« Place à l’action » semble être le crédo des business schools et des écoles d’ingénieurs en matière d’inclusion des étudiants en situation de handicap. Cette dernière décennie, la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) a favorisé une véritable prise de conscience de nos institutions qui se sont largement emparées de la problématique. Un tournant décisif qui devrait encore s’accélérer dans les années à venir. 

 

A propos de l’auteur

Julien Soreau, Responsable du Pôle Diversité et Égalité des chances de l’EM Normandie et co-animateur du groupe de travail Handicap à la CGE

 

Le référent handicap, pivot de la politique d’inclusion

Suite à la promulgation de la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », la Conférence des Grandes Ecoles a signé, en 2008, sa 1ère charte en faveur de l’inclusion des étudiants en situation de handicap. Plus qu’une simple déclaration d’intention, ce document a cristallisé la démarche. Son épine dorsale : la nomination d’un référent handicap au sein de chaque institution et la mise en place, avec ces derniers, d’un groupe de travail piloté par la Conférence des Grandes Ecoles. Échanges de bonnes pratiques, mise en œuvre d’outils, consolidation de plans d’actions viables et pérennes : ce think tank a eu un véritable effet catalyseur !

4 000 étudiants en situation de handicap en France

C’est un fait : les jeunes en situation de handicap sont de plus en plus nombreux à accéder aux grandes écoles en France. Actuellement, sur les 360 000 étudiants recensés, 4 000 d’entre eux sont en situation de handicap soit un ratio de 1,1 %. Ce pourcentage trouve son écho à l’EM Normandie qui en compte cette année 66, soit 1,6 % de sa communauté… Mais où en étions-nous quelques années plus tôt ? Si on reprend le cas de l’EM Normandie, l’école en comptait 17 en 2017… Alors oui les chiffres ont considérablement évolué mais ils traduisent aussi une fin des tabous !

Se taire ou se plaire dans son cursus : les mentalités évoluent !

80 % des handicaps sont dit invisibles, comme les troubles cognitifs ou la plupart des maladies chroniques, et des étudiants préféraient auparavant taire leur handicap plutôt que d’affronter les regards extérieurs. Fort heureusement, la démarche est de plus en plus naturelle et permet aux grandes écoles d’agir en fonction des besoins spécifiques de chacun : temps différencié pour les examens, prêt d’ordinateur, dispense d’assiduité aux cours, accompagnement pédagogique sur-mesure, etc. L’objectif est de ne plus avoir d’étudiants en souffrance et de permettre à chacun de vivre pleinement son cursus.

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En février dernier, à l’occasion du 10e anniversaire de son engagement, la CGE a signé une nouvelle charte aux côtés de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et de Sophie Cluzel, Secrétaire d’État en charge du handicap. Actualisée et renforcée, celle-ci se fixe pour priorités l’accès à la vie associative et au sport, la mobilité internationale ainsi que l’insertion professionnelle des étudiants en situation de handicap. Une nouvelle feuille de route construite de façon collégiale, encourageante pour l’avenir. Favoriser l’inclusion fait partie des valeurs et des missions des grandes écoles, engagées dans une véritable démarche de responsabilité sociale. A elles de mettre ce point au cœur de la vision des futurs managers avec, au centre de leur réflexion, la bienveillance et la tolérance ! Le chemin parcouru par les Grandes Ecoles est important, mais c’est l’autoroute qu’il faut maintenant prendre !

 

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