Comment réindustrialiser la France, réhabiliter l’entreprise et encourager l’innovation ? Comment faire de l’enseignement supérieur une véritable préparation aux métiers ? Quelle stratégie énergétique adopter dans le cadre d’un développement responsable et d’une maîtrise de la sécurité ? Comment restaurer l’image de la science et de la technologie, et rendre attractives les activités qui y sont liées ?
Autant d’enjeux déterminants pour le futur de la France, que la communauté des ingénieurs et scientifiques, forte de plus d’un million de citoyens actifs, souhaite voir apparaître au programme des différents candidats à la Présidentielle et aux Législatives de 2012.

Désirant faire entendre leur voix dans le débat national, les Ingénieurs et Scientifiques de France publient donc un Livre Blanc, fruit d’un projet national de consultation de plus de 6 mois.  Ils y font 40 propositions concrètes dans 7 domaines où ils ont compétence et légitimité, et qu’ils jugent prioritaires en raison de leur enjeu sur la durée.

NB : Les chiffres entre parenthèses ci-dessous renvoient aux numéros de proposition des Ingénieurs et Scientifiques de France. Voir le récapitulatif des 40 propositions dans la « version Presse » jointe du Livre Blanc, pages 40 à 44.

 

1. Relancer l’industrialisation de la France et l’attractivité de ses territoires. Faire de nos entreprises l’outil de reconquête des marchés extérieurs

Si la reconquête est une nécessité, elle doit se faire dans toutes ses dimensions : relocalisation d’activités, place des services (2), entreprises multipolaires (1). L’effort de reconquête peut être optimisé en stimulant les vocations d’entrepreneur (7) pour transmettre ou créer des PME-PMI (5) (6), en donnant l’avantage au terrain, et en réhabilitant les investissements à long terme pour l’attractivité des territoires (4).

2. Recherche, innovation et invention : clés de notre compétitivité à venir

Plusieurs actions peuvent être mises en place pour faire face à la concurrence mondiale : un renouvellement continu de notre offre, le développement de l’innovation avec une démarche partagée par tous les acteurs concernés (8) (9). Il faut pour cela créer un environnement favorable (travaux de recherche, profils de docteurs) (11) avec attention particulière pour les technologies de l’information (12).

3. Améliorer les formations et les préparations aux métiers d’ingénieur et de scientifique

Sur la durée, le capital humain est un facteur crucial de la compétitivité (16). Quitte à améliorer les formations et les préparations aux métiers d’ingénieur et de scientifique, autant capitaliser sur des modèles de formation qui ont déjà fait leurs preuves (13). Il est nécessaire de passer d’une dimension institutionnelle et quantitative à la mise en valeur des talents. Tout comme il est indispensable de s’ouvrir et s’adapter pour faire face aux nouveaux défis (17) (20).

4. Répondre aux défis énergétiques dans l’immédiat et dans la durée

L’énergie est un élément clé de notre qualité de vie et de notre potentiel de développement. Le passage d’une culture de gaspillage à une culture de recyclage est indispensable (21). Un débat public contradictoire tenant compte de la réalité et des horizons de temps doit être mis en place (24). Une action nationale, européenne et internationale relative au nucléaire et à l’efficacité énergétique (22) (23) doit être initiée.

5. Développer une culture de prévention des risques et de sécurité dans un monde incertain

Thème sensible qui touche directement les ingénieurs, la sécurité appelle des réponses à construire, sans céder à la politique de l’autruche (29), de façon à développer une culture de sécurité (27) (28).

6. Ingénieurs et scientifiques, acteurs engagés d’un développement responsable

La réalité s’impose à nous d’un monde dont les ressources ne sont plus infinies. Cette nouvelle donne impose de nouvelles règles de conduite. Elle crée également un nouveau paradigme pour l’ingénieur et le scientifique, qui vont devoir élaborer des solutions sans précédent (31) (32).

7. Restaurer une image attractive et concrète de la science et de la technologie

Dans tous les pays développés, on constate une baisse préoccupante de l’intérêt pour la connaissance. Pour retrouver une vision positive du progrès de la connaissance et des technologies, plusieurs actions doivent être menées : motiver les jeunes en les informant mieux sur les carrières scientifiques (34) (35), reconnaître et rémunérer les métiers d’ingénieur, de chercheur et de technicien (38), encourager leur associativité en restaurant la défiscalisation des cotisations (39), favoriser une gestion des carrières dans la durée (37) et dynamiser le corps social des ingénieurs et scientifiques (40).

 

Ingénieurs et Scientifiques de France

Organe représentatif de la profession reconnu d’utilité publique depuis 1860, Ingénieurs et Scientifiques de France est organisé en fédération. Il rassemble les ingénieurs et scientifiques à travers 175 associations d’anciens élèves des écoles d’ingénieurs, associations scientifiques, techniques et professionnelles, associations régionales et sections internationales.


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