Charlotte Martinez

Charlotte Martinez

 

Plusieurs métiers, mais un seul sens
Je me suis imaginée dans beaucoup de métiers depuis que je suis enfant. D’abord pianiste, puis chirurgien, ensuite avocate, pour finir par ce qui constituerait mon projet de vie : la distribution cinématographique. Et encore ? Peut-être que ce choix de carrière ne remplira pas ma vie entière car je n’oublie pas un de mes grands rêves d’enfant : ouvrir un restaurant face à la mer dans mon sud natal. En apparence, rien de commun à tous ces projets qui ont porté mes aspirations successives. Pourtant, j’y vois la même chose : apporter du bonheur aux autres.
Aider les gens à se reconstruire, à se défendre par le biais d’un film ou d’une musique, mon objectif est de leur faire oublier un quotidien malheureux pendant quelques instants. Egalement, leur servir une tasse de bon café, avec le sourire, au matin d’une journée qui avait mal commencé, pour moi, l’objectif est le même. Ses différentes déclinaisons importent moins.

 

Trouver et surtout donner du sens à son travail
C’est dans ces gestes que je trouve le sens à mon travail. Attendre du travail qu’il ait un sens en lui-même, voudrait dire qu’on adopte une attitude passive et qu’on renonce déjà à faire de ce travail, un outil qui nous permet de changer le monde autour de nous. Alors que, c’est ce qu’il se produit, quand on lui insuffle une passion, un dessein un peu plus grand, quand on comprend ce qui, chez nous, trouve écho dans ce travail. Cependant, tout cela implique d’avoir aussi trouvé le parfait dosage entre les envies, les rêves, la nécessité, les compétences, avec la couleur et la taille de la pierre qu’on souhaite apporter à l’édifice. C’est une tâche difficile mais elle en vaut la peine, parce qu’on va passer la plus grande partie de notre vie, au travail. Pour moi, le bon travail, c’est celui que je n’aurais pas envie de quitter même si je devenais milliardaire demain.

Trouver un travail auquel on puisse donner du sens, son propre sens, c’est la condition qui fait qu’en construisant le monde autour, on se bâtit soi-même.

 

Par Charlotte Martinez,
ESSEC Business School
charlotte.martinez@essec.edu