Jacky Terreau, une capacité naturelle à fédérer

 

A l’occasion de cette interview, c’est du côté de Paris Bercy, entre deux matchs du BNP PARIBAS MASTERS, que je retrouve Jacky Terreau, souriant et en pleine forme. Rien de bien étonnant pour cet optimiste convaincu.

Jacky Terreau, au centre, entouré de Vincent Millot (à gauche) et de Constantin Belot (à droite), en présence de Florent Sainte Fare Garnot (maire de Nevers)

Jacky Terreau, au centre, entouré de Vincent Millot (à gauche) et de Constantin Belot (à droite), en présence de Florent Sainte Fare Garnot (maire de Nevers)

Pourtant, la date fatidique approche…
Le 16 décembre (au moment où nous mettons sous presse), il saura – après une longue année de « campagne électorale » digne d’un homme politique – si sa candidature a été retenue pour la présidence de la Ligue de Bourgogne de Tennis. « C’est avant tout un travail d’équipe, précise t’il. Je ne suis pas seul, une équipe de 27 personnes (dont 8 femmes et 19 hommes) – bénévole comme moi – m’accompagne activement. Ce qui nous rassemble avant tout, c’est notre passion du sport. » Connu dans le milieu, J. Terreau aura veillé à réaliser un travail de proximité – apolitique – avec les clubs de la région. « On me demande souvent ce qui me pousse à faire ça, mais ma réponse reste simple et inchangée. J’aime la dimension humaine et associative du projet et, mener à bien un travail d’équipe, c’est tellement stimulant ! C’est plus intéressant que de rester devant la télé non ? » ajoute t’il amusé.

« Je n’ai pas l’ambition de révolutionner le système. Mon objectif est un projet sportif
qui vise à décliner la politique fédérale en l’adaptant au niveau local. »

En cas de victoire, Jacky Terreau ne sera pas à court d’idées. « Nous avons une vraie ligne de conduite. Organiser de nouvelles manifestations sportives dans la région (une future Coupe Davis en Bourgogne ?), développer des partenariats – un vrai challenge en cette période de crise -, promouvoir le tennis féminin via de nouveaux formats de compétition, sans oublier de garantir la cohésion de l’équipe à quatre ans. » Un vaste programme qui semble d’ores et déjà le réjouir. « Je ressens un grand élan à l’approche de l’élection. Tout le monde est gentil avec moi durant cette période un peu charnière, c’est très rassurant. » Cet ancien diplômé des Arts et Métiers (Cluny) a toujours naturellement évolué aux contacts des autres. Major de Traditions pendant deux ans, Jacky – dit Nestor pour ses anciens camarades – était le garant des rites d’usage de son école. « J’ai toujours été imprégné par une vie de groupe. Les Gadz’arts ont tous une relation très forte avec leur école et ce, pendant toute leur vie. J’ai toujours voulu rendre à la société ce que l’école m’avait appris en m’investissant notamment dans plusieurs associations. Je ne crois pas que les jeunes soient différents aujourd’hui, j’ai confiance. »

 

Souvenirs…
En 2007, Jacky Terreau prend sa retraite après 32 années de carrière dans l’enseignement. Rien de tel pour se lancer un nouveau défi ! Soutenu par ses proches, il parvient à rassembler 450 anciens élèves – de 18 à 51 ans – au Centre Expo de Nevers. Un événement inédit qui profitera même d’un écho dans les médias nationaux. « Un souvenir incroyable qui dépasse mon élection à la présidence de Bourgogne. » Je vous avais prévenus, Jacky Terreau rassemble « tout naturellement » !

 

1991 : Président du comité du département de la Nièvre. Membre de la Ligue de Bourgogne.
2004 : Elu au comité fédéral.

 

AF

 

Contact :
jacky.terreau@imelavi.fr

 

 

 

Rencontre avec Florent Sainte Fare Garnot (ULM, IEP), 33 ans, maire de Nevers

 

Florent Sainte Fare Garnot, maire de Nevers

Florent Sainte Fare Garnot, maire de Nevers

 

 

De Normale Sup à la Mairie de Nevers, comment fait-on pour devenir le plus jeune Maire d’une préfecture ?
toujours aimé la vie publique étant issu d’une famille où la notion du service de l’état est très importante… La rencontre avec le maire de Nevers, Didier Boulaud, fut cruciale : « deviens mon directeur de cabinet, m’a-t-il dit, tout en me confiant Pierre Bérégovoy m’avait proposé le même poste, mais j’avais 10 ans de plus que toi ! » Depuis, tout s’est accéléré, et je suis vraiment fier d’être le maire de Nevers, territoire fort de l’histoire de ma famille politique.

 

Quels sont les atouts de Nevers et sur quels projets principaux travaillez-vous pour développer son attractivité ?
Deux me tiennent à coeur : la réappropriation de la Loire, car nous voulons remettre ce fleuve sauvage et magnifique au centre de Nevers. J’ai animé le mois dernier une réunion avec de nombreux architectes à ce sujet, qui ouvre de belles perspectives. Le second est le sport et le rugby en particulier. Nous avons, à Nevers, un club centenaire, et Régis Dumange, le président du club, nous apporte toute sa passion, ainsi que son professionnalisme et ses moyens. Actuellement en Fédérale 1, nous aspirons à la Pro D2. Et le public répond présent, puisque 4 800 spectateurs sont venus encouragés leur équipe lors de notre victoire contre Montauban !

 

Et le projet de TGV passant par Nevers?
Le tracé retenu, après de nombreux débats publics, est vraiment le plus adapté pour doubler la ligne Paris-Lyon, qui sature. D’ici 2 ans, la décision définitive sera prise, et nous pourrons, à l’horizon 2025, nous trouver à 50 minutes de Paris, de Lyon, et de Clermont-Ferrand. Un mot sur les deux gadz’arts à vos côtés, qui, comme vous, ont choisi Nevers ? Je les connais bien tous les deux ! Cordial et dynamique, Luis a un vrai professionnalisme, une vraie solidité : il tire vraiment l’ISAT vers le haut et avec lui, l’école va franchira un palier, j’en suis persuadé… Quant à Jacky, il apporte énormément au collectif, il a porté à bout de bras la création de 4 courts couverts de Tennis à Saint Eloi… et il est vraiment très investi dans la cité (ilanime même une fête de quartier). Dans  une époque où l’on est connecté au monde entier, mais pas forcément avec son voisin, cela compte de mettre de l’humain dans les relations.

 

CL

 

Contacts :
www.nevers.fr
info@ville-nevers.fr