» La gare constitue un laboratoire permanent de réflexion sur la vie en société et la manière dont elle s’incarne dans l’espace. «  Partant de ce constat, Etienne Tricaud (X 80, Ponts ParisTech 80, Architecte DPLG) co-fonde AREP, filiale de la SNCF, afin de mettre son expertise au service de la construction de la ville.

 

Bâtir les mondes de demain…

Une ambition qu’Etienne Tricaud s’est forgée au contact de 3 cultures : l’X, Les Ponts ParisTech et l’Ecole d’Architecture de Paris-Tolbiac. Cette motivation personnelle résonne aussi dans la raison d’être d’AREP.  » La gare, qui constitue notre premier objet d’étude, s’est métamorphosée, passant d’un lieu où l’on prenait le train, à celui où convergent tous les transports de la ville, les commerces et lieux d’agréments. «  Ces quartiers autrefois délaissés, aujourd’hui lieux d’intensité urbaine concentrant les flux maximums, ont pris une place capitale dans la ville de demain.  » Témoin et acteur de cette transformation, AREP a acquis une légitimité auprès des grands donneurs d’ordres en France et à l’étranger, que ce soit à l’échelle d’un bâtiment ou d’une métropole. « 

 …en s’adaptant à chaque environnement

Si la mondialisation tend à homogénéiser les modes de vie, on constate pourtant que les cultures locales et traditions ancestrales marquent fortement la manière dont les habitants d’une ville occupent l’espace.  » Nous ne concevons une gare de la même manière à Casablanca, Pékin ou Turin. «  Cette philosophie a permis à AREP de gagner son premier contrat pour la gare de Séoul il y a 20 ans et de s’implanter en Chine, au Vietnam, en Inde, au Quatar, à Abu Dhabi et au Maroc.

Le bien commun en ligne de mire

La filiale d’SNCF travaille principalement sur la conception de gare mais pas uniquement. Musées, lieux de culte, hôpitaux, centres commerciaux… Toujours dédiés à accueillir d’importants flux de visiteurs, qu’ils soient publics ou privés, ces espaces sont pensés par AREP dans le sens de l’intérêt général.  » We shape the buildings and therefore they shape us.  » En citant Churchill, le président d’AREP explicite la conviction qui l’habite, lui et ses collaborateurs.  » L’organisation de l’espace influe le vivre ensemble. Nous avons donc une véritable responsabilité lorsque nous concevons le cadre de vie de nos contemporains. « 

Un laboratoire pluridisciplinaire

La force d’AREP tient à l’association de 7 métiers. Architectes, urbanistes, designers, ingénieurs, économistes, programmistes et de conducteurs d’opérations confrontent leurs expertises pour apporter des solutions complètes et pertinentes à leurs clients.  » Nous recrutons des jeunes qui aiment travailler de manière collaborative, qui sachent écouter et se remettre en question. « 

Musée capital de Pékin, Chine – crédit Jérémie Souteyrat

Le rôle clé des ingénieurs

 » Si l’architecte pense l’espace en fonction des usages, l’ingénieur, lui, invente des systèmes pour le rendre habitable. » En complémentarité de l’architecte, il va permettre de donner une hospitalité à cet espace en contrôlant le confort environnemental, acoustique, olfactif, thermique etc.  » Pour répondre à toutes ces problématiques, en prenant en compte les contraintes essentielles que pose le développement durable, il doit faire preuve de beaucoup d’inventivité et d’innovation ! « 

Un projet marquant ?

 » Le musée historique de Pékin que nous avons livré il y a 7 ans ! Aujourd’hui, il s’inscrit en 3è place des bâtiments les plus visités de la ville. Comme le Louvre ou le MoMa, il fait partie de ces musées qui deviennent emblématique d’une ville. Sa grande cour carrée inspirée des palais chinois est très respectueuse des canons de l’architecture traditionnelle, mais transcrit dans des matériaux contemporains. Ce projet illustre bien ce que nous savons faire de mieux !


 » Nous accomplissons un travail très fin d’agencement des flux, qui s’apparente à de l’horlogerie, pour que chacun trouve sa place dans la foule et s’y sente bien. « 

Contact : pierre-alexandre.jamot@arep.fr

 

Comment l’École des Ponts ParisTech prépare les jeunes à construire les mondes de demain