les formations en Marketing proposées dans les grandes écoles

 

Les formations en marketing proposées par les grandes écoles et universités sont très nombreuses, principalement parce que le secteur du marketing est un secteur qui a la cote auprès des étudiants. Les enseignements que l’on peut trouver dans le paysage éducatif francais sont donc divers et variés et faire un article qui les énumérerait tous est totalement impensable. Marketing Grandes Écoles a donc préféré se focaliser sur deux formations originales qui méritent qu’on parle d’elles : le master Marketing et Stratégie de Dauphine, d’une part, parce qu’il donne accès à 5 masters indépendants et distincts, et le master Marketing de Sciences Po, d’autre part, parce qu’il a été complètement refondu très récemment.

Le master Marketing et Stratégie de Dauphine
Avec une première année généraliste qui accueille de nombreux étudiants, et une deuxième année où les élèves se spécialisent, le master Marketing et Stratégie de Dauphine a acquis une réelle renommée.

 

Une première année généraliste, une deuxième année spécialiste
La première année du master Marketing et Stratégie est consacrée à une formation généraliste avec quelques matières fondamentales, un mémoire à faire au deuxième semestre, et tout au long de l’année, des options qui donnent aux étudiants un avant goût des spécialisations qui existent en deuxième année.
En effet, à Dauphine il n’y a pas un, mais cinq masters 2, qui constituent 5 masters indépendants :
• Le Master Marketing généraliste
• Recherche en Marketing et Stratégie
• Distribution et Relation client
• Communication Marketing Intégrée
• Entrepreneuriat
Entre ces deux années, les élèves ont toutefois la possibilité de faire une césure qui, si elle reste facultative, est cependant quasiment institutionnalisé et délivre aux étudiants le DUAP (Diplôme Universitaire d’Apprentis Professionnels).

 

Regard critique sur la première année
Benjamin, qui a fini son M1 il y a quelques mois et se trouve actuellement en stage de césure, nous a donné son opinion sur sa première année de master. Les cours, il en garde une impression mitigée. Il a beaucoup aimé les TD dont les encadrants sont très intéressants et à l’écoute des élèves. En revanche, il aimerait que les cours en amphi soient davantage menés par des professionnels, afin de mieux sentir quelles sont les dernières tendances en marketing.
Ce qui lui plait probablement le plus dans la formation à Dauphine, c’est la possibilité de se spécialiser. Ce sont donc en toute logique les options qui l’ont le plus passionné en première année. « En général les professeurs d’une option de première année sont extrêmement motivés donc cela incite considérablement les élèves qui ont choisi cette option à faire le master 2 correspondant », explique-t-il. L’intérêt de cette première année pour Benjamin, donc, c’est sa capacité à bien orienter les élèves. « Les étudiants font globalement le tour avec le Master 1 en marketing. A la fin, ils savent pour quel Master 2 ils sont faits. » Quant à la deuxième année, Benjamin considère que la possibilité qu’elle offre de se spécialiser sera un atout précieux à l’heure de l’entrée sur le marché du travail. « A notre époque, en marketing on n’attend plus de nous d’être généralistes. Il y a beaucoup d’étudiants généralistes sur le marché du travail qui viennent d’autres écoles. Je pense que c’est en se spécialisant qu’aujourd’hui on tire son épingle du jeu. J’aime bien l’idée qu’on n’aboutisse pas tous au même master. »

 

Focus sur le M2 Recherche en Marketing
Marketing Grandes Écoles a également rencontré Blanche qui est entrée directement en M2 Recherche, sans passer par la première année, après 4 ans à Paris I en maîtrise des Sciences de Gestion. « J’ai préféré Dauphine à mon école pour sa réputation. Je voulais voir ce qui pouvait se passer dans une université-école » raconte-t-elle. Elle est maintenant en stage de fin d’études, après avoir fini son M2. Qu’a-t-elle pensé de son année ? Qu’elle était intense et très difficile, notamment parce que le mémoire demande beaucoup de temps. L’avantage : la quantité de travail exigée oblige les élèves à être solidaires et à travailler ensemble. L’inconvénient : l’impression parfois qu’avec tous ces exposés à faire, le cours était presque plus fait par les élèves que par les professeurs. Elle a cependant trouvé les enseignants très bons même si elle regrette le caractère parfois trop théorique des cours. Par ailleurs, elle considère que cette formation leur a « appris à réfléchir» presque plus même qu’elle ne leur a apporté de connaissances. Ce master est donc réellement pensé pour préparer les étudiants à mener une thèse (importance du travail de réflexion, de la théorie…). Pourtant, Blanche constate qu’à la fin de cette deuxième année, une grande majorité de ses camarades, et c’est également son cas, a choisi de faire un stage. Beaucoup se dirigent donc probablement vers une carrière en entreprise plus que vers un parcours de doctorant…

