La Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande n’ont de cesse de figurer au palmarès des pays européens où il fait bon vivre. Pouvoir d’achat, sécurité sociale, parité, éducation, autant de sujets sur lesquels ces pays d’Europe du Nord semblent chaque année sortir vainqueurs par rapport à leurs autres camarades européens. A l’ISEP, bon nombre d’élèves choisissent tout particulièrement ces destinations pour effectuer leurs séjours académiques et leurs stages, et partent même y travailler après l’obtention de leur diplôme d’ingénieur.

© TTstudio - Fotolia

© TTstudio - Fotolia

…et beaucoup des diplômés de l’école partent y travailler.
Un système éducatif attrayant
Parmi les domaines dans lesquels les pays scandinaves excellent, le système éducatif et la qualité de l’enseignement sont connus pour attirer plusieurs milliers d’étudiants chaque année, certaines universités scandinaves figurant même parmi les meilleures au monde. Pour pallier la barrière de la langue, plusieurs établissements d’enseignements supérieurs proposent des cursus intégralement dispensés en anglais afin de s’assurer un flux important d’étudiants étrangers qui peuvent tout à fait choisir cette région du monde pour améliorer leur anglais. Etudier en Suède, en Finlande, en Norvège ou au Danemark, c’est aussi s’assurer un CV international et une chance de commencer, par la suite, sa carrière dans un de ces pays qui ne connaissent pas (ou peu) la crise. Plusieurs élèves ingénieurs de l’ISEP ont fait le choix de partir effectuer une partie de leurs études en Scandinavie, grâce aux partenariats que l’école a mis en place dans cette région du monde (Via University College à Horsens et Engineering College à Aarhus au Danemark, Oslo University College en Norvège, Tampere University of Technology en Finlande ainsi que Chalmers University of Technology en Suède). C’est le cas de Théophile Ravillion, prochainement diplômé de l’ISEP, qui est parti à Oslo pour effectuer un séjour académique de 6 mois. « Ce fut pour moi une véritable réussite, tant sur le plan humain que professionnel. J’ai développé, dans le cadre du programme de l’EPS (European Project Semester) une application Android pour la recherche sur l’autisme avec trois étudiants allemands et néerlandais ». Concernant le pays en lui-même, « la Norvège est un pays qui mérite d’être connu pour ses paysages et son cadre de vie paisible que certains qualifient d’utopiques. Cela a toutefois un prix, car le coût de la vie y est très élevé, ce qui n’est pas toujours compatible avec nos budgets d’étudiants. Très bien pris en charge par l’université, j’ai eu la chance d’être logé en plein coeur d’Oslo avec d’autres étudiants étrangers, essentiellement scandinaves, me permettant là aussi de vivre une expérience internationale de qualité. »

 

Des conditions de travail au top 10 mondial
Les pays appartenant à la Scandinavie figurent parmi les 10 meilleurs où il faut bon travailler (selon le classement du World Economic Forum) puisque le bien-être et l’épanouissement des salariés, en plus des nombreux privilèges qui leurs sont accordés, semblent être au coeur des préoccupations des entreprises. Cette région du monde paraît également, grâce à plusieurs facteurs sociaux-économiques, être moins touchée Autant de raisons qui séduisent bon nombre d’expatriés qui choisissent de s’installer dans ces pays nordiques. Ce fut le cas de Laurent Ploix, diplômé de l’ISEP en 1995, qui travaille depuis 7 ans chez Sungard à Stockholm en tant que responsable de l’Intégration Continue, poste qu’il a obtenu après avoir travaillé dans cette même entreprise en France durant trois ans. « Il y a une fascination des Français pour les pays du Nord » dit-il, « la Suède en particulier, notamment concernant le modèle économique, le mode de vie vert, proche de la nature et les relations interpersonnelles civiques. » D’un point de vue vie professionnelle, il ajoute qu’ « au travail, le mode de fonctionnement est assez différent de la France. Par exemple, la prise de décision se fait en équipe et uniquement une fois le consensus et l’unanimité atteints. Le chef, ou, directeur, est donc là comme médiateur de la prise de décision, et non pas comme décisionnaire ultime. L’autorité et la hiérarchie ne sont pas forcement en lien direct, et souvent celui qui sera écouté est celui dont on estime qu’il est le expert sur le sujet, pas forcément le plus haut placé hiérarchiquement. » Concernant la barrière de la langue pour un nouvel arrivé en Suède, Laurent Ploix explique qu’ « il est vrai que la grande majorité des Suédois parlent un anglais parfait, et les équipes de grandes entreprises comme la mienne sont souvent composées de beaucoup de nationalités. La langue commune de travail est donc l’anglais, pas le suédois. Mais je conseille quand même d’apprendre cette langue, moins difficile qu’il n’y paraît, cela vous permettra de parfaire votre intégration à la société suédoise. » Il conclut en soulignant que « les entreprises suédoises sont flexibles en termes d’horaires et d’obligations familiales. D’ailleurs, le gouvernement suédois aide beaucoup les familles, tant financièrement qu’en offrant un congé parental d’un an et demi à se partager entre l’homme et la femme. Il n’est donc pas rare de voir un de ses collaborateurs partir un an, puis revenir en retrouvant son poste intact, avec souvent une promotion. »
Un conseil pour un jeune diplômé souhaitant se lancer professionnellement en Suède ? « Je commencerai par dire qu’il est impératif, de nos jours, d’avoir étudié, et mieux encore, travaillé à l’étranger. Cela ouvre l’esprit à une culture et une façon de vivre et de travailler différentes, ce qui très précieux. En ce qui concerne la Suède, c’est un pays très agréable à vivre. Grâce à l’Union Européenne, il est facile pour un Français d’aller s’y installer. Une fois sur place, je conseille de se renseigner auprès d’associations comme Stockholm Accueille (http:// www.stockholmaccueil.se) qui vous aideront à vous installer.
Pour conclure, je remarque que, même si nous sommes discrets dans le paysage suédois, beaucoup de Français vivent et travaillent en Suède depuis plusieurs années ».

POUR EN SAVOIR PLUS,
Laurent Ploix a été interviewé à ce sujet par France-Inter :
http://www.franceinter.fr/emission-lactualite-du-bout-du-monde-avec-laurent-ploix-astockholm

 

En somme, la Scandinavie attire toujours plus de Français, conquis par les nombreux avantages qu’offrent les systèmes gouvernementaux et les cultures de ces pays. L’ISEP est fière des nombreux partenariats qu’elle a mis en place dans cette région du monde et espère en développer d’autres à l’avenir.

 

Par Beata Mikovicova,
responsable des mobilités au Service International de l’ISEP