Les femmes semblent ainsi avoir du mal à se vendre et à prendre conscience de leur véritable valeur, comme l’explique Pascaline Le Berre, auteure de « Femmes, osez (enfin) votre vraie valeur ! », paru aux Éditions Kawa.

 

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« Après mes études à l’Edhec, j’ai rejoint le monde informatique puis je me suis expatriée. En revenant en France la deuxième fois, j’ai changé de parcours professionnel et j’ai alors décidé de me consacrer à la gestion de patrimoine. Lors de l’exercice de mes nouvelles fonctions, j’entendais très souvent un discours passéiste du type : ‘’C’est mon mari qui gagne et gère l’argent…’’ C’est pourquoi j’ai écrit ce livre avec Gisèle Szczyglak, « Femmes, Osez (enfin) votre valeur ! », afin d’aider les femmes à prendre conscience de leur patrimoine et de leur valeur, à capitaliser sur leur carrière et leur patrimoine.L’ouvrage porte sur deux sujets complémentaires : la carrière et le patrimoine. Une idée phare est celle-ci: sachez d’où vous venez ! Il est indispensable de savoir qui on est, d’où l’on vient pour ensuite avoir véritablement conscience de sa valeur. »

 

Une prise de conscience nécessaire mais qui doit également s’accompagner d’une certaine organisation selon Pascaline Le Berre :
« Il est aussi important de s’accorder du temps pour soi pour créer son réseau et ainsi bâtir ses évolutions de carrière. C’est essentiel aussi pour préparer sa retraite ! Parce qu’il y a encore 15 à 20 % d’écart de salaire entre un homme et une femme. En annualisant et en lissant sur 35 à 40 ans, soit la durée moyenne d’une carrière, la différence peut s’avérer très importante. Une étude américaine met ainsi en avant un différentiel équivalent à 600 000 dollars. En France, une de mes amies a calculé, en intégrant ses congés maternité, un travail à temps partiel pour s’occuper de ses enfants et les couts d’un divorce, qu’elle avait « perdu » 7 années de salaire ! Les femmes oublient de monétiser leur valeur. Elles sont ‘’conditionnées’’ très tôt, dès l’école primaire. […] Ne déléguez pas la gestion de votre patrimoine mais, en revanche, n’hésitez pas à vous faire aider sur certains points pour consacrer plus de temps à la construction de votre carrière et de votre patrimoine. Comment ? Grâce à la réconciliation et à la bonne valorisation des deux patrimoines matériel et immatériel. Il est primordial de savoir évaluer sa valeur et de libérer du temps pour évoluer. C’est de l’égoïsme positif ! »
Consultez son blog : http://pascalineleberre.fr

 

Et toi, t’en penses quoi ?
Pierre Bertrand, étudiant au MIT en Aerospace
« Je crois vraiment en la mixité parce qu’elle apporte de la richesse dans toutes les sphères : en prépa – dans des problèmes de maths et physique –, en école – dans les associations… Avoir une équipe diverse composée de filles et de garçons, issus de différentes prépas pour monter une liste BdE était crucial à Centrale. Les filles ont un rôle très important dans les associations. Centrale se montre d’ailleurs assez ouverte à la question de la mixité et du leadership féminin, malgré les 20 % de filles, et ça se fait naturellement. Elles prennent le leadership sans aucun problème. »Après Centrale Paris, Pierre Bertrand rejoint le MIT où il intègre le programme aérospatial mais aussi le Technology and Policy Program, plus multidisciplinaire, qui regroupe une quarantaine d’étudiants internationaux avec des profils très différents. Durant sa recherche au MIT, il travaille avec Dava Newman, maintenant directrice adjointe de la NASA. « Elle s’est toujours impliquée dans la promotion de la place des femmes dans l’ingénierie. Très inspirante, c’est un modèle sur le plan scientifique et personnel. Je n’ai jamais senti de différence entre le fait d’interagir avec des hommes ou des femmes. Elle est une fervente avocate d’équipes mixtes : la diversité est un vrai plus car elle apporte une nouvelle approche, pas seulement du fait du rapport femme-homme mais aussi d’un point de vue international avec les différences culturelles. »

 

VC