Connaissez-vous les cas ? Ces exercices ont pour but de placer l’étudiant au cœur de problématiques managériales réelles. Raphaël Gnanou, responsable de la Centrale de Cas et de Médias Pédagogiques (CCMP) de la CCI Paris Ile-de-France et Pierre Chandon, titulaire de la Chaire L’Oréal et professeur de Marketing à l’INSEAD, nous détaillent les leviers de cette pédagogie immersive.

 

Le cas place l’étudiant au cœur d’une problématique survenue dans une entreprise. Ce dernier doit résoudre un problème managérial, le tout animé par le professeur. « Cette pédagogie est inductive, l’étudiant utilise ses acquis pour réaliser un diagnostic managérial ou organisationnel au travers cinq étapes, explique Raphaël Gnanou :

Découverte du cas

Analyse en groupe

Proposition de solutions

Débriefing animé par l’enseignant qui explique la décision prise par l’entreprise

Mise en perspective, l’enseignant fait le lien entre la théorie et la pratique 

 

« Les étudiants sont placés dans des situations de dilemme, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise solution »

Raphaël Gnanou

 

Le digital au secours des cas

La nouvelle tendance des cas est au multimédia : diaporamas, vidéos, enregistrements audio et sites Internet complètent les polycopiés. « Presque tous nos cas ont un site Internet. Cela permet une grande flexibilité, car je peux les mettre à jour facilement. Sur ces sites, des parties protégées permettent aux professeurs d’accéder à la note pédagogique qui explique comment animer le cas et comment la situation a été appréhendée par l’entreprise », indique Pierre Chandon.

Comment sont imaginés ces cas ?

L’objectif est de proposer aux étudiants un cas représentatif du quotidien de l’entreprise. Il y a trois types de cas selon Raphaël Gnanou :

Les cas réels constitués à partir de données primaires d’entreprises et réalisés avec la participation de celles-ci

Les cas créés à partir de données secondaires, c’est-à-dire les informations publiques

Les cas incorporant des éléments fictifs pour un usage pédagogique

La première catégorie est la plus fréquente. »

Pierre Chandon complète : « lorsque l’enseignant voit émerger une problématique pour laquelle il n’a pas de matière, il va sur le terrain pour se renseigner. C’est ce que nous faisons pour le digital à l’INSEAD. »

 

L’entreprise : acteur majeur du cas

Il est difficile de réaliser un cas sans l’aide d’une entreprise. Pour le professeur de Marketing de l’INSEAD, l’entreprise retire d’ailleurs une certaine notoriété de ce partage d’expérience. Le directeur de la CCMP va plus loin : « les cas permettent une prise de recul de l’entreprise, un nouveau regard sur ces problématiques. Quand le cas est testé, le directeur assiste au débriefing et retire des leçons des débats. Le cas agit comme un miroir de l’entreprise. »

 

Les cas en France, un business ?

Plusieurs écoles étrangères revendent leurs cas, à commencer par la Harvard Business School. En France, cependant, ce n’est pas encore une pratique courante, comme l’explique Raphaël Gnanou : « l’aspect économique n’est pas important, cependant, les productions sont valorisées comme des contributions intellectuelles et ont une influence sur les classements. La réalisation de cas joue un rôle important dans la réputation des business schools. » Pierre Chandon complète : « la production de cas de qualité participe à la notoriété de l’établissement. Un de mes cas se vend chaque année à 45 000 exemplaires. Personnellement, c’est une grande satisfaction de savoir que de nombreux étudiants ont appris quelque chose grâce à moi ». L’INSEAD est le premier producteur français de cas.

Le cas présente des avantages pour les parties prenantes : une notoriété pour les établissements et entreprises ; une pédagogie pratique pour l’étudiant ; et un regard enrichi sur les décisions managériales pour les entreprises.

 

 

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