Le stage de troisième année d’école d’ingénieur est la dernière ligne droite avant l’entrée dans la vie professionnelle. Pour Jean-Christophe Klein, dirigeant d’un cabinet de ressources humaines et professeur associé à Grenoble INP – Phelma, bien le choisir est l’un des secrets d’une vie professionnelle réussie.

Choisir un métier, ce n’est pas seulement choisir une spécialité dans une école d’ingénieurs. « Même quand un étudiant de troisième année d’école d’ingénieurs a une idée du secteur dans lequel il souhaite travailler, il a rarement une idée précise de ce qui l’attend dans la « vraie » vie professionnelle, souligne Jean-Christophe Klein, professeur associé à Grenoble INP – Phelma où il anime des ateliers de préparation à l’insertion professionnelle. De fait, le métier réel dépend grandement de la structure dans laquelle on l’exerce et l’expérience du PFE peut apporter de précieuses indications sur ce pour quoi l’on est fait. Il permet d’affiner le choix professionnel et d’éviter les déconvenues. » Car c’est bien là tout l’enjeu du PFE : permettre aux étudiants de réfléchir sur différents aspects : connaissance de soi, du métier d’ingénieur, de l’entreprise et des marchés. En apprenant à se connaître et à connaître leur futur environnement professionnel, les étudiants donnent du sens à leurs études.

 

Un long fleuve pas si tranquille
Trop souvent, le stage de troisième année est perçu comme la dernière étape des études. Il est au contraire la première étape d’une vie professionnelle, et s’inscrit dans une trajectoire qui doit conduire au but visé. « C’est comme avant d’entamer une randonnée, on doit se poser la question de savoir quel est le chemin le plus approprié pour atteindre le sommet visé. » Bien sûr, on peut aussi faire le choix de « ne pas faire de choix » et de se laisser guider par les envies et les opportunités, mais il faut dans ce cas ne pas perdre de vue son objectif et savoir se remettre sur les rails rapidement. « Dans mon cabinet de conseil, je rencontre trop de personnes qui, à la quarantaine, se réveillent en se disant qu’elles ne sont pas suffisamment heureuses dans leur travail pour rester, mais pas suffisamment malheureuses non plus pour en partir. Souvent, elles se retrouvent dans une impasse parce qu’elles n’ont pas suffisamment été actrices de leur évolution professionnelle et anticipé leur parcours. »

 

Etre acteur de sa carrière tout au long de sa vie
Durant la scolarité, les différents stages, effectués en France ou à l’étranger, contribuent à nourrir et à faire évoluer le projet professionnel. Pour Jean-Christophe Klein, si l’on ne peut certes tout maîtriser dans une carrière, on peut impulser une direction générale, et toute expérience est positive dans la mesure où elle reste cohérente dans le parcours. « Dans un entretien d’embauche, l’enjeu pour le candidat est de savoir exprimer, au moment des recrutements, la cohérence qu’il a souhaité donner à son parcours en valorisant ses différentes expériences. »Cela est particulièrement vrai pour le stage de fin d’études, qui relève plus de l’insertion, et se termine d’ailleurs pour les diplômés de Grenoble INP par une première embauche dans plus de 40 % des cas. Pour les entreprises, le PFE est de plus en plus souvent  l’occasion de tester un candidat en conditions réelles, sur une période longue et avec peu de risques. A Phelma, différents types d’aides sont proposés aux étudiants pour leur permettre de dénicher le stage qui leur faut : Jean-Christophe Klein anime des ateliers de préparation à l’insertion professionnelle (PIP) auxquels participent des professionnels des ressources humaines et des entreprises. De son côté, l’espace information emploi commun aux écoles du groupe Grenoble INP, organise des conférences-témoignages en début d’année en présence de diplômés qui partagent leurs expériences.
A eux de jouer !