Quel premier job pour quelle carrière ? Telle est la question que se posent nombre de jeunes diplômés à la sortie de leurs longues années d’études dans une grande école ou une université. Dans une période économique difficile, il semble en effet plus que nécessaire de ne pas faire d’erreur dès le début de son parcours. Alors comment bien débuter sa carrière ?

Une carrière, ça commence aussi à l’école
Pour ne pas avoir à se poser cette question fatidique une fois diplômé, rien de plus simple, il suffit de débuter sa vie professionnelle alors qu’on est encore à l’école. C’est d’ailleurs le choix que font de plus en plus d’étudiants qui optent pour l’apprentissage et l’alternance. Depuis quelques années, ces formations ne sont en effet plus l’apanage des cursus courts ou des métiers manuels et se développent de plus en plus chez les Bac +4/5. L’apprentissage devient même haut de gamme : 80 % des écoles s’y sont mises et le ministère de l’Enseignement supérieur affirme qu’il concernera 1 étudiant sur 6 d’ici 2020. Ce dispositif a en effet tout pour plaire aux étudiants et aux professionnels. En alternant des périodes d’école et des temps en entreprise, l’étudiant développe une solide expérience métier tout en percevant un salaire proche du Smic. Pour l’employeur, c’est la garantie de disposer de jeunes talents motivés et bien formés à intégrer à l’entreprise une fois leur diplôme en poche. Une bonne façon de débuter sa carrière en beauté.

 

La carte internationale
Pour ceux qui auraient privilégié un cursus plus académique, l’international est une option à ne pas négliger en début de carrière. Une enquête publiée début 2012 par l’Institut Gallileo sur les ambitions professionnelles de 1 600 étudiants des 16 plus grandes écoles françaises, montre d’ailleurs que cela n’a pas échappé à nos jeunes talents. Alors que 23 % d’entre eux cherchent prioritairement leur premier poste à l’étranger, le nombre de VIE a augmenté de 57 % entre 2006 et 2011. Et si leur choix se porte bien sur vers les pays européens, la Chine, Singapour, la Thaïlande, les Emirats, le Brésil et l’Inde ont aussi la cote. Déjà fortement sensibilisés à l’international durant leurs formations (via des stages obligatoires et l’apprentissage des langues), ils ont en effet conscience que dans un marché de l’emploi désormais mondial, une expérience à l’étranger est un booster de carrière qui ouvre à plus d’autonomie et de progression. Quel premier job pour quelle carrière ? Telle est la question que se posent nombre de jeunes diplômés à la sortie de leurs longues années d’études dans une grande école ou une université. Dans une période économique difficile, il semble en effet plus que nécessaire de ne pas faire d’erreur dès le début de son parcours. Alors comment bien débuter sa carrière ?

Le pari des petites structures
Mais ces parcours multinationaux ne doivent pas cacher un autre moyen de débuter sa carrière avec succès : rejoindre une petite structure. En effet, les entreprises de moins de 250 salariés représentent 60 % de l’emploi privé en France et ont donc tout autant besoin de jeunes cadres issus des grandes écoles et universités, même si elles hésitent parfois à s’adresser à eux, de peur de ne pas les intéresser. Pourtant, les mentalités évoluent. Selon une étude publiée en 2012 par le groupe Adia, les moins de 26 ans plébiscitent les TPE/PME, qu’ils considèrent comme plus humaines, plus respectueuses de leurs valeurs et pouvant jouer le rôle d’ascenseur social. Débuter sa carrière dans une PME est donc un choix audacieux mais payant. Elle offre en effet autonomie, chaine décisionnelle courte, proximité avec les dirigeants et responsabilités élargies. Mais un risque subsiste : celui de plafonner. Il est donc indispensable de bien choisir sa structure et de se diriger vers un marché porteur (comme les TIC) et une structure innovante. Et surtout, il ne faut pas oublier que c’est une des meilleures façons de devenir chef d’entreprise : aujourd’hui, un tiers des dirigeants deTPE/PME ont plus de 55 ans et attendent la relève de pied ferme !

 

CW.