Cet article a 2 années. Merci d'en tenir compte durant votre lecture.

Continuer ses études après un DUT Informatique et se former dans une logique d’alternance par la voie de l’apprentissage, c’est devenir un ingénieur qui voit plus loin, qui voit plus large.

JDE N°78 p1-112

© Mines Nantes

Informatique : un secteur porteur mais… il vaut mieux préparer son avenir

Avec une augmentation de 14 % du nombre d’offres d’emploi durant l’année 2015, et plus de 80 000 postes à pourvoir au cours de l’année 2016, l’informatique reste le premier recruteur des cadres. Un constat qui fait rêver ? Paradoxalement, certains diplômés de l’informatique ne trouvent pas de travail (38 600 chômeurs début 2016 selon Pôle emploi). Le besoin de formation qualifiante est plus que jamais nécessaire. Si vous êtes titulaire d’un DUT Informatique, n’hésitez plus : intégrez une grande école en formation d’ingénieurs par la voie de l’apprentissage ! C’est le sésame d’un démarrage efficace dans votre carrière. La fertilisation croisée entre le monde académique et celui de l’entreprise est un atout indéniable pour progresser rapidement. L’informatique est un domaine qui se prête particulièrement bien à l’apprentissage par alternance. Comme on fait ses gammes au piano, il est important de s’exercer à « coder » pour maîtriser l’algorithmique, les structures de données, les différents paradigmes de programmation, etc. L’entreprise constitue alors un espace formant vertueux puisque l’on y produit du code qui doit « marcher », sur différents types de mission, dans de nombreuses technologies, dans des équipes à géométrie variable. L’expérience en entreprise est un complément indispensable à la formation académique et c’est un véritable vecteur d’accélération de carrière pour le futur ingénieur en informatique.

Informatique + alternance + sciences sociales – une synergie gagnante

Avec l’alternance, l’apprenti – à mi-chemin entre le monde de l’entreprise et celui de l’école – va prendre du recul sur ses activités, construire sa compétence en réalisant, s’approprier les expériences vécues, apprendre à apprendre à partir des missions. Mais la compréhension du monde de l’entreprise et de ses enjeux ne peut être apprise sur le tas et doit être également conceptualisée. Une part importante du programme de formation doit être dédiée aux sciences sociales et de gestion : ressources humaines, management, contrôle de gestion, conduite du changement et de l’innovation, etc. Un ingénieur informaticien n’est pas qu’un « super » programmeur maîtrisant les dernières innovations technologiques : il doit aussi acquérir une compréhension forte de son écosystème pour être plus performant.

Aux Mines de Nantes : suivez le FIL

Ouverte en 2011, la Formation Ingénierie Logicielle (FIL) des Mines de Nantes est unique par son choix de mêler un programme informatique à la pointe (informatique mobile, Cloud computing, Big Data) et un volet sciences sociales et gestion volontairement conséquent (1 h pour 2 h d’informatique). Les ingénieurs FIL sont capables de concevoir, faire évoluer les grands systèmes d’information et accompagner leur mise en oeuvre dans le domaine des logiciels et des services. Quel résultat 5 ans après le démarrage de FIL ? A l’entrée, chaque admis a au moins 5 propositions d’entreprises d’accueil (startup, ESN, grand groupe) ; en sortie, 100 % de CDI, avec des salaires d’embauche dépassant parfois 45 K€ et des poursuites d’études possibles (HEC Entrepreneur, ESSEC à Singapour). Suivez le FIL, vous irez plus loin !

JDE N°78 p1-112

© Mines Nantes

 

Par Thomas Ledoux,
enseignant chercheur à l’Ecole des Mines de Nantes

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