Reste encore une question en suspens : qui sont les acteurs de l’innovation ? Si tout un chacun est évidemment concerné, pour être réellement efficace et avoir une grande portée, l’innovation doit aussi être soutenue et organisée à plus grande échelle.

 

Les établissements d’enseignement supérieur et les labos

Les écoles et universités tout d’abord ont un rôle à jouer dans la formation des jeunes diplômés. Universités, grandes écoles, doivent inculquer une certaine ouverture et agilité d’esprit pour favoriser la créativité et l’innovation chez les étudiants. Sur ce principe, le campus nancéen de l’Alliance Artem est déjà en pointe : les étudiants des trois écoles, l’Ecole nationale supérieure d’art et de design de Nancy, d’ICN Business School et de Mines Nancy, sont invités à expérimenter la transdisciplinarité lors des Creative Business Days (CB Days). Durant une semaine, ils sont rassemblés en groupes mixtes d’une dizaine d’étudiants, pour travailler ensemble et se familiariser avec le monde du travail lors d’un projet de créativité et de stratégie d’entreprise.
A un autre niveau, les relations partenariales entre les laboratoires de recherche publique et les entreprises permettent également  de développer le transfert technologique et l’innovation. C’est le cas notamment des Instituts Carnot, des structures de recherche publique, labélisées par le ministère de la recherche, qui prennent des engagements forts pour mener et développer une activité de recherche partenariale au bénéfice de l’innovation des entreprises.

Les entreprises et leurs collaborateurs

En effet, en bout de chaîne, l’implication des entreprises est indispensable pour aboutir à une concrétisation de l’innovation, à une mise sur le marché.

Au-delà des séances de créativité, de plus en plus courantes, certaines entreprises (comme La Poste ou L’Oréal) organisent désormais des concours internes s’inspirant des hackatons (les fameux concours de développeurs) pour faire brainstormer leurs équipes, lancer des challenges d’innovation à grande échelle. Avec un objectif : aboutir à une mise en place rapide des projets innovants imaginés pendant ces quelques jours intenses d’échanges.

Autre source d’innovation et de concrétisation de cette dernière, les Fab Lab, un concept né en 2001 au MIT. Ces laboratoires d’un nouveau genre conquièrent les entreprises : Renault, Air liquide ou Seb ont désormais leur Fab lab. Ces lieux ouverts sont destinés à tous les salariés, de l’ingénieur du bureau d’études aux techniciens de chaînes de production. A leur disposition, les dernières technologies comme des imprimantes 3D, des scanners 3D, des casques de réalité virtuelle ainsi que toutes sortes d’outils et de composants électroniques. Quelques heures, quelques jours suffisent pour mettre au point un prototype et favoriser ainsi l’éclosion et la multiplication de l’innovation.

 

L’innovation à différentes échelles