Cet article a 1 année. Merci d'en tenir compte durant votre lecture.

David Fayon (@fayon) correspondant pour le Monde des Grandes Ecoles et des Universités vient de publier Made in Silicon Valley – Du numérique en Amérique (Pearson). Après plusieurs années dans le temple mondial du digital, il met à profit son expérience pour vous donner les clés pour réussir le lancement de votre startup.

 

Des principes clés de la Silicon Valley

San Francisco et la Silicon Valley constituent l’épicentre mondial du numérique. L’accès au financement y est facile, le capital-risque très développé et des relations privilégiées existent entre universités et entreprises, avec notamment Stanford et Berkeley. En outre l’esprit d’entreprise, hérité en partie de la conquête de l’Ouest, est fort. Ajoutons un côté très pragmatique des Américains et une appétence forte pour les technologies d’une population plus jeune, plus diplômée, aux revenus supérieurs et qui n’a pas de tabou avec l’argent. La création d’une entreprise et le rêve de changer le monde est réel avec :

la création d’un nouveau besoin ou la réponse à un problème non encore résolu

la recherche de la technologie adaptée pour y répondre

la quête des équipes pour effectuer les développements en symbiose avec le marketing et le design

la recherche du financement en voyant loin

 

Les 9 fantastiques qui changent le monde : Google Apple Facebook Amazon Microsoft Netflix Airbnb Tesla Uber

 

La Silicon Valley, c’est aussi 3 millions d’habitants et 7 des sièges sociaux des 9 fantastiques (les GAFAM et les NATU) avec des antennes majeures pour les 2 autres (Microsoft et Amazon) et le rachat d’entreprises innovantes pour s’accaparer des technologies sur étagère à intégrer dans leur solution pour gagner du temps dans le « go to market ».

7 bonnes pratiques transposables pour tout jeune startupeur

Parmi cette effervescence numérique, il existe de nombreuses bonnes pratiques qui peuvent être transposées pour les jeunes diplômés qui se lancent dans l’aventure de la création d’une start-up.

L’art de pitcher une idée en 2 minutes. Cela s’apprend et permet de faire gagner du temps à tous et d’être prêt à dérouler la pelote en répondant à des questions très pointues sur le business model, les étapes de croissance…

L’appui du réseau (LinkedIn et les réseaux en rapport avec l’objet de sa startup). La philosophie de Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn passé par PayPal, est de contacter les personnes les plus intelligentes de son réseau et de leur demander « Parmi vos connaissances, qui pourrais-je rencontrer pour rendre service ? ». C’est la culture ouverte où il faut aller de l’avant et donner pour recevoir. Par ailleurs, la conquête de ses premiers clients et la fidélisation pour qu’ils soient vite ambassadeurs et que s’enclenche un cercle vertueux sont capitales. Enfin, le fait d’être visible des capitaux-risqueurs qui abondent avec des acteurs qui ont de nombreux fonds à placer est important avec un travail de repérage en amont à opérer.

Les façons de travailler dans la Silicon Valley avec des espaces de co-working avec des startups qui permettent la cross-fertilisation des idées et une saine émulation. Ceci vaut également pour les fablabs.

La pensée positive et la culture associée, voir les opportunités plutôt que les problèmes. Avec le goût du développement des usages et de nouveaux services de nature à changer le monde en étant tourné vers l’avenir.

Réunir des marketeurs, des développeurs et des designers sur un même lieu pour travailler ensemble sur le développement d’un service ce qui ouvre des passerelles pour la recherche de solutions optimales.

Le lancement d’une entreprise et comment on apprend en marchant par essai/erreur avec la culture du test, des PoC (proofs of concept).

Le fait de se donner le droit à l’échec et rebondir en ayant la volonté et la capacité d’entreprendre en s’entourant des compétences idoines et en étant focalisé à fond sur la startup que l’on lance.

 

Pour une startup française prometteuse, la solution est également de se poser, dès le départ, la question de la dimension internationale et d’aller à la rencontre des capitaux-risqueurs. Cela sous-entend de passer par les États-Unis et d’y être préalablement préparé car ici les codes culturels et sociaux diffèrent.

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