Mardi 13 juin 2017, la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) a dévoilé les résultats de sa 25e enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes dip’ issus des grandes écoles. Taux d’emploi en nette croissance, dynamique salariale, apprentissage, boom de l’insertion dans les PME : zoom sur les grandes tendances de cette année.

 

Vers le plein emploi des diplômés des grandes écoles

Avec un taux net d’emploi à 6 mois de 86.5 % la promotion 2016 marque un réel regain de l’emploi chez les jeunes diplômés (+ 3 points par rapport à l’an passé). Une dynamique qui s’accompagne d’une belle progression des postes en CDI. 79 % de ces diplômés sont en effet employés sous ce type de contrat, soit 2 % de plus que la promotion précédente. Et ce alors même qu’au niveau national, seuls 44 % des actifs de 15 à 24 ans occupaient un CDI (enquête emploi 2016 de l’INSEE).

 

Des salaires en hausse mais des inégalités subsistent

Cette dynamique de croissance se concrétise également au niveau des salaires. Ainsi, le salaire brut annuel moyen d’un jeune diplômé des grandes écoles à son entrée dans la vie active s’élève aujourd’hui en France à 37 998 € (avec primes) et monte même jusqu’à 39 403 € tous pays confondus (soit près de 1 500 € de plus qu’en 2016). Toutefois, la CGE déplore encore des écarts de rémunérations entre hommes et femmes. Des femmes qui restent d’ailleurs moins nombreuses que leurs homologues masculins à obtenir un CDI ou le statut cadre.

« La formation Mastère Spécialisé de la CGE a le vent en poupe ! » Peter Todd, Président de la Commission Aval – Hors thèse, le MS devient en 2017, le 1e choix des jeunes dip’ qui continuent leurs études.

Cap sur l’apprentissage !

Autre évolution notable : l’insertion des apprentis. En effet, sur les 13 % d’apprentis diplômés des grandes écoles ayant répondu à l’enquête, 89.5 % ont trouvé un emploi moins de 6 mois après leur sortie de l’école (soit 3 points de plus que leurs camarades issus d’un cursus « classique »). Un point d’ancrage important pour la CGE dans son ambition de voir la part des diplômés par la voie de l’apprentissage passer de 15 à 25 % d’ici 10 ans. « Nous devons envisager la filière de l’apprentissage comme un continuum. Notre objectif : tirer l’apprentissage vers le haut pour l’imposer comme une filière d’excellence », insiste Anne-Lucie Wack, Présidente de la CGE. Une dynamique qui se nourrira d’ailleurs des discussions prévues dans les mois à venir entre la CGE et ses partenaires sur un certain assouplissement des modalités de l’apprentissage, notamment en école d’ingénieurs.

Les PME 1e employeur des diplômés des grandes écoles

Autre fait marquant pointé par l’enquête cette année : la part croissante des PME employant des jeunes diplômés. Ainsi en 2017, près de 40 % d’entre eux ont débuté dans une très petite, petite ou moyenne entreprise (+ 0.7 points par rapport à 2016). Les PME trustent d’ailleurs et pour la première fois, la première marche du podium des employeurs de diplômés des grandes écoles, loin devant les grands groupes (31.3 %), les ETI (28.9 %) et les TPE (8.1 %).