Le 7 décembre dernier avait lieu à Sciences Po la 66e édition des Journées Dédicaces, l’occasion pour quatre des auteurs du Prix Littéraire des Grandes Ecoles de lire des extraits de leurs romans et de rencontrer de nombreux lecteurs de tous âges.

Romain Doutriaux et Alexandre Garcia avec Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, à l’occasion de la séance publique de l’Académie Française.

Romain Doutriaux et Alexandre Garcia avec Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, à l’occasion de la séance publique de l’Académie Française.

Des steppes de Sibérie aux îles grecques
Les amateurs de musique ont eu la joie de faire la connaissance de l’animateur-vedette de Radio Classique, Olivier Bellamy, dont le roman, Dans la gueule du loup, est en compétition pour la 5e édition du Prix Littéraire des Grandes Ecoles. C’est la voix de Prokofiev, puis les hautbois de Pierre et le Loup, qui ont résonné à travers la voix chaude d’Olivier Bellamy, dont le roman évoque les tourments de la famille du compositeur sous Staline. La voix radiophonique de Bellamy succédait à celle de Patricia Emsens, plus mélancolique, qui donnait corps aux pensées de Marie, l’héroïne de son premier roman, Retour à Patmos, un émouvant récit du deuil et des passions amoureuses.

Le bureau du PLGE a été invité le 5 décembre dernier à la séance publique annuelle de l’Académie Française, l’occasion pour les académiciens de remettre leurs prix annuels. Le cocktail lui aura permis de discuter avec certains académiciens d’un partenariat dont vous entendrez prochainement reparler…

Une génération littéraire désabusée
Enfin, était dignement représentée la jeune génération d’écrivains avec Fanny Taillandier, venue lire quelques pages des Confessions du monstre, un récit implacable sur l’irruption de la violence dans une vie apparemment ordinaire. Le ton mécanique opportunément choisi par Fanny lors de sa lecture dénonçait les perversions de la civilisation occidentale, à l’origine du drame. Pour finir, Thomas Coppey a fait entendre la voix critique du narrateur de son premier roman, Potentiel du sinistre, qui, en fustigeant la capacité de nuisance d’un management d’entreprise rationnel, pose de manière originale la question de l’évolution de la langue et de son érosion avec l’apparition d’une nouvelle lexicographie professionnelle… Le public a ensuite pu échanger avec nos auteurs lors de la séance de dédicaces.

Remarqué pour son objectif de popularisation de la littérature auprès des jeunes, le Prix a pu siéger dans la Coupole et assister aux discours de Monsieur le Directeur Jean-Marie Rouart, Madame le Secrétaire Perpétuel Hélène Carrère d’Encausse et Monseigneur Dagens, directeur de la séance.

Le Prix assis aux côtés de Victor Hugo
Le 17 janvier dernier, les jurés du Prix Littéraire des Grandes Ecoles et quelques invités triés sur le volet ont pu visiter l’exposition Victor Hugo, la Cime du Rêve à la Maison Victor Hugo, place des Vosges. Guidés par le conservateur du Musée, Gérard Audinet, au cours d’une visite privée, les visiteurs ont confronté l’oeuvre d’Hugo à celle de Brassaï, Ernst, Picasso, Breton et Magritte. Puis, les jurés du Prix se sont enfermés dans la bibliothèque de Victor Hugo pour débattre des ouvrages choisis. Cette réunion de débat est la première d’une série de trois, tenue chacune dans un lieu de prestige littéraire, et permettra de remettre au mois de mai le Prix Littéraire des Grandes Ecoles (PLGE) à l’oeuvre choisie par les jurés. Le partenariat avec la Maison Victor Hugo, après la Société des Gens de Lettres, s’inscrit dans la volonté du Prix de populariser le patrimoine littéraire auprès des jeunes.

 

Le 17 janvier dernier, les jurés du PLGE et quelques invités ont pu visiter l’exposition Victor Hugo, la Cime du Rêve à la Maison Victor Hugo. Guidés par le conservateur du Musée, Gérard Audinet, les jurés ont pu ensuite débattre des ouvrages.

 

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