Jeudi 13 octobre, Paris. C’est dans un salon cosy de l’Hôtel Bel-Ami à Saint Germain-des-Prés que le directeur de BEM Management School, Philip McLaughlin, a accueilli chaleureusement collaborateurs et journalistes pour inaugurer le lancement officiel de son livre Altermanager, mode d’emploi. Réflexions sur l’enseignement du management (éditions Descartes & Cie).


 

Portée par un directeur passionné made in UK – « une personnalité hors du commun en rupture avec le milieu » (Jean-Pierre Hulot*) – BEM s’affiche naturellement sous l’identité « Write your story ». Avec un parcours à la carte, les étudiants ont l’opportunité de personnaliser leur cursus à l’anglo-saxonne en fonction de leurs aspirations professionnelles et personnelles. La sortie du livre fait ainsi écho à la philosophie de l’école, puisqu’il ouvre le débat sur l’enseignement du management aujourd’hui auprès des étudiants des grandes écoles et universités, et la façon dont il s’applique en entreprise.

 

Le Management : une définition simple, un procédé complexe

« Je suis un bon manager, 17 personnes ont collaboré à ce livre, mais seul mon nom apparaît en couverture ! » s’amuse P. McLaughlin. A la question Qu’est ce que le management ? il répond simplement : « quelqu’un qui exerce un pouvoir sur 2/3 personnes ». En 15 ans, le mode de management a beaucoup évolué : il considère l’impact économique, social et environnemental des actes de chacun. « Un bon manager exporte le plaisir, et importe le stress » ajoute t’il.
Résultat d’un travail collectif de 18 mois, l’intérêt du livre porte sur la diversité des points de vue avec des personnalités du monde politique, économique, et de l’enseignement. Pour preuve, Jean-Paul Bailly, président du groupe La Poste, Philippe Aghion, professeur d’Economie à la Harvard University, Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances… ont collaboré au livre en témoignant de leurs propres expériences et réflexions sur le sujet.

 

« Un pavé dans la mare »

 

Retour rapide sur les 4 grands thèmes abordés dans le livre, et éléments de réponse avec P. McLaughlin.

 

1- Les diversités, en opposition à « la » diversité, communément utilisée dans le langage politique. Diversités des étudiants (en termes de projets…), des points de vue, des expériences, des recrutements etc. Les grandes écoles sont beaucoup critiquées sur leur capacité à former de « bons » managers mais leur responsabilité n’est pas totale.

2- Savoir & Devoir
Un manager ne doit pas avoir des relations uniques avec les salariés et les actionnaires, mais aussi avec le reste de la société. Le management passe par le respect de l’autre, en réponse à la question Comment enseigne t’on la confiance / la considération ?

3- A chacun son modèle
Chaque élève doit trouver son chemin, et l’école est là pour l’y aider avec un renforcement des outils d’accompagnement (aide au CV, soutien psychologique…)

4- Excellence
Comment mesure t’on l’excellence dans un environnement où les étudiants mènent des projets différents les uns des autres ? Quelle est la pertinence des palmarès entre écoles ? « Nous ne sommes pas une entreprise qui fabrique des yaourts » précise P. McLaughlin un brin provocateur.

 

Et après ?

Sous l’impulsion de son directeur, BEM continue à alimenter cette réflexion par la création de groupes de travail (professeurs/étudiants), de blogs et de colloques hors grandes écoles pour élargir le débat à d’autres sphères…  « Ce livre est une contribution syndicaliste » conclut Marie-José Kotlicki, secrétaire générale de l’Union Générale des Ingénieurs, cadres et Techniciens de la CGT.

 

* Les interviews ont été recueillies et le rédaction de l’ouvrage coordonnée par Jean-Pierre Hulot, consultant et enseignant spécialisé dans les ressources humaines et les affaires publiques.

 

Contact presse :

Zineb Idrissi – 01 41 34 21 85 – zidrissi@lepublicsysteme.fr
www.bem.edu