Spécialiste international de la musique sépharade, vous sillonnez le monde pour perpétuer cette musique, que retirez-vous de vos concerts ?
Le privilège de partager cette ancienne tradition musicale avec les Communautés Sépharades qui l’ont précieusement gardée pendant plus de 500 ans, un exemple de fidélité unique dans l’histoire d’un peuple expulsé de la Péninsule Ibérique et qui n’as jamais voulu oublier ses racines, préservant comme de l’or une langue et une culture. En même temps je me sens transporté à d’autres époques éprouvant un sentiment de gratitude partagé. Il ne faut pas oublier que près de 20 % de la population ibérique actuelle a des racines juives.

 

En perpétuelle recherche de savoir-faire traditionnel instrumental, vous êtes constamment axé sur votre évolution musicale. Est-ce vos études de philologie qui vous ont ouvert la voix de l’exigence ?
J’appartiens aux premières générations du milieu rural espagnol qui ont eu la chance d’obtenir une licence universitaire et c’est sûr que cela m’a beaucoup aidé a mieux envisager l’étude de notre tradition musicale. Mais c’est aussi et surtout d’avoir fréquenté les Conservatoires de musique traditionnelle en France où l’étude de l’organologie musicale est plus développée.

 

Pourquoi avoir introduit dans votre répertoire des chansons françaises qui semblent loin de votre univers sépharade ?
Pour le plaisir de chanter avec mon style un programme monographique de chansons qui me tiennent à coeur. Ces chansons ont fait partie de moments importants de ma vie. Je ne les chante pas en spécialiste de ce genre de répertoire mais comme amateur de la langue et de la culture françaises.

 

Vous avez fondé votre propre groupe « La Bazanca » qui fait coexister différentes influences musicales, quelle était l’envie première de cette création ? Le partage ? L’amitié ?
Tout à fait, trois jeunes universitaires à la fin des années 70, qui ont partagé beaucoup d’expériences personnelles, académiques et musicales ensemble, étudiant dans la même classe et résidant dans le même internat ; et qui décident au moment de l’arrivée en Espagne d’une très belle époque de liberté culturelle et d’expression constituer un groupe pour récupérer nos traditions musicales les partageant tout d’abord avec nos amis.

 

 

Quid de quiz

Si vous étiez :
Un instrument
– masculin : TAMBOURIN
– féminin : GUITARE
Une ville de Castille
Tolède
Un pays lointain
Japon
Une couleur
Ocre
Une sonorité

Un feu qui crépite dans la cheminée
Un prénom

Gwenaelle
Un fruit
Orange
Un artiste contemporain
Plusieurs, impossible de choisir un seul
Un compositeur
Plusieurs, impossible de choisir un seul
Enfin, donnez-moi l’une de vos phrases fortes préférées ou une maxime…

Le mieux dans la vie c’est donner et partager sans attendre rien en échange

 

MCM

 

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