« Fondée par l’Académicien et conseiller du général De Gaulle, Jacques Rueff en 1965, l’IPAG Business School fête ses cinquante ans en 2015. L’école du boulevard Saint-Germain est désormais implantée à Nice (1989), à Kunming (depuis 2011), à Los Angeles (2012) et vient d’ouvrir son bureau de représentation à Bangalore (2014). »
Guillaume Bigot, Directeur général de l’IPAG

Elèves dans la cour de l’IPAG © REA

Elèves dans la cour de l’IPAG © REA

Le management du luxe, la finance et l’audit, le marketing et le commerce international constituent- il des axes majeurs des secteurs d’activité auxquels prépare l’IPAG ?
Le marketing sur Internet, le e-commerce, la franchise, le tourisme, la gestion de patrimoine, le numérique. Ingénieurs commerciaux, responsables grands comptes, acheteurs, chefs de produit, contrôleurs de gestion, community manager… L’apprentissage de ces métiers à responsabilité repose sur l’acquisition d’une technicité mais également sur le développement d’un esprit critique et d’une rigueur grâce à la culture générale ou à la formation par la recherche. L’IPAG Lab est d’ailleurs devenu le laboratoire français le plus performant en science de gestion et en sciences économiques.

 

Proposé par l’IPAG et le Politecnico de Turin, quels débouchés le double diplôme « Management ingénierie » offre-t-il ?
Le Politecnico de Turin, considéré comme l’une des meilleures écoles d’ingénieurs du monde par le classement de Shangaï s’est associé à nous dans un parcours en cinq ans afin de combiner formation technique et managériale en anglais, en français et en italien. Les profils que nous formons avec eux qui disposent des deux diplômes sont ainsi capables d’appréhender les enjeux et les problématiques technologiques de production autant que les dimensions marketing, gestion, etc. Inutile de préciser qu’ils sont chassés par les recruteurs avant même leur sortie.

 

Dans quel type d’entreprises et pour quelles fonctions vos diplômés s’intègrent-ils ?
46 % des diplômés intègrent des PME (start-up consommatrices de jeunes diplômés), des ETI mais également des administrations, des collectivités territoriales, des organisations de l’économie sociale et solidaire ou encore des ONG internationales dans lesquelles ils occupent des fonctions de gestionnaire ou de communicants. De fait, nous sommes très favorables à la notion de vulgarisation de la culture historique, philosophique, géographique et géopolitique afin que nos cadres disposent de repères dans leur époque.

 

Quelle est l’importance de votre filière entrepreneuriale ?
Nous disposons d’un incubateur qui permet à nos élèves de créer des entreprises durant leur formation. Parmi les créateurs, citons Arthur de Soultrait qui a lancé la marque Vicomte A ou encore Ludovic Huraux, le fondateur d’Attractive World. Nous imposons une sélection importante à l’entrée de cette filière atypique. Nous poussons également ces créateurs à opérer des mariages avec d’autres entrepreneurs issus d’écoles plus techniques comme l’Ecole Boulle, par exemple. Des «coachs» font passer chaque année à vos étudiants des tests qui leur permettent de mieux se situer.

 

Cela influence-t-il leur choix de métiers ?
Le cursus de l’IPAG est construit autour de compétences-clés qu’il faut acquérir chaque année. Les étudiants vont avoir la possibilité de débriefer régulièrement leurs expériences au moyen de tests tels que PerformanSe, réellement utilisés par les recruteurs. Les élèves peuvent ainsi appréhender leurs points forts et leurs points faibles par rapport à une gamme de compétences afin de se positionner pour faire évoluer leur formation et surtout cibler le métier dans lequel ils seront les plus efficaces.

 

Patrick Simon