Leader mondial de l’hôtellerie, pionnier de la RSE et de la durabilité, groupe profondément humain mais définitivement innovant, Accor fait bouger les lignes dans tous les domaines. Rencontre avec Thierry Labi (DEA Droit Eco & Affaires, Paris X Nanterre, 85, ESSEC Management Education 05), le Directeur Juridique France HotelInvest d’Accor Hotels. Par Jérôme Bourgine

 

 Vous connaissez bien le groupe Accor. Qu’est-ce qui vous a, vous, personnellement, impressionné en le découvrant ?

J’ai découvert Accor en avril 85 à l’occasion d’un stage étudiant, une entreprise que je sentais si bien « vivre de l’intérieur » que j’eue aussitôt envie de l’intégrer. Je suivais alors avec intérêt ses « Premières » en matière d’innovation hôtelière : premier Novotel, premier Ibis, etc. Dès que j’ai décroché mon DEA, j’ai postulé. Ils n’avaient pas de place pour moi à ce moment-là, mais, comme ils s’y étaient engagés, trois mois plus tard, dès que quelque chose s’est proposé, ils m’ont contacté… Puis accompagné jusqu’à mon poste actuel ainsi qu’au Comité de Direction. Entreprise extrêmement attachante, Accor l’est tout d’abord parce qu’elle sait offrir de belles opportunités d’évolution à ses collaborateurs !

« Le Directeur Juridique est devenu un vrai business partner »

Dans le digital comme ailleurs, Accor a toujours été une entreprise très innovante. Est-ce le cas également dans la plus classique dimension juridique ?

En 2014, Accor a en effet décidé d’un plan digital quinquennal de plus de 250 M€ pour fluidifier ses pratiques. Et le groupe a également opéré sa révolution culturelle dans le juridique, oui. Notamment via ce que l’on nomme la GED (Gestion Electronique de Documents) que, pour les bénéfices du partage de l’information, nous avons, ouverte à des non-juristes de l’entreprise. De la même façon, nous participons à la mise en place d’une GED plus large permettant de suivre l’actif hôtelier dans toutes ses composantes et à tout moment, un gain considérable de temps et d’efficacité. Qu’il s’agisse de partage de données, de gestion informatisée, du groupe WhatsApp des directeurs juridique de par le monde ou de la signature électronique à l’essai, l’innovation est toujours en marche !

Le rôle du juriste dans l’entreprise a-t-il évolué ces dernières années et, si oui, de quelle manière ?

S’il est une évolution capitale pour les juristes œuvrant en entreprise, c’est bien la manière dont la perception de leur rôle qui a évolué. Les juristes ont gagné leurs galons au sein des Comités de Direction en montrant qu’ils étaient de véritables business partners et non plus simplement celui « qui dit le droit ». C’est cela qui nous permet d’être légitime dans notre approche et d’avoir l’écoute de nos clients. A condition de sortir de leur zone de confort pour comprendre les enjeux du business, ils sont en effet devenus des interlocuteurs précieux pour nombre de leurs collègues. Ma plus belle satisfaction, lorsque l’on vient me voir uniquement pour parler, être orienté, confronter un point de vue  !

L’université de Nanterre figure parmi vos « Centres d’intérêt » sur LinkedIn. Qu’est-ce qui motive cet attachement ?

Lorsque, mon bac en poche, j’ai fait le tour des facultés, j’ai su, aussitôt arrivé sur le campus de Nanterre, que c’était là que je voulais faire mes études. Question d’ambiance. Et j’étais encore ignorant, pourtant, de la très grande qualité de l’enseignement et des professeurs, les Bréchon, Carcassonne, Jeantin etc. Nous y avions même un jeune chargé de TD très dynamique, Nicolas, qui (après être passé par l’Elysée) vient de faire son entrée au Conseil d’Administration d’Accor…

Sofitel Golfe d’Ajaccio Thalassa Sea & Spa (c) Christian Poncelet

Accor c’est :

  • 4 150 hôtels
  • 5,63 Mds de CA
  • 240 000 collaborateurs
  • 1 hôtel ouvert toute les 36 heures

 

Contact : thierry.labi@accor.com