la possibilité de manipuler les nouvelles technologies. Pourtant, seuls 2 % des lycéens estiment que la totalité des entreprises industrielles françaises sont connectées alors qu’elles le sont toutes !

Source : Baromètre 2018 « Les jeunes et l’industrie » – Etude Arts et Métiers en partenariat avec OpinionWay