Historiquement construit pour la formation à des métiers manuels, l’apprentissage connait un succès croissant dans l’enseignement supérieur. Chaque année, les formations accessibles sont plus nombreuses, et la proportion de diplômés par cette voie augmente que ce soit en master universitaire, en école d’ingénieurs, en école de management ou en école spécialisée.

 

L’apprentissage a de nombreux atouts…

La voie royale pour l’insertion professionnelle des jeunes

Fini donc les annonces : « Recherche jeune diplômé avec 2-3 ans d’expérience ». Après une filière en apprentissage, on peut être jeune diplômé ET avoir de l’expérience ! L’enseignement suivi est académique et pratique, professionnalisant, très relié au monde professionnel, surtout pour une fin de cursus.

Des études gratuites et rémunérées

Le principe même de l’apprentissage confie au jeune un statut de salarié : il perçoit donc une rémunération : un % du SMIC en fonction de son âge et de son antériorité dans l’apprentissage. En tant que salarié, l’entreprise finance ses frais de formation. Cet allègement de charges financières permet à tous de poursuivre des études dans le supérieur y compris jusqu’au niveau bac +5, sans avoir recours à un emprunt ou un job étudiant.

Un job à coup sûr ?

Les entreprises, petites ou grandes, participent directement à la formation de leurs futurs collaborateurs, notamment dans les métiers en tension où la guerre des talents fait rage. Dans de nombreux cas, le contrat d’apprentissage de fin de cursus anticipe le recrutement de jeunes diplômés et minimise le risque d’une période d’essai non concluante.

 

… mais aussi ses exigences

Choisir son métier avant la fin de ses études

Suivre une filière en apprentissage nécessite une réflexion sur le projet professionnel en amont des études. En effet, le poste et les missions confiées à l’apprenti doivent correspondre avec le contenu de la formation. La formation théorique venant éclairer la pratique et la pratique professionnelle venant illustrer la formation plus académique. Cet échange est formateur. Mais cela suppose une plus grande maturité de la part de l’apprenti pour choisir sa voie, orienter sa recherche…

Mener une double vie n’est pas facile pour tous

Quel que soit le rythme retenu, l’apprenti alterne présence en entreprise et à l’école. Il doit être agile pour s’adapter aux exigences de la vie d’un salarié et de celle d’un étudiant. Mener de front les devoirs de l’étudiant et les responsabilités du salarié est très exigeant. Pour réussir et s’adapter, il faut une réelle détermination.

Organiser un dialogue tripartite

Une formation en apprentissage réussie repose sur un dialogue régulier de l’école, de l’entreprise d’accueil et de l’étudiant lui-même. Partage des objectifs pédagogiques, réunions de tutorat, co-construction d’un parcours d’apprentissage, disponibilité réciproque pour résoudre les difficultés éventuelles… Les trois acteurs se doivent de jouer le jeu et mettre à disposition les moyens humains nécessaires.

 

La France a la chance de bénéficier d’un environnement institutionnel et juridique favorable et qui joue à plein dans le succès actuel de l’alternance dans l’enseignement supérieur. Continuons d’en ouvrir l’accès au plus grand nombre et faisons évoluer le regard des acteurs encore réticents. Oui l’alternance est une voie de réussite et d’excellence ouverte à tous. Notre expérience nous le rappelle au quotidien : nous n’avons jamais rencontré dans nos écoles des étudiants qui ont gouté à l’alternance et qui souhaitent revenir à un autre dispositif !

 

Apprentissage : innovation permanente pour une filière d’excellence à IMT Mines Albi