Le comité diversité de ParisTech avec Bénédicte Humbert en rouge, au second plan.

Le comité diversité de ParisTech avec Bénédicte Humbert en rouge, au second plan.

 

Quelle est l’histoire du comité diversité de ParisTech ?
Le comité diversité, créé en 2009, regroupe les différents délégués Diversité des écoles ParisTech. Il y avait auparavant des actions dans les établissements mais nous nous sommes dit qu’il était dommage que les écoles avec de petits effectifs ne profitent pas de ce qui était fait par les grandes. Nous faisons donc en sorte que les écoles de ParisTech échangent les bonnes pratiques.

 

Pourquoi s’investir en faveur de l’égalité des chances ?
Si nous ne le faisons pas, nous passons à côté de beaucoup de richesses. Les très grandes écoles ne peuvent pas continuer à ne s’intéresser qu’à une petite partie de la population. Elles doivent être représentatives de la société.

Quelles actions mettez-vous en place ?
Nous organisons de nombreuses opérations avec des formats différents. Parmi elles, voici trois exemples :
1. Développer la curiosité chez les touts petits avec l’association « La main à la pâte ». On s’aperçoit que c’est en primaire que les inégalités commencent.
2. Améliorer les performances scolaires et dépasser les barrières culturelles avec 22 cordées de la réussite qui permettent de toucher près de 4000 jeunes lycéens/collégiens.
3. Détecter de nouveaux talents. En partenariat avec Paris Descartes et Paris Sud, le PRES ParisTech a initié le projet de l’Institut Villebon – Georges Charpak, qui a été labellisé Initiative d’excellence en formations innovantes (IDEFI) et qui ouvrira en septembre 2013. Cette structure post-Bac qui conduira au niveau licence s’adresse à des jeunes qui n’ont pas d’excellents résultats scolaires mais qui sont curieux et motivés. Le recrutement se fera dans les lycées partenaires via les cordées, dans les zones rurales, et nous accueillerons également des étudiants en situation de handicap. Par ailleurs, l’institut a vocation à recevoir 70 % de boursiers.

Quels sont les défis majeurs aujourd’hui ?
Faire en sorte que les chiffres parlent même si cela commence à porter ses fruits. Il faut arriver à  identifier tous les talents, et leur donner l’envie et les moyens d’accéder aux études supérieures quelles qu’elles soient.

 

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau