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Encouragé par le gouvernement et la demande des entreprises, l’apprentissage gagne progressivement ses lettres de noblesse dans l’enseignement supérieur. Encore souvent assimilé aux métiers de l’artisanat, il s’est beaucoup développé dans les écoles de commerce notamment. S’il présente un certain nombre d’avantages, les étudiants qui s’engagent dans cette voie doivent également être conscients que le niveau d’exigence pour ces formations est élevé.

 

 

© freehandz - Fotolia

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DE NOMBREUX AVANTAGES
Le premier avantage, et non des moindres, est d’ordre financier. D’une part, l’apprenti est exonéré des frais de scolarité, et d’autre part, il perçoit une rémunération de l’entreprise qui l’emploie. Cette rémunération varie selon l’âge de l’apprenti et son expérience (nombre d’années d’apprentissage passées). L’étudiant est donc doublement gagnant. L’aspect financier est souvent le premier motif invoqué par les jeunes qui optent pour ce parcours, parfois sans mesurer tout ce que l’apprentissage implique… L’autre avantage se perçoit à l’issue de la formation : au-delà du diplôme (qui est le même pour tous les étudiants qui suivent la formation, qu’ils soient apprentis ou non), l’apprenti bénéficie d’une expérience en entreprise significative. Cette expérience constitue un précieux atout à valoriser auprès de recruteurs potentiels.

 

LES 3 VIES D’UN APPRENTI
Mais l’apprentissage ne convient pas à tout le monde. C’est une voie exigeante, on l’oublie trop souvent. Un apprenti doit être capable de gérer 3 « vies » à la fois :
• Sa vie à l’école ou à l’université, avec en ligne de mire l’obtention de son diplôme qui doit rester sa priorité ;
• Sa vie en entreprise car il est salarié à part entière, avec un certain nombre de responsabilités et d’obligations (ponctualité, professionnalisme, rigueur…) ;
• Sa vie personnelle, sa famille, ses hobbys, les sorties avec ses amis… qui permettent de garder un certain équilibre. C’est un aspect qui ne doit pas être sacrifié car il conditionne la réussite des 2 autres « vies ».

 

QUELQUES CONSEILS POUR RÉUSSIR SON APPRENTISSAGE
L’étudiant doit mener une réflexion en amont, avec l’aide de son école, pour savoir s’il se sent capable de tout mener de front. Mieux vaut, par ailleurs, être vigilant sur un certain nombre de critères pour choisir son entreprise :
• Taille de celle-ci : certains auront tendance à privilégier de grandes entreprises connues, mais n’oubliez pas qu’il existe de nombreuses opportunités dans les petites et moyennes entreprises, certes moins connues, mais très formatrices ;
• Secteur d’activité : n’hésitez pas à varier les expériences. Si vous avez fait un stage dans un secteur, pourquoi ne pas en choisir un autre pour votre apprentissage, histoire de tester ?
• Situation géographique. C’est un point très important. Un trajet d’une 1h30 pour aller au travail vous semblera surmontable en début d’année mais sans doute très pénible en fin d’année, avec la fatigue accumulée. Mieux vaut donc être raisonnable. L’apprentissage offre une occasion privilégiée de vous confronter à la réalité du monde du travail. Certains étudiants peuvent avoir plus de mal que d’autres à tirer leur épingle du jeu… Dans tous les cas, n’oubliez pas que l’école (ou l’université) est là pour vous aider à choisir le bon statut, apprenti ou étudiant. De plus, elle est là pour vous accompagner dans la relation avec votre entreprise. N’hésitez pas à l’alerter si vous rencontrez des problèmes, elle saura vous conseiller et assurer la liaison entre l’entreprise et vous. Il suffit bien souvent d’en parler pour repartir du bon pied.

 

Par Stéphane Vincent,
Directeur des relations entreprises et des partenariats de Novancia Business School Paris

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