Communiqué de presse :

Depuis plusieurs années, l’Université de Corse multiplie les dispositifs et les actions pour favoriser la mobilité de ses étudiants et de ses personnels. Objectif : développer une « culture de l’international ».

 

C’est, de longue date, l’un des chevaux de bataille de l’Université de Corse : favoriser la mobilité de ses étudiants et de ses personnels à travers le monde. Dans cette optique, l’Université de Corse s’appuie d’abord et naturellement sur le programme Erasmus (EuRopean Action Scheme for the Mobility of University Students). Aujourd’hui, il relie l’Université de Corse à une soixantaine d’autres universités réparties dans 33 pays, dont 28 États membres de l’Union européenne. Par le biais de son service des relations internationales, l’Université de Corse accompagne ainsi les étudiants dans leurs démarches administratives, pour constituer un dossier de bourse, simplifier les procédures d’inscription et bien vérifier que le cursus choisi rentre dans le cadre de leur formation pour valider leurs crédits d’études. Mais, au-delà de ce programme désormais bien connu, l’Université de Corse propose également d’autres formes de mobilités plus originales par le biais de dispositifs innovants qui ne se limitent pas à l’Union européenne. Exemple : depuis quelques années, plusieurs de ses étudiants ont bénéficié du statut de « Free mover ». Ce dispositif, plus souple, leur confère une totale liberté de choix de l’Université étrangère, mais nécessite qu’ils prennent l’organisation de leur mobilité, avant, pendant et après leur séjour à l’étranger.

 

Certains étudiants s’orientent aussi vers des postes d’assistants de français dans des établissements scolaires à l’étranger avec la mission, aux côtés d’un autre professeur, d’aider les élèves à mieux connaître la langue et la culture françaises. D’autres misent, quant à eux, sur le Volontariat International en Administration (VIA), qui permet de partir travailler à l’étranger pour des services de l’État.

 

D’autres actions contribuent à développer cette culture de l’international au sein de l’Université de Corse. Par exemple, certains concours de la Fondation de l’Université de Corse, comme le Challenge innovation, dédié à l’innovation numérique, récompensent les lauréats par des déplacements dans des salons internationaux. De même, chaque année plusieurs filières, notamment au sein de la Faculté des Lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales, organisent également des voyages pédagogiques à l’étranger.

 

(c) Université de Corse

« La mobilité internationale connaît une bonne dynamique et une forte croissance à l’Université de Corse, fait savoir Mathieu Graziani, vice-président de l’Université de Corse en charge des relations internationales. D’ailleurs, les formations elles-mêmes intègrent de plus en plus des périodes de stages ou d’études qui doivent obligatoirement se dérouler à l’étranger. Certaines filières de l’Institut d’Administration des entreprises (IAE), de l’IUT ou, par exemple, notre école d’ingénieurs Paoli Tech le prévoient spécifiquement dans leurs cursus. Les stages à l’international en particulier sont de plus en plus recherchés par les entreprises. Cela leur apporte une plus-value en termes de compétences. C’est une variable qui compte et répond également aux besoins des étudiants qui veulent franchir des seuils de compétences à l’ère de la mondialisation économique et culturelle ». Pour soutenir financièrement ces mobilités, des bourses sont disponibles, parmi lesquelles « Improving », créée par la Fondation et le Service des relations internationales de l’Université de Corse, et dont le montant peut aller jusqu’à 1000 euros par mois.

 

Les étudiants ne sont pas les seuls membres de la communauté universitaire concernés par la mobilité. Au-delà des doctorants qui ont la possibilité d’effectuer des mobilités dans des laboratoires de recherche d’autres pays, chaque année une dizaine d’enseignants de l’Université de Corse réalisent des séjours dans d’autres établissements pour mener des travaux scientifiques ou se confronter à d’autres méthodes d’enseignement. Le personnel administratif connaît lui aussi un engouement nouveau pour ce type de mobilités.

 

L’Université de Corse développe également d’autres types de mobilités internationales. Afin d’offrir aux universitaires un espace d’échanges permettant d’élaborer des projets communs, elle a été, en juillet 2010, à l’initiative de la création du Réseau d’Excellence des Territoires Insulaires (RETI). Constituée de 28 membres, cette plate-forme de travail compte en son sein nombre de territoires insulaires à l’instar d’Okinawa, de Cuba, de Madagascar, de la Sardaigne, de l’Ecosse ou des Baléares. Objectif : confronter les expériences et les compétences des différentes universités, développer des travaux de recherche concernant les territoires insulaires, qui présentent des problématiques similaires dans de nombreux domaines, comme l’énergie, les transports ou les surcoûts engendrés par l’insularité, ou bien encore les langues et littératures insulaires. Le RETI s’adresse aux étudiants comme aux enseignants-chercheurs.

 

Autre sillon stratégique pour favoriser la mobilité internationale : celui des doubles diplômes. Après une première expérience entre Paoli Tech et l’Université Polytechnique de Bucarest, un autre rendez-vous est déjà pris pour la prochaine étape. À la rentrée universitaire de septembre 2019, un double-diplôme en sciences économiques et sociales sera ouvert entre l’Université de Corse et celle de Sassari, en Sardaigne.

 

Au total, chaque année une centaine d’étudiants de l’Université de Corse tentent une expérience internationale dans le cadre des différents dispositifs de mobilité prévus avec des universités partenaires ou par le biais de conventions pour des stages en entreprise.

 

 

Fondation de l’Université de Corse : la culture d’entreprendre et d’innover comme moteur