Meilleure maîtrise des énergies, des ressources ou des flux logistiques sont autant d’impératifs nouveaux auxquels les industriels de l’agroalimentaire s’attellent afin de répondre aux engagements du Grenelle de l’Environnement. Une aubaine pour des techniciens aux compétences plus que jamais très recherchées !

Avec plus de 11 500 entreprises, dont 90 % environ sont des TPE/PME, le secteur de l’agroalimentaire représente un beau gisement d’emplois pour les jeunes diplômés. Si, chaque année, selon l’Ania (Association nationale des industries agroalimentaires), près de 10 000 postes n’y sont pas pourvus, ce sont globalement 30 000 postes qui devraient y aussi être créés d’ici à 2015. Employant près de 420 000 personnes, ce secteur clé de l’activité économique offre une palette très large de métiers, allant de la production à la vente, des achats à la logistique, de l’hygiène à la qualité sont autant d’opportunités pour les jeunes diplômés issus des filières courtes techniques. C’est également un secteur où la possibilité d’enrichir ses compétences et d’évoluer en accédant à des postes d’encadrement est bien réel. A fortiori au sein des grands groupes où la formation professionnelle et la mobilité, fonctionnelle et géographique, sont encouragées et favorisées.

Des métiers boostés par le développement durable
Poussés par le législateur à assumer une meilleure responsabilité en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les PME et les industriels du secteur sont mobilisés dans une révolution verte. Avançant rapidement, les efforts qu’ils réalisent pour réduire l’impact de leurs activités tout au long de la chaîne sur l’environnement font évoluer leurs besoins en matière de métiers techniques, tous concernés par ces nouveaux impératifs environnementaux. Le secteur offre ainsi aux techniciens supérieurs de multiples occasions de mettre leurs compétences au service d’une amélioration constante des performances. En production, les objectifs qui pèsent sur la réduction accrue des énergies (électricité, gaz, pétrole…) ainsi que sur les ressources – l’eau, notamment, dont les volumes utilisés sont en décrue régulière -, engendrent sur les sites de production la mise en place de nouvelles lignes qu’il s’agit de déployer et de faire tourner avec des chefs de ligne et des responsables d’atelier.

Des techniciens de maintenance
Avec également des techniciens de maintenance industrielle formés aux technologies telles que les automatismes et les fluides. Elle génère aussi des profondes transformations sur le volet des emballages, où l’utilisation de matières premières recyclées (cartons et plastiques) tend de plus en plus à s’imposer comme un préalable incontournable avec, là encore, à la clé de nouveaux postes à pourvoir sur des lignes de production adaptées. Il en est de même pour l’organisation de l’ensemble de la filière logistique, pour laquelle l’expertise de BTS, DUT et licence pro de la spécialité continue d’être très recherchée pour optimiser la gestion des flux et du stockage dans le sens d’une meilleure efficacité énergétique. Très demandeuses de profils opérationnels, les entreprises de l’agroalimentaire misent également sur des technicocommerciaux dynamiques pour développer les ventes de leur production auprès de la grande distribution. L’appétit croissant des consommateurs pour des aliments plus sains et plus respectueux de l’environnement comme peuvent l’être ceux de la filière bio devrait, lui aussi, être à même de doper bien des parcours !

CG