çA ! C’EST VRAIMENT TOI !

 

Soa Ratsifa, 19 ans, est étudiante à l’UPMC en 1ère année de licence. Elle a intégré la section réservée aux artistes et sportifs de haut niveau afin de bénéficier d’horaires aménagés. Cela lui permet ainsi de concilier son emploi du temps d’étudiante à l’université, et de danseuse dans le prestigieux Conservatoire de Paris.

Soa Ratsifa

Soa Ratsifa

Une longue histoire d’amour !
Soa fait de la danse depuis l’âge de 7 ans : « J’ai commencé au conservatoire de Toulouse, au début c’était une simple activité de petite fille, mais très vite, la danse s’est révélée être bien plus que cela. » A 15 ans, Soa entre au conservatoire de Paris en danse contemporaine en internat, et continue en parallèle ses études au lycée Georges Brassens. Je bénéficiais d’horaires aménagés qui me permettaient de continuer mes études tout en développant ma passion. Puis à l’âge de 17 ans, la jeune danseuse a fait le choix de se faire émanciper pour habiter dans son propre appartement. « Bien sûr, j’ai du faire face à des moments difficiles, moralement c’était parfois très dur. Surtout pour l’année du baccalauréat, le rythme à tenir était très dense. » Le style de danse qui semble correspondre le mieux à Soa est la danse contemporaine. Bien que ce type de danse aille à l’encontre des règles classiques, c’est un art qui lui permet de s’exprimer, et surtout de partager ses émotions avec ceux qui l’entourent. « Quand je danse seule, c’est une démarche très personnelle. J’apprend à me connaître, je me découvre et je prends conscience de mon corps grâce à mes déplacement dans l’espace ». Alors que quand Soa est sur scène : « Danser pour un public est pour moi le moyen de partager mes idées et mes émotions. »

 

Un parcours rythmé par les expériences artistiques
« Le spectacle réalisé en coopération avec l’Ecole des Beaux Arts m’a particulièrement marquée. D’ailleurs on appelle cela une performance artistique car c’est un spectacle qui n’a pas pour vocation d’être reproduit ni réinterprété. Bien au contraire une performance est par essence même : un moment unique, dont on ne sera plus jamais spectateur. Et celui-ci m’a énormément touché ! C’était une improvisation structurée et nous dansions suivant la lumière posée sur nous et la musique. Nous avions donc une immense part de liberté. Cette performance nous a permis d’exprimer énormément de choses en peu de temps. À vivre, c’est saisissant ! »

 

Un ballet ?
Le Sacre du Printemps de Pina Bausch.
« Cette chorégraphe est une pionnière de la danse contemporaine, et dans ce ballet elle mêle la danse au théâtre, ce qui est à la fois surprenant et surtout extrêmement prenant. C’est un ballet qui a réellement une forte personnalité et qui est très généreux. »

 

La danse en une phrase ?
« La danse est une langue universelle ! C’est le langage du corps, celui qui peut être compris de tous, et auquel chacun peut s’identifier. »

 

La danse : un projet de vie ?
Après avoir surmonté quelques moments de doutes, Soa en est persuadée : sa vocation est d’être danseuse ! « Je suis prête à tout quitter pour faire de la danse ! », clame-t-elle avec détermination et assurance. « A la fin de cette année, je vais pouvoir me présenter à plusieurs auditions. Je m’intéresse surtout aux compagnies émergentes, je les trouve fascinantes ! J’adorerai en rejoindre une ! » Bien sur, faire le choix de la passion plutôt que celui de la raison n’est pas chose aisée. Un jour se posera inévitablement la question de la reconversion, mais si Soa pense raisonnablement se tourner vers la pédagogie, elle n’exclut en aucun cas la possibilité de monter un jour son propre collectif !

 

Anne-Sophie Mathieu