Plus d’infos sur : http://www.mastermarketingdauphine.com/

 

Le master marketing et études de Sciences Po
Le master Marketing et Études de Sciences Po se fait en deux ans avec, pour certains élèves, une année de césure entre les deux. Puisqu’il a été entièrement refondu l’année dernière, trois élèves nous ont donné leur avis sur la toute nouvelle version qui leur a été proposée.

 

Un master refondé donc attractif
Au vu des témoignages recueillis, le nouveau master en marketing proposé par Sciences Po semble satisfaire les étudiants. Un échantillon de trois élèves ne saurait être représentatif mais le fait qu’ils aient tous les trois répondu instantanément « oui ! » à la question « Es-tu satisfait par l’enseignement que tu suis dans ce master ? » est quand même révélateur. Comme l’explique Kenza, actuellement en deuxième année, l’ancienne version proposait durant un semestre entier un tronc commun avec d’autres masters tels que celui de finance ou encore de ressources humaines. L’intérêt pour les étudiants résidait dans la possibilité de pouvoir éventuellement changer de master à l’issu de ce premier semestre. Mais, pour ceux qui étaient sûrs de vouloir faire du marketing, cette première partie était plutôt frustrante. Le nouveau master a donc l’avantage d’être centré sur le marketing et, selon les termes de Romain, en M1, « beaucoup plus ancré dans les enjeux actuels ».

 

Une formation professionnalisante
L’atout principal de cette nouvelle formation proposée par Sciences Po est sans aucun doute son caractère professionnalisant, une idée récurrente dans le discours des trois élèves interviewés. « J’espérais quelque chose de pratique et professionnalisant, tout le contraire du Collège Universitaire qui reste très universitaire et théorique. Je n’ai pas été déçue, c’est le master le plus professionnalisant de Sciences Po, surtout depuis sa réforme : quasiment tous nos professeurs sont des professionnels du milieu (publicitaires, chefs d’entreprise, cabinets de conseil etc…) », explique Marion. De même, pour Romain, choisir ce master c’était espérer « découvrir le marketing au contact de professionnels », lui qui considère aussi que « ce master est professionnalisant ». A quoi tient cette « professionnalisation » ? D’une part, les professeurs sont des professionnels qui, selon les termes de Kenza « vivent le marketing au quotidien ». Ils offrent ainsi aux étudiants la possibilité de travailler en groupe sur des études de cas concrets et récents, leur faisant par conséquent découvrir la multitude de métiers possibles après une formation en marketing. Les étudiants interviewés ont d’ailleurs insisté sur la diversité des opportunités proposées par cette formation. « Ce que j’ai apprécié c’est que le master offrait beaucoup de débouchés : marketing, communication, événementiel », explique Kenza, pour qui le master marketing est d’ailleurs celui qui offre le plus de débouchés. Marion en est la preuve parfaite : elle a choisi cette voie pour pouvoir travailler dans le milieu du jeu vidéo !
D’autre part, le master impose aux étudiants une expérience en entreprise sous la forme d’un stage de fin d’études ou d’une deuxième année en apprentissage. L’année de césure entre les deux années de master, facultative, est également un excellent moyen de se confronter à la réalité du monde du travail.

 

Quelques aspects à revoir
Cependant, il existe bien évidemment quelques traits du master qui mériteraient d’être améliorés, comme la répartition des cours, qui selon Marion « laisse encore à désirer, sûrement parce que le master est tout neuf : certains cours très intéressants n’ont duré qu’un mois alors qu’on aurait aimé les voir étalés sur le semestre entier et il y a de grosses inégalités au niveau du travail demandé… » mais elle s’empresse aussitôt de préciser « cela devrait s’équilibrer progressivement je pense, nous sommes l’année crash-test. » Romain, quant à lui, évoque « le faible penchant international de la formation (entièrement en français) ». Toutefois, le bilan reste très positif pour ce master qui n’a que quelques mois d’existence…

Plus d’infos sur : http://master.sciences-po.fr/fr/content/master-marketing-et-etudes

 

Claire Bouleau
Twitter  @ClaireBouleau