En 30 ans, Arkopharma a réussi à se positionner comme un leader sur le marché de la phytothérapie et du complément alimentaire pourtant très concurrentiel. David Frappart (ISC Paris 94), VP Global Marketing, se confie sur la clé du succès et sur les profils qui l’intéressent pour répondre à l’objectif de l’entreprise : faire adopter la médecine naturelle pour les pathologies du quotidien.

 

Depuis 2 ans dans l’entreprise, comment vous êtes-vous retrouvé dans les valeurs du groupe ?

Arkopharma propose un environnement entrepreneurial propice à plus d’autonomie et qui offre une grande amplitude d’action. Cette entreprise a également répondu à mon besoin de trouver du sens dans mon travail. Le fait d’œuvrer pour une médecine naturelle, c’est très motivant au quotidien.

Aujourd’hui leader sur la phytothérapie en Europe, quelle est votre recette du succès ?

Nous avons la démarche qualitative d’un laboratoire pharmaceutique, spécialiste de son domaine. Nous établissons un cahier des charges de nos plantes et actifs naturels très stricts en fonction des besoins clairement identifiés des patients, avec nos partenaires professionnels de santé, nos experts R&D et nous les approvisionnons des meilleurs points du globe pour les tester cliniquement et en laboratoire. Presque 10 % de notre CA se fait par l’innovation : Arkovital, premières vitamines 100 % naturelles rend 85 % de ceux qui les utilisent en bien meilleur forme et Chondro Aid Jour et Nuit, produit de confort articulaire, fait reprendre une activité physique à 92 % de ses consommateurs.

Quels sont les enjeux marketing liés à ce secteur très réglementé ?

Notre enjeu est plus que marketing, c’est un enjeu de santé publique ! Notre mission est de faire adopter la médecine naturelle pour tout ce qui est pathologie du quotidien, car elle peut s’avérer plus efficace, et surtout sans effet secondaire. L’harpagophytum par exemple, plante namibienne anti rhumatismale est plus efficace que l’Ibuprofène sur un traitement de fond.

Quels profils sont susceptibles de vous accompagner dans cette mission ?

Idéalement, je cherche des doubles compétences marketing et scientifiques. Sinon, je privilégie des profils marketing capables de s’adapter à des contenus médico-scientifiques exigeants. Il faut également venir à Nice, où nous sommes basés, et aimer autant le ski alpin que le ski nautique !

 Quelles sont les actions menées par Arkopharma en faveur du commerce équitable ?

C’est une dimension très importante pour nous. Tout d’abord, une grande partie du sourcing plante est bio, il va l’être de plus en plus. Récemment, nous avons créé avec EcoCert [organisme de certification label bio en France, NDLR], le premier label d’apiculture responsable. Nous distribuons la gelée royale la plus pure du marché. Elle est bio, et nous contrôlons en plus la qualité de l’air, de l’eau et du sol de toute la région où vivent les abeilles. Nous avons également créé une charte sur les conditions de travail des apiculteurs.

Quel conseil souhaiteriez-vous adresser aux étudiants en marketing ?

Il faut être exigeant dans ses choix et privilégier les domaines d’activité où les produits et services agissent vraiment en faveur des consommateurs. Il est important aussi d’être attentif sur l’environnement de travail, les valeurs, le recul des managers et sur la QVT de manière générale.

Quel souvenir marquant gardez-vous de vos études à l’ISC ? L’école m’a beaucoup appris sur le fonctionnement des entreprises. En tant que marketer, cela m’a permis d’avoir une vision complémentaire du marketing pur qui m’a beaucoup aidé dans ma carrière.

Chiffres clés : Leader sur la phytothérapie en Europe / CA 2017 : 205 millions d’euros / 1 400 collaborateurs / 1,3 mds de gélules/an

 




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